Transaction d'Arber Xhekaj: Montréal sur le qui-vive

Transaction d'Arber Xhekaj: Montréal sur le qui-vive

Par David Garel le 2026-02-03

Les rumeurs de transaction autour d’Arber Xhekaj ne sont plus des murmures de corridor. Elles explosent. Et pour la première fois depuis longtemps, ce ne sont pas seulement les plateformes indépendantes ou les réseaux sociaux qui le disent : les médias traditionnels commencent eux aussi à reconnaître ce que tout le monde voit depuis des semaines. La fin de Xhekaj à Montréal n’est plus une hypothèse. C’est un scénario activement étudié.

Quand un défenseur joue cinq, six, sept minutes par match. Quand un entraîneur refuse de l’utiliser même contre le 4e trio.

Quand son rôle devient impossible à défendre publiquement. À ce moment-là, la question n’est plus s’il va partir, mais comment le Canadien va gérer sa sortie.

Et c’est là que le nom d’Arber Xhekaj commence à circuler sérieusement sur le marché.

Parce que malgré tout ce qui se passe à Montréal, malgré la rupture évidente avec Martin St-Louis, malgré la chute de son temps de jeu, Xhekaj demeure un profil qui intéresse ailleurs. Beaucoup.

Du côté de l’Ouest, les Canucks de Vancouver sont régulièrement mentionnés. Le profil plaît : robustesse, intimidation, caractère, capacité de changer l’énergie d’un match sans toucher à la feuille de pointage.

Vancouver cherche depuis longtemps ce type de défenseur capable de protéger ses jeunes talents sans déséquilibrer la masse salarialem surtout que Tyler Myers est disponible sur le marché des transactions.

Xhekaj coche plusieurs cases, surtout dans une organisation qui valorise encore l’aspect émotionnel et physique du jeu.

À Saint-Louis, les Blues de Saint-Louis surveillent aussi la situation. L’idée d’un plus gros package circule, notamment dans un contexte où les Blues évaluent des ajustements majeurs à leur brigade défensive.

Le nom de Colton Parayko revient dans les discussions à Montréal depuis un moment, et Xhekaj pourrait devenir une pièce d’appoint dans une transaction plus large avec un choix élevé au repêchage et d'autres éléments (package deal) pour le gros défenseur des Blues.

Signé à 6,5 M$ par année jusqu'en 2030, le défenseur de 32 ans serait vraiment l'acquisition parfaite pour la fenêtre du CH. Et tout le monde sait que les Blues veulent alléger leur masse salariale et obtenir des éléments du futur. Qui de mieux comme Xhekaj comme throw-in pour combler le manque de robustesse en cas de départ de Parayko?

À l’inverse, il y a aussi les rumeurs qui révèlent ce que Montréal ne veut pas faire.

Le nom de Luke Schenn circule, notamment comme solution de dépannage sur le côté droit. Mais soyons clairs : à 36 ans, le défeneur des Jets est un pansement, pas une vision.

Défenseur robuste, honnête, utile en séries, mais limité offensivement et sans valeur de projection. Son contrat de 2,75 M$ qui expire en fait une cible facile… mais peu cohérente pour une équipe qui prétend évoluer, pas survivre.

Le Canadien ne sacrifiera pas un actif comme Xhekaj pour un joueur de fin de parcours. Ce serait un non-sens stratégique.

Même logique pour des options de bas étage. On ne parlera pas ici d’envoyer Xhekaj dans un échange mineur pour « boucher un trou ». Montréal cherche un défenseur droitier qui change la structure, pas un figurant.

C’est pour ça que les noms plus lourds reviennent dans les discussions. Tyler Myers, par exemple, est souvent mentionné du côté de Vancouver comme un profil qui pourrait cadrer dans une transition plus large.

Grand gabarit, droitier, capable de manger des minutes. Ce genre de cible explique pourquoi le nom de Xhekaj apparaît désormais dans les marchés de transactions : le Canadien a besoin d’un défenseur droitier établi, et Xhekaj est l’un des rares actifs défensifs dont la valeur reste réelle ailleurs, même si elle s’est effondrée localement.

Ce n’est pas un hasard si TVA Sports, par la voix d’Anthony Martineau, commencen à évoquer ouvertement l’idée d’un départ. Les lignes ont bougé. Le discours a changé. On ne parle plus de développement, de patience ou d’ajustements. On parle de timing, de fenêtre, de retour possible.

Et au centre de tout ça, il y a Kent Hughes.

Hughes sait une chose : garder Xhekaj dans ce rôle réduit ne sert plus personne. Ni le joueur. Ni l’entraîneur. Ni l’organisation. La seule manière de récupérer de la valeur maintenant, c’est d’agir pendant que des équipes voient encore en lui ce que Montréal ne voit plus... ou ne veut plus gérer.

Arber Xhekaj est devenu une monnaie d’échange potentielle, parce qu’il est incompatible avec la trajectoire actuelle du Canadien et la vision de son entraîneur.

Et quand ce constat s’impose jusque dans les médias traditionnels, c’est généralement que le dossier est déjà rendu très loin en coulisses.

Une chose est certaine : son avenir ne se dessine plus à Montréal.

Il se dessine sur le marché des transactions.

À suivre...