Révélations troublantes sur Marc Bergevin: Elliotte Friedman annonce le pire

Révélations troublantes sur Marc Bergevin: Elliotte Friedman annonce le pire

Par David Garel le 2026-05-12

Marc Bergevin est en furie... contre le journaliste Elliotte Friedman...

Et cette fois, ce n’est pas un chroniqueur de Montréal qui le critique. C’est Elliotte Friedman, probablement l’informateur le plus respecté de tout le hockey, qui vient essentiellement de dire tout haut ce que plusieurs dirigeants pensent tout bas : Bergevin serait… passé date.

Ouch.

Quand ça vient de Friedman, disons que ça frappe différemment. On parle de révélations troublantes.

Ça fait maintenant plus de quatre ans que Bergevin a perdu son poste chez les Canadiens de Montréal.

Depuis son congédiement en novembre 2021, quelques mois seulement après une improbable finale de la Coupe Stanley, son nom revient constamment quand un poste de directeur général se libère.

Toronto.

Pittsburgh.

Columbus.

Les Islanders.

Vancouver.

Nashville.

Toujours finaliste.

Toujours considéré.

Jamais choisi.

Et là, Friedman vient d’expliquer pourquoi... en salissant la réputation de Bergevin comme jamais...

Dans son balado 32 Thoughts, il affirme essentiellement que plusieurs organisations veulent tourner la page sur l’ancienne école de gestion. La ligue ne veut plus nécessairement recycler les mêmes dirigeants d’une équipe à l’autre.

Elle veut du neuf.

Des cerveaux plus analytiques.

Des gestionnaires plus jeunes.

Des dirigeants moins instinctifs, plus méthodiques.

Quand on regarde les embauches récentes, difficile de lui donner tort.

Mathieu Darche, Daniel Brière, Eric Tulsky, Sunny Mehta (nouveau DG des Devils) : une nouvelle génération s’installe tranquillement.

Ce sera la même chose à Vancouver avec Evan Gold qui est le grand favori.

Une génération qui parle données.

Culture organisationnelle.

Processus à long terme.

Loin du style vieille école.

Ouch. il faut poser la question franchement : Marc Bergevin est-il devenu victime de sa propre réputation?

Parce qu’il y a deux Marc Bergevin dans la mémoire collective de la LNH.

Le premier, c’est le gars agressif sur le marché des transactions. Celui qui a réussi le vol monumental de Nick Suzuki dans la transaction de Max Pacioretty. Celui qui osait.

Mais il y a aussi le deuxième.

Le DG impulsif.

L’homme coulé par ses émotions. (contrats horribles de Carey Price et de Brendan Gallagher, Jonathan Drouin pour Mikhail Sergachev, Jesperi Kotkaniemi avant Brady Tkachuk et Quinn Hughes, le maintien de Trevor Timmins, etc etc)

Et surtout, un homme dont la relation avec les médias québécois s’est complètement effondrée.

Depuis son départ de Montréal, Bergevin n’a jamais donné d’entrevue aux médias francophones québécois.

Jamais expliqué son règne.

Jamais répondu aux critiques.

Jamais revisité les grandes décisions qui ont coulé l'organisation.

Pendant que plusieurs anciens DG ou entraîneurs reviennent éventuellement raconter leur version des faits, lui a choisi le silence complet.

Ce mépris a laissé des traces.

Dans l’esprit de plusieurs partisans, ça a nourri une image froide et condescendante.

Quand il ignorait des journalistes québécois à Vegas lors de la remise des trophées, la goutte a fait déborder le vase.

Quand il évitait les questions.

Quand il passait rapidement sans parler.

Au Québec, ça a abîmé sa réputation.

Et peut-être plus qu’il le pense.

Parce qu’au final, le hockey moderne n’est plus seulement une question de transactions ou de flair hockey. Les propriétaires veulent aujourd’hui des dirigeants capables de vendre une vision, parler publiquement, calmer des marchés nerveux et gérer les crises médiatiques.

Et là-dessus, Bergevin traîne un bagage lourd.

Ce qui rend les propos de Friedman particulièrement cruels, c’est qu’ils ressemblent à une attaque personnelle.

Ce n'est pas une opinion isolée.

C'est que la LNH... méprise à son tour Bergevin, lui qui a toujours méprisé autrui.

Les Predators de Nashville regarderaient vers une approche plus moderne. Même chose à Canucks de Vancouver.

Et si ces deux postes lui échappent encore?

Il faudra commencer à poser une question difficile :

Et si Marc Bergevin ne redevenait jamais DG?

Au moment même où Bergevin semble plus détendu, plus heureux à Buffalo, plus ouvert dans certaines entrevues anglophones, plus léger qu’à l’époque montréalaise, voilà qu’un des plus grands insiders hockey lui colle indirectement une étiquette terrible :

Celle d’un homme d’une autre époque.

Pour quelqu’un qui a toujours voulu prouver qu’il pouvait gagner, ça doit faire extrêmement mal.

Sa date d'expiration... est passée...