Revirement de situation pour Artemi Panarin: ça chauffe à San Jose

Revirement de situation pour Artemi Panarin: ça chauffe à San Jose

Par David Garel le 2026-01-29

Il y a un revirement de situation majeur dans le dossier Artemi Panarin, et il ne vient pas de l’Est. Il vient de la Californie... et des Sharks de San Jose.

Depuis quelques heures, les Sharks ne se comportent plus comme une équipe en reconstruction patiente, mais comme une organisation prête à frapper fort.

Selon le journaliste Sheng Peng, qui couvre le club au quotidien, San Jose a officiellement sondé le terrain pour Panarin… et surtout, le joueur serait ouvert à signer une prolongation de contrat avec les Sharks dans le cadre d’une transaction.

Panarin ne joue plus car une transaction est imminente. Il ne jouera pas avant la pause olympique. Les Rangers protègent leur actif le plus précieux en vue d’un échange.

Et comme l’a déjà expliqué Chris Johnston, la clé est de convaincre Panarin de lever sa clause de non-mouvement et de le convaincre de signer une prolongation de contrat.

San Jose est en train de le séduire solide pour les deux.

Pourquoi Panarin accepterait-il d’aller là-bas? Un nom explique tout : Macklin Celebrini.

Les Sharks ont un argument que très peu d’équipes peuvent avancer sans rougir : un jeune centre générationnel, déjà en train de devenir le visage de la franchise.

Pour Panarin, jouer avec Celebrini, c’est s’assurer d’un rôle central, d’un volume offensif élevé et d’une transition contrôlée vers la fin de carrière. San Jose n’est peut-être pas encore un aspirant à la Coupe Stanley cette saison, mais son avenir est clair, structuré et excitant.

Et surtout, les Sharks ont les munitions.

Contrairement à bien des équipes de l’Est, San Jose nage dans les choix de première ronde et possède une banque d’espoirs extrêmement profonde.

Tout le monde s’entend pour dire que Michael Misa et Sam Dickinson sont pratiquement intouchables. Mais après eux, la porte est grande ouverte.

Des noms comme Quentin Musty, Luca Cagnoni, Igor Chernyshov, Shakir Mukhamadullin ou Filip Bystedt peuvent très bien entrer dans une discussion sérieuse, combinés à des choix de 1re et 2e ronde.

Les Sharks occupent actuellement la dernière place des séries dans l’Ouest, sont en pleine poussée et viennent déjà de surprendre la ligue avec une acquisition agressive (Kiefer Sherwood).

Le message est clair : la reconstruction est terminée, place à l’accélération.

Évidemment, San Jose n’est pas seul.

Jusqu’à preuve du contraire, impossible d’exclure les Florida Panthers. Panarin y verrait son équipe de choix, et Bill Zito a démontré plus d’une fois sa capacité à faire de la magie contractuelle. Mais la Floride manque d’un atout majeur : de l'espace sur sa masse salariale.

D’autres clubs surveillent le dossier (Los Angeles, Anaheim, Caroline), mais San Jose coche des cases que personne n’avait vues venir il y a encore deux semaines.

Et pendant que ce dossier prend de l’ampleur, il y a un effet domino évident à Montréal.

Plus Panarin avance vers une sortie, plus Patrik Laine devient le plan B naturel de plusieurs équipes qui n’arriveront pas à leurs fins.

Les Sharks eux-mêmes pourraient changer de cible si New York exige trop. Le marché se structure, les enchères montent, et les Canadiens observent attentivement.

Une chose est sûre : le dossier Panarin ne fait pas que brasser New York. Il est en train de redessiner le marché des marqueurs élites… et San Jose, contre toute attente, est maintenant au cœur de l’orage.