Pensées et prières pour Samuel Montembeault et sa famille: reposez en paix Madame

Pensées et prières pour Samuel Montembeault et sa famille: reposez en paix Madame

Par David Garel le 2026-02-04

Samuel Montembeault vient de vivre l’une des semaines les plus lourdes émotionnellement de toute sa carrière.

Une semaine où tout s’est effondré en même temps. Sa confiance. Son statut. Son entraîneur. Son silence médiatique. Et, comme si ce n’était pas suffisant, une tragédie personnelle venue frapper exactement au mauvais moment.

Parce que pendant que tout le Québec débattait de son avenir, pendant qu’on le traitait de fini, pendant que certains demandaient carrément qu'on le soumette au ballotage, Samuel Montembeault encaissait aussi la perte de sa grand-mère.

Il l’a avoué lui-même, la gorge nouée.

Le soir même où il apprenait le congédiement d’Éric Raymond, avec qui il travaillait depuis quatre ans et demi, ses parents l’ont appelé pour lui annoncer que sa grand-mère venait de décéder.

Deux chocs. En même temps.

Professionnel et personnel, fusionnés dans une même soirée.

Au-delà du hockey, Samuel Montembeault traverse aussi un deuil bien réel. Sa grand-mère, madame Gisèle Leblanc, épouse de feu Germain Montembeault, est décédée le 27 janvier 2026 au Centre médical Christ-Roi de Nicolet à l’âge de 94 ans.

Très proche de sa famille, le gardien du Canadien encaisse cette perte en plein cœur d’une tempête professionnelle déjà lourde.

La famille recevra les condoléances le samedi 21 février à compter de 11 h au Salon funéraire Bergeron & Gaudet de Bécancour (secteur Sainte-Gertrude), avant des funérailles prévues à 14 h en l’église de Sainte-Gertrude.

Elle laisse notamment dans le deuil ses enfants, ses petits-enfants, dont Samuel, une arrière-petite-fille ainsi que de nombreux proches. Dans ce contexte, difficile de ne pas comprendre à quel point les derniers jours ont été émotionnellement éprouvants pour Montembeault.

Et pendant que lui vivait ça en silence, le Québec s’acharnait.

On expliquait que sa carrière était terminée. On oubliait complètement qu’on parlait d’un humain.

Puis est arrivé Winnipeg.

Un match où, selon plusieurs, il jouait non seulement son poste… mais sa carrière.

Un match où la pression était indescriptible.

Un match où il devait répondre à tout : aux critiques, aux doutes, au congédiement de son coach, à la montée de Jakub Dobeš, à son silence, à son deuil.

Et Samuel Montembeault a répondu sur la glace avec une performance incroyable. Et son entrevue d'après-match... nous a donné les larmes aux yeux...

Parce que l’entrevue de Samuel Montembeault après sa victoire à Winnipeg, c’est probablement l’une des plus chargées émotionnellement qu’on ait entendues depuis longtemps dans ce vestiaire.

Il n’avait pas parlé aux médias depuis Boston.

Et tout est sorti en même temps.

« J’étais surpris. On venait de gagner un match, je ne m’attendais pas à ça. Après le match, quand j’ai appris la nouvelle, j’étais au téléphone avec mes parents qui m’annonçaient que ma grand-mère était décédée. En plus, je parlais de mon coach et de ma grand-mère en même temps. C’était une soirée émotive. »

Tu viens de vivre un choc professionnel majeur.

Et en même temps, tu perds un pilier de ta vie personnelle.

Il le dit lui-même : tout est arrivé en bloc.

Et malgré ça, malgré la tentation facile de pointer quelqu’un du doigt, Montembeault refuse catégoriquement d’envoyer Éric Raymond sous l’autobus.

Au contraire.

Il lui lance des fleurs :

« On avait développé une belle relation. Ça fait quatre ans et demi qu’on travaille ensemble. Je pense qu’il m’a énormément aidé depuis que je suis arrivé ici. Il m’a permis d’être le gardien que je suis présentement. »

Ça, c’est la classe. Tout le monde sait qu'il n'avait plus aucun plaisir sous le style autoritaire de Raymond. Mais il a refusé de le critiquer.

Ça, c’est un gars qui comprend que dans le hockey professionnel, tu ne marches pas sur un gars déjà par terre.

Oui, Raymond a perdu son poste.

Oui, Montembeault a perdu le sien.

Mais il reconnaît ce qu’il lui doit.

Sans chercher la pitié.

Et après le match, au lieu de parler de lui, il parle de l’équipe.

Il souligne l’impact de Brendan Gallagher :

« Son but aussi, je pense qu’il a permis d’enlever beaucoup de pression. C’est un accord de trois buts. C’est un excellent match. Je trouve que toute notre équipe, plus le match avançait, était meilleure. »

Il parle du voyage :

« Tu vois ton équipe qui sort de ce voyage-là quand même avec 5 points sur une possibilité de 6… c’est vraiment bon pour nous. »

Puis vient le moment clé.

On lui demande son travail avec Marco Marciano.

Et là, tu comprends tout.

Pas de jargon technique.

Pas de grandes théories.

Juste deux mots :

« Quand on se parlait, les deux mots qu’on voulait se dire, c’était juste de “compete” et d’avoir du fun, de retrouver le sourire. »

Retrouver le sourire.

Après avoir perdu ton poste.

Après avoir perdu ton coach.

Après avoir perdu ta grand-mère.

Ça te donne une idée du combat intérieur.

Il explique même qu’aux pratiques, ils faisaient exprès pour créer une atmosphère plus légère :

« Dans les pratiques, on se sentait en train de tirer de l’eau dans la face juste pour qu’il aille sourire et se détendre. »

Puis finalement, il parle du break olympique.

Et là, on sent le gars vidé, mais lucide :

« Ça va être super. Juste déconnecter un peu du hockey, aller quelque part dans le sud, avoir du fun, puis je pars avec ma famille aussi. »

Sa famille.

Toujours sa famille.

On sait à quel point Samuel Montembeault est proche des siens. On l’a toujours su. Et cette entrevue-là vient le confirmer brutalement.

Alors oui, on peut parler de technique.

On peut parler de rotation de gardiens.

On peut parler d’avenir.

Mais avant tout, il faut parler de l’homme.

Parce qu’en quelques jours, Samuel Montembeault a encaissé plus que bien des joueurs en encaissent en une saison complète.

Perte de statut.

Tempête médiatique.

Décès d’un être cher.

Et malgré ça, il s’est levé.

Il a pris le filet.

Et il a gagné.

Nos pensées et no prière accompagnent Samuel Montembeault et toute sa famille.

Sincères condoléances.

Et chapeau.

Pas juste pour les arrêts.

Pour la dignité.

Pour la retenue.

Pour le courage tranquille.

Ça, ça ne paraît pas sur une feuille de statistiques.

Mais ça vaut énormément plus.

Samuel Montembeault a un coeur gros comme la terre. Et ça, on ne pourra jamais lui enleve.r