Signature à Montréal: une légende russe devient le parfait scénario pour Ivan Demidov

Signature à Montréal: une légende russe devient le parfait scénario pour Ivan Demidov

David Garel
Le 2026-06-28

Le nom de Vladimir Tarasenko commence sérieusement à circuler dans les discussions entourant le Canadien de Montréal.

Et plus on regarde le dossier, plus le fit devient intéressant.

D’abord, il y a un détail qui a frappé la LNH en dimanche après-midi: Tarasenko vient tout juste de changer d’agent.

Le vétéran est désormais représenté par Dan Milstein, le fameux agent russe qui représente déjà Ivan Demidov, Alexander Zharovsky, Gleb Pugachyov (choix de 1re ronde du CH 2026), Kirill Marchenko et plusieurs autres joueurs russes liés de près ou de loin au Canadien.

La connexion est loin d’être banale.

Tarasenko devient joueur autonome mercredi et Milstein a déjà reçu la permission du Wild de discuter directement avec les équipes avant l’ouverture officielle du marché.

À 34 ans, plusieurs le voient comme un joueur en fin de parcours.

Erreur.

Lorsqu’on regarde sa dernière saison, on réalise rapidement qu’il lui reste beaucoup d’essence dans le réservoir.

Malgré un rôle limité sur l’avantage numérique, il a tout de même récolté 23 buts et 24 mentions d’aide pour 47 points en 75 matchs. Voici tous ses buts:

Il a ajouté 2 buts et 3 passes pour 5 points en 11 matchs éliminatoires. Wow.

Ce ne sont pas les statistiques d’un joueur fini.

Ce sont les statistiques d’une légende russe qui demeure capable de produire tout en jouant un hockey responsable.

Et c’est exactement ce dont Montréal manque actuellement.

Le Canadien cherche un ailier gauche capable d’évoluer dans le top-6.

Tarasenko est gaucher.

Il mesure 6 pieds 1 pouce.

Il pèse près de 220 livres.

Il a remporté la Coupe Stanley.

Il a disputé des centaines de matchs de séries éliminatoires.

Et surtout, il sait encore marquer.

Imaginez maintenant un instant un trio composé d’Ivan Demidov et de Vladimir Tarasenko.

Demidov attirerait toute l’attention grâce à son talent exceptionnel avec la rondelle.

Tarasenko, lui, trouverait les espaces libres et profiterait de chaque ouverture pour décocher son fameux tir.

Ou pour déculotter le défenseur adverse pour la remettre sur la palette de Demidov.

On parle d’un ailier qui a inscrit plus de 300 buts dans la LNH.

Il n’aurait plus besoin d’être le sauveur d’une équipe.

À Montréal, il pourrait simplement jouer son rôle tout en servant de grand frère à Demidov et aux autres jeunes Russes de l’organisation qui s'en viennent.

Alexander Zharovsky sera à Montréal pour la saison 2027-2028, Gleb Pugavhyov veut aussi rejoindre l'équipe au printemps 2027 s'il arrive à briser son contrat dans la KHL.

Sans oublier Kirill Marchenko, la cible numéro un du Canadien de Montréal sur le marché des transactions.

La signature de Tarasenko à Montréal est tellement logique. Clairement, Dan Milstein va lui proposer Montréal en premier.

C’est probablement l’aspect le plus intéressant du dossier.

Le Canadien est en train de bâtir un véritable noyau russe.

Demidov.

Zharovsky.

Pugachyov.

Peut-être Marchenko un jour.

Sans oublier le défenseur Bogdan Konyushkov et le gardien Yevgeni Volokhin, qui vont finit par débarquer.

Ajouter un vétéran extrêmement respecté comme Tarasenko pourrait accélérer l’intégration de tout ce groupe.

Son influence dépasserait largement les points qu’il produirait sur la glace.

Et contrairement à plusieurs autres gros noms du marché, Tarasenko ne coûtera probablement pas une fortune.

Le Canadien n’aurait pas à sacrifier un espoir.

Pas de choix de première ronde.

Pas de Michael Hage.

Pas d’Alexander Zharovsky.

Seulement de l’argent.

Pour une équipe qui veut entourer ses jeunes sans hypothéquer son avenir, c’est exactement le genre de pari qui mérite d’être étudié.

Le marché des joueurs autonomes ouvre dans quelques jours.

Et si Kent Hughes cherche une solution à court terme pour entourer Ivan Demidov sans vider sa banque d’espoirs, Vladimir Tarasenko représente l’une des avenues les plus intéressantes de tout l’été.

Selon ce qui circule, Hughes aurait déjà parlé à Milstein de Tarasenko.

Dans la poche?

Ne crions pas victoire trop tôt. Mais ça sent bon comme jamais.

Ça sent... russe...