Ridly Greig dans l’eau chaude : les Hurricanes savourent déjà la suite

Ridly Greig dans l’eau chaude : les Hurricanes savourent déjà la suite

Par William Petit Lemay le 2026-04-26

La séquence a échappé aux arbitres… mais pas à la Ligue nationale.

Au cœur du match numéro 4 entre les Sénateurs d’Ottawa et les Hurricanes de la Caroline, une mêlée éclate comme il s’en produit souvent en séries. Des joueurs s’agrippent, les officiels tentent de séparer tout le monde, le chaos habituel s’installe. Sauf que dans ce désordre, Ridly Greig a posé un geste qui dépasse clairement la limite.

Alors que Sean Walker était déjà engagé avec Warren Foegele, incapable de voir ce qui arrivait derrière lui, Greig s’est amené en renfort… et a lancé un coup de poing directement à la tête. Un uppercut rapide, ciblé, sans aucune possibilité de réponse de la part du défenseur.

Walker est tombé au sol.

Et pourtant, aucune pénalité n’a été décernée.

Sur le moment, la scène a passé sous le radar. Les officiels étaient occupés ailleurs, la mêlée s’est dissipée, et le match a continué comme si de rien n’était. Mais une fois les images analysées, la lecture change complètement.

La Ligue nationale n’a pas tardé à réagir.

Le département de la sécurité des joueurs a convoqué Greig pour une audience. Une décision qui confirme une chose importante : ce geste n’est pas considéré comme un simple débordement émotionnel. Il sera étudié sérieusement, avec la possibilité d’une sanction.

Et cette sanction pourrait avoir un impact direct sur la prochaine saison.

Avec l’élimination des Sénateurs, toute suspension ne pourra pas être purgée immédiatement. Elle sera reportée au calendrier 2026-2027. Autrement dit, Greig risque de commencer la prochaine campagne avec un boulet déjà attaché à sa cheville.

Ce détail change tout.

Ottawa sort d’une série difficile, balayé en quatre matchs sans jamais vraiment imposer son rythme. Aucune avance dans la série, peu de solutions, et un manque de contrôle évident dans les moments importants. Ce genre de geste vient ajouter une couche de frustration à une fin de saison déjà pénible.

Greig, reconnu pour jouer sur la ligne, pour déranger, pour provoquer, a cette fois franchi une limite que la ligue ne peut pas ignorer.

On peut être intense. On peut être fatigant pour l’adversaire. On peut jouer physique et dérangeant.

Mais frapper un joueur qui ne peut pas se défendre, dans une situation déséquilibrée, c’est autre chose.

Ce n’est plus du hockey de séries. C’est une décision qui met directement un autre joueur en danger.

Et dans la LNH actuelle, ce genre de clip devient immédiatement une preuve.

Les Hurricanes, eux, n’ont rien à prouver.

Les Hurricanes de la Caroline ont dominé la série du début à la fin. Une équipe structurée, disciplinée, qui n’a jamais dévié de son plan. Même avec les tentatives d’intimidation, même avec les mêlées, ils sont restés concentrés sur leur objectif.

Résultat : un balayage sans équivoque.

Alors voir un joueur adverse poser ce type de geste dans un match déjà échappé… ça ne change rien pour eux. Au contraire.

Ça renforce l’impression que les Sénateurs étaient dépassés.

Et pendant que la Caroline avance tranquillement vers le prochain tour, Ottawa doit maintenant gérer les conséquences.

Une élimination.

Un vestiaire sous pression.

Et maintenant, une décision disciplinaire à venir.

Greig connaîtra bientôt son sort. Amende ou suspension, la ligue tranchera.

Mais peu importe la durée, le message est déjà envoyé.

Ce genre de geste ne passe plus.

Et cette fois, même sans pénalité sur la glace… la facture va finir par arriver.