Daniel Brière répond aux attaques contre sa femme : la guerre autour des Flyers devient personnelle et le DG est tanné qu'on se moque de sa douce.
Brière pensait devoir défendre ses décisions de directeur général. Il ne s’attendait certainement pas à devoir défendre le femme qu'il aime.

Depuis l’offre hostile de 90 millions $ sur cinq ans déposée par les Flyers de Philadelphie à Leo Carlsson, Brière est devenu l’une des principales cibles de la colère des partisans à travers la LNH.
Les Ducks d’Anaheim lui en veulent. Les partisans d’autres équipes lui reprochent d’avoir contribué à faire exploser les salaires des jeunes vedettes. À Philadelphie, certains commencent même à demander publiquement son congédiement.
Sans oublier que les DG de la LNH le détestent pour avoir brisé leur masse salariale.
Mais au fil des dernières semaines, les attaques ont franchi une nouvelle frontière. Des internautes ont commencé à s’en prendre directement à son épouse, Misha Brière, avec des commentaires particulièrement désobligeants sur son apparence.

Elle a notamment été qualifiée de « botoxée », de « fake » et même de « poupée gonflable ». Des attaques qui n’ont évidemment plus rien à voir avec le hockey.

Et cette fois, Daniel Brière a décidé de répondre.
Le directeur général des Flyers peut accepter qu’on critique son travail. Il peut accepter qu’on dise qu’il a fait une erreur avec Leo Carlsson. Il peut même accepter qu’on réclame son congédiement. C’est le prix à payer lorsqu’on occupe l’un des postes les plus exposés de la Ligue nationale.
Mais sa femme n’a pas déposé l’offre hostile.
Et elle n’a certainement pas à devenir une cible simplement parce que son mari est devenu l’un des hommes les plus détestés de la LNH.
C’est précisément ce qui semble avoir poussé Brière à sortir de son silence sur le sujet. Il y a une énorme différence entre attaquer un directeur général pour ses décisions professionnelles et s’en prendre à l’apparence de son épouse.

Et le paradoxe est assez incroyable lorsqu’on connaît le parcours de Misha Brière.
Bien avant que son mari devienne le patron des Flyers, elle avait déjà une carrière extrêmement exigeante. Durant la pandémie de COVID-19, Daniel Brière avait raconté publiquement à quel point son épouse travaillait dans des conditions difficiles dans le milieu hospitalier de Philadelphie.
« Misha voit plusieurs de ses patients s’envoler au ciel chaque jour », avait-il raconté à l’époque. « Cette semaine, elle a été témoin de plusieurs personnes qui ont rendu leur dernier soupir. »
Il avait également expliqué qu’elle travaillait alors dans un environnement où les hôpitaux étaient débordés, avec des ressources limitées.
« Elle est médecin en résidence au Chestnut Hill. On est tellement fier d’elle. Ce n’est pas facile. Elle passe plusieurs heures à l’unité des soins intensifs pour essayer d’aider les gens du mieux qu’elle peut avec ce qu’ils ont sous la main. »
Brière avait aussi raconté que son épouse avait auparavant servi dans l’aviation américaine et qu’elle avait été exposée à des situations extrêmement difficiles lors de déploiements.
« Dans l’aviation américaine, elle a vécu des choses incroyables. Elle est habituée à des moments comme ceux-ci, mais elle trouve étrange que ces moments-là semblent la suivre. Elle pensait qu’en terminant son service, elle serait sortie de ça. »
À cette époque, elle travaillait déjà des semaines de 90 à 95 heures.
« Il serait difficile de lui demander d’en faire plus sans qu’elle perde la tête. Tout le monde est au maximum de ce qu’il peut donner. »
Ce parcours n’efface évidemment pas les critiques que les gens peuvent avoir envers sa vie professionnelle actuelle.
Misha Brière possède aujourd’hui sa propre entreprise dans le domaine esthétique et médical, où elle offre notamment des traitements injectables.

Elle est devenue une personnalité très visible sur les réseaux sociaux et son apparence fait régulièrement l’objet de commentaires.

Mais critiquer une personne ou son entreprise n’autorise personne à la déshumaniser.
Voilà pourquoi Brière est sorti de son silence.
Parce que pendant que certains internautes utilisent des insultes comme « refaite », « plastique », « poupée « poupée de cire », « visage figé », « visage en plastique » ou « femme artificielle »., lui doit continuer à gérer l’une des situations les plus complexes de sa jeune carrière de DG.

Brière refuse catégoriquement qu'on fasse de sa femme une victime collatérale.
Dans son entrevue avec RG Média, il a été très clair que lui et sa famille ne mérite pas ce traitement.
Il affirme que son offre hostile n'a rien changé au marché et que de toute façon, les commentaires désobligeants sur sa douce circulaient déjà.
« De la façon dont je le vois, pour moi, ça n’a rien changé. C’est là où ça allait depuis le début. »
Puis Brière s’en est pris à ceux qui veulent lui faire porter toute la responsabilité de l’explosion des salaires.
« Évidemment, il y a des gens qui aiment prendre la solution facile et simplement blâmer les Flyers pour ça. C’est une approche honteuse. »
Et il ne s’est pas arrêté là. Son message est cinglant. Qu'on l'attaque lui et non sa femme.

« Je suis parfaitement à l’aise avec ça s’ils veulent m'attaquer. Je sais qu'avec l’augmentation du plafond salarial, ce avec quoi les agents travaillent maintenant, c’est le pourcentage du plafond. »
Brière croit donc que les contrats historiques de Leo Carlsson, Macklin Celebrini, Connor Bedard et les autres étaient inévitables dans un contexte où le plafond salarial explose.
Mais lorsque les insultes quittent son bureau pour se retrouver dans les messages destinés à sa femme, le ton change complètement.
Daniel Brière peut être le méchant de l’histoire.
Mais Misha Brière n’est pas Daniel Brière.

Et sa famille ne devrait jamais être la monnaie d’échange d’une guerre de hockey.
Lorsqu’on devient le visage d’une décision qui bouleverse le marché, on devient aussi une cible.
Mais certaines personnes ont manifestement oublié où s’arrête le hockey.
Brière, lui, vient de rappeler où se trouve cette limite.
Ne touchez pas à ma femme... ni à ses lèvres... qu'elles soient enflées ou non...

