Les critiques pleuvent sur la défensive des Canadiens de Montréal.
Et cette fois, elles viennent d’un homme qui connaît le hockey défensif mieux que presque n’importe qui : Chris Pronger.
L’ancien défenseur étoile de la LNH n’a pas mâché ses mots en analysant la brigade défensive montréalaise. Selon lui, la question est simple : le Canadien ne peut pas espérer aller loin en séries avec la façon dont il défend en ce moment.
Can the #GoHabsGo have success in the playoffs with the way they defend?@chrispronger: "They have to be more committed"#thesickpodcast @TonyMarinaro pic.twitter.com/q7UskpwYOG
— The Sick Podcast with Tony Marinaro (@thesickpodcasts) March 16, 2026
« La question est simple : est-ce que les Canadiens peuvent avoir du succès en séries avec la façon dont ils défendent? Ils doivent être beaucoup plus engagés défensivement », a-t-il lancé.
Et pour Pronger, tout commence par un principe fondamental.
« Tu dois toujours être du bon côté de la bataille. Du côté défensif de la mêlée. Devant le filet, tu dois être du côté défensif. Tu dois défendre avant tout. »
C’est exactement ce qui manque au Canadien.
Les critiques ne viennent pas seulement de Chris Pronger. L'ancien capitaine du CH , Brian Gionta, a lui aussi soulevé plusieurs inquiétudes en analysant le jeu des Canadiens de Montréal.
Gionta reconnaît que le Canadien est une équipe extrêmement dangereuse offensivement, mais il voit un problème clair lorsqu’il regarde leur jeu défensif.
« C’est une équipe très offensive. Ils sont toujours une menace pour marquer. Mais s’ils ne resserrent pas leur jeu dans leur zone défensive, ça va devenir difficile de gagner de façon constante », a expliqué l’ancien capitaine.
Et pour lui, la faiblesse saute aux yeux dans les batailles physiques.
« J’aimerais voir un peu plus de gabarit et un peu plus de jeu physique chez certains joueurs. Ils ont énormément de talent, mais une présence plus forte devant le filet dans leur zone défensive aiderait beaucoup. »
Selon Gionta, le Canadien se fait trop souvent exposer devant son propre filet.
« Ils doivent être capables de tasser les joueurs adverses et de les empêcher de s’installer devant le gardien. En ce moment, ils se font un peu exposer à cet endroit-là. »
Il a toutefois reconnu que le Canadien peut être spectaculaire lorsque l’attaque fonctionne.
Mais selon lui, les vrais matchs se gagnent dans les moments critiques.
« Quand il reste huit ou neuf minutes et que tu dois vraiment fermer le jeu et trouver un moyen de gagner, j’ai trouvé l’équipe passive. »
Et c’est exactement ce type de détail qui fait la différence sur une saison complète.
« Sur 82 matchs, ce sont ces moments-là qui comptent. Ce sont ces petits détails qui te donnent les points qui te permettent de faire les séries. »
Lorsque l’on regarde la composition actuelle de la brigade défensive, le problème saute aux yeux. Le Tricolore aligne plusieurs défenseurs offensifs… mais très peu de véritables défenseurs physiques capables de fermer le jeu.
Mike Matheson.
Noah Dobson.
Lane Hutson.
Trois défenseurs offensifs dans la même brigade.
Trois joueurs extrêmement talentueux avec la rondelle… mais aussi trois défenseurs qui ne sont pas reconnus pour leur robustesse.
Et selon Pronger, c’est exactement le type de construction d’équipe qui peut devenir un problème majeur lorsque les séries commencent.
« Tu dois défendre d’abord. Si tu fais ça, tu vas frustrer ton adversaire. Tu vas provoquer des revirements parce qu’ils ne vont pas obtenir de bonnes chances. »
Si la base défensive n’est pas solide, tout le reste s’écroule.
Et c’est exactement ce que l’on voit avec les Canadiens en ce moment.
Depuis la pause, les buts s’accumulent.
Les erreurs défensives se multiplient.
Et les adversaires semblent constamment trouver de l’espace devant le filet.
Ce n’est pas un hasard si l’organisation a tout fait avant la date limite pour tenter d’ajouter un défenseur droitier capable de stabiliser cette brigade.
Le problème, c’est que la situation actuelle expose encore plus certaines faiblesses.
Et le cas d’Alexandre Carrier devient de plus en plus difficile à défendre.
Match après match, il se fait brasser physiquement.
Il perd des batailles le long des bandes.
Et devant le filet, il est incapable d’imposer le moindre respect.
Dans une ligue où la robustesse devient encore plus importante au printemps, plusieurs partisans commencent à se demander ouvertement si Carrier a encore sa place dans cette brigade.
Pendant ce temps, un nom revient constamment dans les discussions : David Reinbacher.
De plus en plus d’observateurs réclament son rappel.
Parce que le jeune défenseur droitier représente exactement ce que Montréal n’a pas en ce moment : un défenseur robuste, discipliné, capable de fermer le jeu dans sa zone.
Et c’est exactement ce type de joueur que Pronger décrit lorsqu’il parle de ce qui gagne des championnats.
« Si tu défends bien d’abord, l’attaque va venir naturellement. Ils ont assez de talent en attaque pour créer des occasions. Ils n’ont pas besoin de tricher pour générer de l’offensive. »
Autrement dit : le problème du Canadien n’est pas l’attaque.
Le talent offensif est là.
Nick Suzuki.
Cole Caufield.
Ivan Demidov.
Juraj Slafkovsky.
Les occasions vont venir.
Mais pour Pronger, tout commence par une base beaucoup plus simple.
« Les championnats se gagnent avec la défensive. »
Et pour l’instant, la réalité est difficile à ignorer.
Avec une brigade composée de plusieurs défenseurs offensifs, peu de robustesse et des batailles physiques souvent perdues, plusieurs experts commencent à se demander si cette défensive peut réellement survivre lorsque le hockey deviendra encore plus brutal.
La question est simple.
Et Chris Pronger l’a posée directement.
Le Canadien peut-il vraiment gagner en séries avec cette façon de défendre?
Pour l’instant, la réponse fait de plus en plus peur.
