La tragédie survenue à l’aréna Dennis M. Lynch de Pawtucket continue de révéler des détails troublants, et plus l’enquête avance, plus le portrait qui se dessine est complexe, chargé et explosif sur le plan social.
JUST IN 🇺🇸🚨: New video shows the moment sh0ts were fired inside the Dennis M. Lynch Arena ice rink in Pawtucket, Rhode Island, during a high school hockey game, killing a young girl and injuring four others.
— Meme Demon (@MemeDemonMode) February 16, 2026
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Le suspect, identifié comme Robert Dorgan, 56 ans, aurait ouvert le feu lundi lors d’un match de hockey scolaire, tuant au moins deux membres de sa famille et blessant trois autres personnes avant de retourner l’arme contre lui. Les autorités parlent d’un conflit familial ciblé, et non d’un acte aléatoire.
Mais ce qui enflamme maintenant les réseaux sociaux aux États-Unis, c’est l’arrière-plan personnel du suspect.
Lors d’un point de presse tard en soirée, la chef de police de Pawtucket, Tina Goncalves, a confirmé que Dorgan utilisait également le prénom « Roberta ».
BREAKING: Police confirm the suspect who kiIIed his wife and kid at hockey game is a transgender man
— End Wokeness (@EndWokeness) February 17, 2026
"Robert goes by the name Roberta" pic.twitter.com/b4pVk2HltU
Des documents judiciaires démontrent que son identité de genre avait été au cœur de plusieurs disputes familiales au cours des dernières années.
En 2020, Dorgan s’était présenté au poste de police de North Providence pour signaler qu’il avait récemment subi une chirurgie pour devenir une femme et que son beau-père exigeait qu’il quitte la résidence familiale en raison de cette transition.
Selon les documents déposés devant la cour, le beau-père aurait proféré des menaces graves, allant jusqu’à dire qu’il ferait appel à un gang de rue asiatique pour le faire tuer s’il ne quittait pas la maison. Il aurait également utilisé des termes méchants envers les personnes transgenres en affirmant qu’« une personne comme ça » ne resterait pas sous son toit.
Le beau-père avait alors été accusé d’intimidation envers une victime et d’entrave au système judiciaire, mais les accusations ont finalement été abandonnées par les procureurs.
Au même moment, l’ex-épouse de Dorgan, Rhonda Dorgan, avait entrepris des démarches de divorce. Dans les documents initiaux, elle avait mentionné comme motifs « chirurgie pour devenir une femme » ainsi que des traits de personnalité narcissiques.
Sa fille a parlé et a parlé de son père
🚨: BREAKING: The daughter of the Rhode Island ice rink shooter says her father was “very sick” He was reportedly dressed in women’s clothing when the shooting took place.
— Brandon Tatum (@TheOfficerTatum) February 17, 2026
Transgenderism is a sickness that is spreading rapidly.
h/t: @jackunheard pic.twitter.com/6RAmPkc3eL
Ces éléments ont par la suite été rayés et remplacés par la formule plus neutre d’« incompatibilités irréconciliables ayant mené à l’effondrement immédiat du mariage ». Le divorce a été officialisé en juin 2021.
Des documents judiciaires indiquent également qu’à l’époque, Dorgan vivait à Jacksonville, en Floride, et travaillait comme camionneur.
Toujours en 2020, une autre dispute familiale avait éclaté, cette fois avec sa mère. Dorgan l’avait accusée d’agression et d’avoir adopté un comportement violent et menaçant.
Elle avait été accusée de voies de fait simples et de trouble à l’ordre public. Là encore, le dossier avait été abandonné par la suite. Selon les documents policiers, Dorgan affirmait que son beau-père lui aurait dit que s’il ne retirait pas les accusations contre sa mère, il subirait des représailles supplémentaires.
Tous ces éléments, maintenant rendus publics, jettent une lumière crue sur un climat familial tendu depuis des années.
Dans un communiqué publié lundi soir, la Rhode Island Coalition Against Domestic Violence a qualifié la situation de « profondément douloureuse », rappelant que la violence familiale ne reste jamais confinée aux murs d’une maison et qu’elle a des répercussions dévastatrices sur les enfants, les proches et l’ensemble de la communauté.
Sur les réseaux sociaux, cependant, le débat a rapidement dépassé le cadre strict de l’enquête policière. Le fait que le suspect soit une personne transgenre alimente une polarisation intense.
Certains tentent d’instrumentaliser l’identité de genre pour appuyer des positions idéologiques, d’autres dénoncent au contraire la récupération politique d’un drame humain.
Ce climat est d’autant plus chargé que plusieurs fusillades récentes en Amérique du Nord ont ravivé des discussions similaires, notamment en Colombie-Britanniqu en février 2026, où un autre événement violent avait déjà suscité un déferlement de réactions en ligne. Chaque nouvelle tragédie semble désormais être immédiatement aspirée dans une bataille culturelle plus large.
Mais au-delà des débats, il reste des faits froids et brutaux : deux personnes sont mortes, trois autres luttent pour leur vie, et une communauté entière est marquée à jamais.
Des adolescents étaient sur la glace. Des familles étaient dans les gradins. Un conflit familial, visiblement ancien et complexe, a explosé dans un lieu dédié au sport et aux jeunes.
L’enquête se poursuit afin de clarifier la chronologie exacte des événements, les liens précis entre les victimes et le suspect, ainsi que les circonstances ayant mené au passage à l’acte. Les autorités continuent d’interroger des témoins et d’analyser les éléments recueillis sur place.
Pendant ce temps, à Pawtucket, les routes autour de l’aréna ont rouvert, les sirènes se sont tues, mais les questions, elles, demeurent.
Et surtout, le choc est total.
