Revirement de situation: Maxim Lapierre lance un cri du coeur pour Cole Caufield

Revirement de situation: Maxim Lapierre lance un cri du coeur pour Cole Caufield

Par David Garel le 2026-05-10

Maxim Lapierre n’est pas exactement le genre d’ancien joueur qui distribue les compliments gratuitement.

Et surtout, il n’est certainement pas le genre à protéger un joueur quand il pense qu’il ne fait pas les bonnes choses.

C’est précisément pour ça que ses récents propos sur Cole Caufield attirent autant l’attention.

Parce qu’il n’y a pas si longtemps, Lapierre était parmi les voix les plus dures envers le petit attaquant des Canadiens de Montréal.

Selon lui, Caufield ne payait tout simplement pas le prix nécessaire pour marquer en séries éliminatoires.

Il refusait trop souvent d’aller dans les zones difficiles.

Il jouait trop à l’extérieur.

Il ne bougeait pas ses pieds et ne donnait pas tout sur la glace.

Il cherchait les jeux parfaits au lieu d’accepter les contacts et le chaos devant le filet.

En gros, Lapierre envoyait un message très clair : un marqueur de saison régulière ne peut pas survivre en séries sans salir son chandail et faire le 2e effort.

Et avec un seul but à ses neuf matchs éliminatoires jusqu’ici, un seul but à ses 11 derniers matchs si on inclut la fin de la saison régulière, plusieurs auraient pensé que Lapierre continuerait de lui tomber dessus.

Mais voilà que quelque chose a changé.

Parce que cette fois, Lapierre n’a pas détruit Caufield.

Au contraire.

Il a pratiquement lancé un cri du cœur en sa faveur.

Pourquoi?

Parce qu’il voit enfin les ajustements qu’il réclamait depuis des semaines.

« Cole Caufield, je pense sincèrement qu’il débloque ce soir parce qu’il construit sa game depuis deux matchs. Il va devant le filet, il essaie des affaires. Tu vois qu’il veut s’en sortir. C’est le grand retour de Cole Caufield dans la série ce soir », a affirmé Lapierre.

Un message qui donne la chair de poule.

Lapierre ne parle pas ici d’un gars chanceux qui va finir par voir une rondelle rentrer.

Il parle d’un joueur qui, selon lui, est finalement en train de faire ce qu’il refusait de faire auparavant.

Payer le prix.

Depuis deux matchs, Caufield attaque davantage l’intérieur.

Il accepte plus de trafic.

Il essaie de créer offensivement au lieu d’attendre le jeu parfait.

Il a frappé un poteau au dernier match.

Il obtient de meilleures occasions.

Et surtout, il donne enfin l’impression d’un joueur prêt à souffrir un peu plus pour retrouver son toucher.

On sent encore la frustration.

On voit parfois un joueur qui force certaines séquences.

Mais on voit aussi un gars qui travaille.

Un gars qui veut sortir de cette léthargie.

Et pendant que Lapierre observe cette évolution chez Caufield, il remarque aussi quelque chose du côté adverse : les Sabres de Buffalo commencent tranquillement à craquer émotionnellement.

« J’ai remarqué un petit quelque chose à Buffalo. Ils sont frustrés, les Sabres, et ça ne prend pas grand-chose », a-t-il lancé.

Et selon lui, ce n’est pas un détail.

« On parle souvent d’expérience. Ce n’est pas le Lightning de Tampa Bay. Il y a des Rambos qui en ont pété des bâtons sur le banc en troisième période du côté de Buffalo, ça je peux vous le garantir. »

Ouch.

Buffalo semble plus fragile qu’on le croyait.

Jordan Greenway multiplie les provocations.

Tage Thompson fracasse son bâton après avoir glissé sur une pelure de banane.

Et maintenant, toute cette frustration débarque au Centre Bell.

Dans un bâtiment qui n’attend qu’une seule chose : exploser.

Lapierre croit justement que Montréal doit immédiatement profiter de cette ouverture.

« Quand une équipe semble déstabilisée un peu, il faut tout de suite régler le dossier. Lors des 10 premières minutes, il faut sortir fort. »

Puis honnêtement, si le joueur que Lapierre accusait récemment de ne pas vouloir payer le prix devient soudainement celui qui relance offensivement le Canadien…

Ce serait tout un retournement de situation.

Et peut-être exactement le genre de moment qui change une série complète.

Maxim Lapierre "call" un but de Cole Caufield... à la Mark Messier...