Destruction d'un homme: Samuel Montembeault attaqué par la presse anglophone

Destruction d'un homme: Samuel Montembeault attaqué par la presse anglophone

Par David Garel le 2026-01-24

Ouch. Samuel Montembeault est dynamité par la presse anglophone : le journaliste Brendan Kelly l’accuse d’être un faux numéro un… et met Martin St-Louis dans les cordes.

Il y a longtemps qu’un journaliste anglophone n’avait pas frappé aussi fort sur un joueur du Canadien. Mais ce matin, c’est un véritable missile qui a été lancé par Brendan Kelly (Montreal Gazette), et ce n’est pas qu’une critique banale : c’est une remise en question directe de Samuel Montembeault… et de Martin St-Louis lui-même.

Kelly n’a pas tourné autour du pot.

Il affirme, sèchement, brutalement :

« Montembeault a des statistiques bien pires que celles de Jakub Dobes — pire moyenne, pire pourcentage d’arrêts, moins de victoires — mais Martin St-Louis continue de le traiter comme un véritable numéro un. Le coach se trompe. »

Montembeault a des pires statistiques que Dobes (pire moyenne, pire pourcentage d’arrêts, beaucoup moins de victoires) et pourtant Martin St-Louis insiste pour en faire son numéro un. Le coach se trompe. Point final.

Dans la bouche d’un journaliste montréalais anglophone, ce n’est pas une remarque.

C’est une déclaration de guerre.

Et ce qui frappe le plus, c’est l’exaspération dans le ton : Kelly n’écrit même plus comme un observateur, mais comme quelqu’un qui n’accepte plus l’aveuglement volontaire du staff du CH. Il ose même ajouter :

« Je sais que c'est illégal de dire ça pour les journalistes québécois, mais Montembeault n'est pas un numéro un. »

C’est rare qu’un membre de la presse anglophone accuse ouvertement l’entraîneur d’être dans le tort parce qu'il privilégie un un Québécois francophone, surtout en plein cœur d’une course au classement. Un peu plus et il traitait Montembeault de "frog".

Mais Kelly verbalise ce que beaucoup pensent tout bas :

Le traitement VIP réservé à Montembeault n’a plus aucune justification sportive.

Les chiffres le confirment : Montembeault est en chute libre

Ce qui amplifie le choc, c’est la réalité froide des statistiques que Kelly met en lumière :

Montembeault, depuis un mois, présente des chiffres que même les plus grands défenseurs du Québécois n’arrivent plus à défendre.

Moyenne de buts alloués : 3,42

Pourcentage d’arrêts : .871

Matchs où il n’offre aucun arrêt-clé au bon moment

Défaites dans plusieurs matchs à quatre points

Pendant ce temps, Dobes, malgré son style échevelé, malgré les doutes, malgré l’attitude qui a déplu à l’organisation, fait ce que Montembeault est incapable de faire : il gagne.

C’est le côté chouchou de Montembeault qui fait grincer les dents de la presse anglophone. Pour eux, l’équation est simple : le gardien qui gagne doit jouer. Le gardien qui coule l’équipe doit s’asseoir.

Mais à Montréal, cette logique semble inversée.

Il faut lire entre les lignes :

Kelly n’attaque pas Montembeault uniquement.

Il attaque le système.

Il attaque la hiérarchie intouchable de St-Louis.

Il attaque l’idée même que Montembeault soit « numéro un » par statut plutôt que par mérite.

Dans un marché où critiquer l’entraîneur est presque un sacrilège, les mots de Kelly frappent comme un mégaphone :

Et il le répète :

St-Louis se trompe.

Ce n’est pas une nuance : c’est un verdict.

Que le CH l’envoie devant le filet, ce soir, dans un match crucial de division, malgré : sa performance catastrophique contre Buffalo, des statistiques dignes d’un gardien en crise, l’indignation de la presse anglophone… c’est un pari terriblement risqué.

Et Kelly n’est pas le seul journaliste anglophone à lever les bras dans les airs :

Pour plusieurs, la promotion forcée de Montembeault ressemble plus à une décision émotionnelle qu’à une décision hockey.

La différence avec Dobes est cruelle :

Le Tchèque gagne, Montembeault s’effondre, et pourtant, c’est lui qu’on protège, lui qu’on félicite, lui qu’on place devant la presse, même quand il affirme, avec une déconnexion sidérante :

« Statistiquement c’est pas top… mais je pense que j’ai joué un bon match. »

Les réseaux sociaux l’ont mangé hier avec raison : Ce n’était pas un bon match. C’était une catastrophe statistique.

Les partisans, déjà irrités par son langage corporel, par son visage de plus en plus gonflé, par une condition physique honteuse, ne tolèrent plus d’entendre Montembeault se mettre en victime après chaque performance ordinaire.

Pendant ce temps… Dobes observe. Et les questions deviennent lourdes.

Comment expliquer que Montembeault soit toujours le numéro un?

Comment expliquer que Dobes gagne et se voie quand même collé un rôle secondaire?

Comment expliquer que Fowler, le vrai numéro un, ait été renvoyé si vite, alors que son impact sur l’équipe était palpable?

Kelly résume ce malaise en une seule flèche : Le coach est dans le tort.

Ce soir, Montembeault n’a pas le droit de faillir

Car s'il échoue encore, ce ne sera plus un débat : ce sera une crise.