Wow. Une véritable bombe médiatique est lancée à Montréal par le journaliste de TVA Sports, Nicolas Cloutier.
Dans le dossier Patrik Laine, le Canadien de Montréal n’est pas coincé comme plusieurs le croient. Il existe bel et bien une échappatoire légale dans la convention collective, une zone grise parfaitement connue des directeurs généraux aguerris, que Kent Hughes et John Sedgwick peuvent exploiter pour acheter du temps sans sacrifier un joueur au ballottage et sans faire exploser la limite de 23 joueurs.
Le nœud du problème est simple : dès que Laine est officiellement retiré de la liste des blessés, le Canadien se retrouve à 24 joueurs actifs, ce qui est interdit par la LNH.
L’envoyer à Laval via un séjour de conditionnement standard ne règle rien, puisque son nom compterait quand même sur la formation de 23 joueurs, exactement comme ce fut le cas plus tôt cette saison avec Samuel Montembeault lors de son passage chez le Rocket.
C’est ici qu’entre en jeu l’article 13.9 de la convention collective, une disposition spéciale réservée aux joueurs ayant été placés sur la liste des blessés à long terme.
Cet article permet à un joueur comme Patrik Laine d’être cédé à Laval dans le cadre d’un séjour de conditionnement pour blessure à long terme, à une condition essentielle : le joueur doit donner son consentement.
Dans ce scénario précis, Laine pourrait être envoyé au Rocket sans compter sur la formation de 23 joueurs du Canadien, pour une durée maximale de six jours et trois matchs. Et ce plafond n’est pas absolu : une prolongation peut même être négociée directement avec la LNH, si l’organisation juge que le joueur n’a pas encore retrouvé une « forme de match » adéquate.
Le Canadien peut utiliser la convention collective à son avantage pour acheter du temps précieux avant de trouver un partenaire d'échange pour Patrik Laine.
— Nicolas Cloutier (@NCloutierTVA) January 23, 2026
Les détails. https://t.co/oDyV2Ym34L
Encore plus important : au retour de ce séjour, le Canadien peut décider de maintenir Laine sur la liste des blessés, même s’il a disputé des matchs dans la Ligue américaine.
La convention collective laisse une marge d’interprétation très large aux médecins de l’équipe, qui peuvent estimer que le joueur n’est pas encore apte à reprendre le rythme de la LNH. Cette interprétation est subjective, légale, et déjà utilisée dans le passé.
Ce type de manœuvre n’a rien de théorique. Elle a été appliquée avec succès par Lou Lamoriello à Toronto dans le dossier Nikita Soshnikov.
Les Maple Leafs avaient inscrit rétroactivement Soshnikov sur la liste des blessés, l’avaient ensuite envoyé dans la Ligue américaine sous l’article 13.9, l’avaient gardé officiellement blessé malgré de bonnes performances, puis avaient complété une transaction quelques jours plus tard, une fois le terrain préparé. Aucune règle n’avait été enfreinte. La LNH n’était pas intervenue.
Dans le cas de Laine, cette avenue permettrait au Canadien de gagner du temps, de conserver un alignement conforme, de laisser le joueur reprendre du rythme dans un environnement moins exposé, tout en travaillant en coulisses à une transaction éventuelle.
Et contrairement à ce que certains craignent, ce scénario peut être mené dans le respect, avec une communication transparente entre l’organisation, le joueur et ses représentants.
Kent Hughes, ancien agent, jouit d’une réputation de directeur général droit et respecté. Dans ce contexte, Laine pourrait très bien voir ce séjour à Laval comme une vitrine, une occasion de se remettre en valeur, d’obtenir du temps de glace significatif et de faciliter une sortie honorable vers une équipe qui lui offrirait un rôle plus clair.
Bref, non, envoyer Patrik Laine à Laval ne serait ni un geste improvisé ni une humiliation publique. Ce serait une manœuvre stratégique, légale et déjà éprouvée, destinée à résoudre un casse-tête d’effectif… en attendant un dénouement qui pourrait, au final, servir les intérêts des deux parties.
Au fond, l’article 13.9 révèle une chose très simple : le Canadien gagne du temps parce qu’il n’a pas encore décidé quoi faire de Patrik Laine.
Kent Hughes tente le tout pour le tout afin de transiger Laine contre un contrat indésirable, sans sacrifier un choix.
Le DG du CH n'a aucune pitié pour Laine et sa santé mentale. Il veut juste s'en débarrasser.
On voit une gestion froide de la part du DG qui a pourtant la réputation d'être un homme qui a le coeur sur la main.
Laine est devenu un actif devenu encombrant dans un alignement qui fonctionne sans lui.
Envoyer Laine à Laval sous cette clause, ce serait un drame sportif pour le joueur.
Pour Hughes, ce serait un entre-deux calculé. Une façon d’éviter le ballottage. Une façon d’éviter le scandale. Une façon d’éviter de forcer une transaction bâclée. Et surtout, une façon de ne pas mentir ouvertement en disant qu’il « n’est pas prêt » alors que tout le monde voit qu’il l’est.
Le Canadien ne cherche pas à punir Patrik Laine. Il cherche à ne pas se coincer lui-même. Tant que ce mécanisme existe, Kent Hughes va l’utiliser.
Parce qu’une fois Laine officiellement réintégré, il n’y a plus de retour en arrière : soit il joue, soit il devient un problème public.
L’article 13.9, c’est donc le bouton pause du dossier Laine. Pas la solution finale. Pas la fin de l’histoire. Mais un répit stratégique, pendant que le CH magasine une sortie propre.
Mais après, qu'on ne vienne pas nous dire qu'on se soucie de la santé mentale de Patrik Laine. En ce moment, Kent Hughes et Jeff Gorton s'en contre-foutent.
