Rejet public à Montréal: Blake Coleman et sa famille refusent de rejoindre le CH

Rejet public à Montréal: Blake Coleman et sa famille refusent de rejoindre le CH

Par David Garel le 2026-02-19

Revirement clair dans le dossier Blake Coleman : le Canadien de Montréal peut tourner la page. Montréal en avait fait une priorité pour ajouter du papier sablé, de l’expérience de séries et une présence lourde dans son top-9, mais la réponse est maintenant officielle. Coleman ne veut pas jouer à Montréal.

Ce n’est pas une question de valeur hockey. Ce n’est pas une question d’actifs. C’est une décision personnelle.

Sur papier, le Canadiens de Montréal cochait toutes les cases. Le CH possède les choix au repêchage, des jeunes qui intéressent Calgary (des profils comme Kirby Dach ou Zachary Bolduc sont appréciés), et surtout la flexibilité salariale pour absorber le contrat de Coleman (4,9 M$ par saison jusqu’en 2027). Montréal était prêt.à

Sans oublier que le Flames sont à la recherche d'un défenseur gaucher robuste. (Jayden Struble? Arber Xhekaj)

Mais il y a un mur. Et ce mur, c’est la clause modifiée de non-échange de Coleman.

L’attaquant des Flames de Calgary contrôle dix destinations possibles. Montréal n’en fait tout simplement pas partie. Selon ce qui circule dans le milieu, Coleman a été très clair avec son entourage et avec l’organisation : il vise Dallas, point final.

Pourquoi Dallas? Parce que tout y est.

Les Stars de Dallas représentent son premier choix et de loin. Coleman a passé le congé olympique dans la région. Sa maison familiale est à Dallas. Sa femme et ses enfants y sont installés.

Sa femme attend un autre bébé sous peu.

Toute sa logistique personnelle est là. Ajoutez à ça une équipe aspirante, un vestiaire déjà établi, un marché beaucoup plus discret qu’à Montréal, une fiscalité nettement plus avantageuse, et une vraie chance de gagner maintenant sans porter le poids médiatique du Québec.

Dallas est agressif sur le marché. Les Stars veulent exactement ce que Coleman apporte : du caractère, du jeu nord-sud, de l’expérience en séries.

Même si Montréal offrait davantage à Calgary, le dossier ne se rendrait jamais jusque-là si Coleman ne lève pas sa clause. Et à l’heure actuelle, il n’a aucune intention de le faire.

C’est un refus net.

Un refus assumé.

Et un rejet public qui force le Canadien à regarder ailleurs.

Ce rejet explique aussi pourquoi un autre nom reprend de la vigueur à Montréal : Nazem Kadri.

La dynamique est complètement différente.

Contrairement à Coleman, Kadri veut Montréal. Le marché ne lui fait pas peur. C’est l’équipe de son enfance, celle de son père. Il veut ce défi, il veut ce rôle, il veut cette pression. Là où Coleman fuit Montréal, Kadri l’embrasse.

Les Kings de Los Angeles sont aussi très intéressés à Kadri. En ce moment, ça se joue entre Montréal et LA.

Surtout, Kadri répond à un besoin encore plus lourd: le centre, l’impact au cœur de la formation, la robustesse qui ne disparaît pas quand le jeu devient lourd. sans oublier sa capacité à glisser à l’aile au besoin. C

oleman est un excellent complément. Kadri est un moteur. Un joueur qui peut changer le ton d’un match, d’une série, d’un vestiaire.

Ce n’est pas un hasard si le Canadien garde ce dossier bien vivant. Ce n’est pas non plus un hasard si Calgary écoute davantage quand il est question de Kadri que de Coleman avec Montréal. La porte est ouverte d’un côté. Fermée de l’autre.

Le refus de Blake Coleman n’est pas une claque au visage du CH. C’est un rappel brutal de la réalité du marché : Montréal ne choisit pas toujours.

Parfois, ce sont les joueurs qui décident. Entre la pression du marché, la fiscalité québécoise, où les anciennes astuces n’existent plus vraiment, et la situation familiale, certains profils préfèrent ailleurs.

Dans ce cas précis, Coleman a tranché.

Dallas, oui.

Montréal, non.

Et ce rejet éclaire tout le reste : pourquoi certaines rumeurs meurent vite, pourquoi le Canadien ne forcera pas un échange voué à l’échec, et pourquoi Nazem Kadri devient, de plus en plus, la cible logique si Kent Hughes choisit d’ajouter du poids, du caractère et du vécu à son alignement.

Le marché des transactions, ce n’est pas seulement une question d’actifs.

C’est aussi une question de désir.

Et en ce moment, Blake Coleman ne désire pas Montréal.