Pensées pour Kent Hughes: un fan saoul s'en prend à lui en public

Pensées pour Kent Hughes: un fan saoul s'en prend à lui en public

Par David Garel le 2026-04-09

Le malaise autour de Arber Xhekaj vient de franchir un autre cap. Et cette fois, ça ne se passe ni sur la glace, ni dans un point de presse. Ça se passe dans la vraie vie, devant du monde, sans filtre.

Lors de son passage au balado de Tony Marinaro, Kent Hughes a raconté une scène révélatrice. Une scène qui en dit long sur la pression qui entoure le dossier Xhekaj à Montréal.

Il explique qu’il était en public avec Jeff Gorton quand un partisan, visiblement éméché, est venu directement l’accoster pour lui poser LA question que tout le Québec se pose : pourquoi Xhekaj ne joue pas?

Et le contexte est important. Hughes précise qu’il y avait moins de sécurité autour de lui à ce moment-là, parce que quand Martin St-Louis quitte les lieux, la sécurité diminue aussi.

Donc soudainement, le DG se retrouve exposé, sans filtre, face à un partisan qui dit tout haut ce que plusieurs pensent tout bas.

Le fan lui parle en français. Gorton, lui, ne comprend pas vraiment ce qui se passe. Et Hughes, au milieu de tout ça, doit répondre.

Et sa réponse est révélatrice.

Sans jamais contredire son entraîneur, impossible pour un DG, Hughes ramène tout à une question de philosophie.

Il explique qu’il n’y a pas une seule façon de gagner, pas une seule recette. Il donne l’exemple des séries passées, en rappelant que certaines équipes physiques peuvent brasser… mais que ça ne garantit rien.

« Je n’ai pas vu Washington intimider la Caroline en 2e ronde comme ça a été le cas dans notre série. »

Rappelons que la Caroline avait explosé Washington à tous les niveaux.

Autrement dit, il refuse de dire que le Canadien manque de robustesse. Il refuse de dire que Xhekaj est nécessaire. Il refuse même d’ouvrir la porte à cette idée-là.

Et c’est là que le malaise devient réel.

Parce que pendant qu’un partisan le confronte en pleine rue pour défendre Xhekaj, le DG, lui, envoie exactement le message inverse. Il parle d’inexpérience, de mentalité, d’apprentissage… mais jamais de besoin physique. Jamais de rôle pour un joueur comme Xhekaj.

Ce décalage-là est énorme.

D’un côté, une partie du public qui réclame du muscle, de la protection, de l’intimidation. De l’autre, une direction qui parle de structure, d’exécution et de progression.

Et entre les deux?

Un joueur qui entend tout ça.

Un joueur qui voit que même quand son nom sort dans la rue, même quand la pression monte, même quand le débat devient public… son organisation ne bouge pas.

Le message est clair. Peut-être plus clair que jamais.

Et pendant ce temps, à la toute fin de l’entretien, Hughes glisse une autre information intéressante, presque en passant. Il rappelle que Shea Weber avait lui-même identifié Nick Suzuki comme futur capitaine dès son arrivée.

Comme si, au fond, tout revenait toujours à ça.

La vision.

Et dans cette vision-là, Arber Xhekaj semble de plus en plus… en dehors du portrait. Il partira cet été. Tout le monde le sait.