Un moment d’émotion… et une réaction qui vient tout gâcher.
Le Centre Bell venait tout juste de vibrer au rythme d’un hommage sincère. La torche, la foule, le bruit… et surtout la présence de Chris Nilan au centre de la glace.
Un choix qui ne faisait pas l’unanimité sur papier, mais qui, dans l’instant, prenait tout son sens.
Parce que Nilan, c’est Montréal. C’est le cœur. C’est les coups, les combats, les sacrifices… et tout ce qui ne se mesure pas dans une feuille de statistiques.
Puis, pendant que la foule vivait le moment, un message est venu créer un malaise.
François Gagnon a écrit :
« C’est donc Chris Nilan qui portait le flambeau ce soir. Il a soulevé la foule. J’aurais préféré Gainey, Carbonneau, Patrick Roy, Carey Price, mais bon… Chris a quand même marqué le CH à sa façon et il est toujours adulé par les plus vieux fans du Canadien. »

Et c’est là que tout bascule.
Parce que dans un autre contexte, ce message aurait pu passer. Mais dans ce moment précis… ça sonne comme un compliment qui se transforme en reproche.
Le problème n’est pas les noms évoqués. Bob Gainey, Guy Carbonneau, Patrick Roy, Carey Price… ce sont des légendes. Des choix évidents. Personne ne conteste ça.
Mais ce n’était pas leur moment.
C’était celui de Nilan.
Et sur les réseaux sociaux, la réaction a été immédiate.
Certains ont carrément explosé. Un message devenu viral résume bien le sentiment :
« Merci Ted. Totalement d’accord. Le clown connu sous le nom de GagnonFrançois n’a pas aimé. Il voulait le gars qui coachait contre nous il y a deux mois. Knuckles représente tellement de positif. C’est un humain incroyable qui en a arraché. Il a mérité ça. »
Une réponse brutale… mais révélatrice.
D’autres ont été tout aussi directs :
« Quel commentaire déplacé. Il a saigné pour cette organisation. Le meneur de tous les temps en minutes de pénalité. Il allait à la guerre pour le Canadien soir après soir. J’aurais préféré… ferme-la. »
Ce n’est plus une simple divergence d’opinion.
C’est une réaction émotionnelle.
Parce que pour une partie des partisans, ce message-là ne critique pas un choix… il enlève de la valeur à l’hommage.
Et devant la tempête, Gagnon a senti le besoin de se défendre.
« Faux. Complètement faux. J’ai écrit que Nilan était un bon choix, qu’il était et est toujours un excellent ambassadeur du CH. J’ai dit que j’aurais préféré les deux derniers capitaines qui ont gagné la coupe… »
Puis plus tard, il ajoute :
« Je n’ai rien contre Chris. Rien du tout. Le bassin de candidats est grand. Patrick a donné deux coupes Stanley à l’organisation. Son chandail est retiré. Il est au Temple de la renommée. »

On comprend ce qu’il voulait dire.
On comprend son raisonnement.
Mais encore une fois… ce n’est pas le fond qui dérange.
C’est le moment.
Parce qu’en amont, il avait déjà préparé le terrain :
« Après Yvan Cournoyer et Serge Savard… Gainey et Carbonneau auraient été des choix logiques pour porter le flambeau ce soir. »
Donc quand le choix tombe sur Nilan, la comparaison était déjà installée.
Et c’est ça qui a déclenché la réaction.
Parce que dans une ville comme Montréal, il y a des figures qu’on ne mesure pas seulement avec des coupes Stanley ou des bannières au plafond.
Chris Nilan fait partie de celles-là.
Un parcours difficile. Une vie marquée par les excès, les combats, les erreurs… et un retour admirable. Un homme qui a tout donné à l’organisation, sur la glace et en dehors.
Et quand ce genre de joueur est honoré… tu ne compares pas.
Tu respectes le moment.
Tu laisses la foule parler.
Parce que même si l’intention est bonne… la perception, elle, ne pardonne pas.
Et cette fois… elle a frappé fort.
Ouch…
