Quelle transaction horrible.
Celle orchestrée par Mathieu Darche est en train de basculer dangereusement dans le flop complet.
Parce que pendant que Alexander Zharovsky traverse une séquence plus tranquille en séries dans la KHL (deux passes en sept matchs, blanchi dans un revers de 1-0 aujourd’hui), le fond du débat n’a jamais été aussi clair.
Ce n’est pas une question de production sur une semaine. C’est une question de vision. De lecture. De compréhension du talent.
Et c’est là que ça fait mal.
Quand Simon "le Snake" Boisvert se fait poser une question simple (échangerais-tu Zharovsky contre Viktor Eklund et Kashawn Aitcheson), la réponse est immédiate : non.
Pas d’hésitation. Pas de nuance.
Parce que derrière cette réponse-là, il y a une réalité que de plus en plus de recruteurs commencent à admettre : Zharovsky n’aurait jamais dû glisser aussi loin. Et surtout, il pourrait devenir bien plus que les deux joueurs sélectionnés plus tôt.
Et c’est là que la transaction devient dérangeante.
Parce qu’au départ, l’histoire semblait simple : Kent Hughes paie cher pour Noah Dobson en envoyant les choix 16 et 17. Darche récupère deux espoirs, de la profondeur, de la flexibilité.
Sur papier, ça se tient.
Mais dans les faits?
Montréal repart avec Dobson… et réussit quand même à mettre la main sur Zharovsky au 34e rang.
Et là, tout bascule.
Parce que ça veut dire une chose très simple : pendant que Darche accumulait des actifs, Hughes ciblait un joueur précis. Il connaissait le risque. Il connaissait la chute possible au repêchage. Il connaissait la valeur réelle du talent.
Ce n’était pas de la chance.
C’était préparé.
Et aujourd’hui, on se retrouve avec une situation presque absurde : deux choix de milieu de première ronde transformés en deux espoirs intéressants, oui… mais pendant que le 34e choix pourrait devenir le meilleur joueur du groupe.
Ajoute à ça un défenseur établi comme Dobson, et la lecture devient brutale.
Parce que même si Zharovsky connaît des hauts et des bas, et c’est normal pour un jeune de son âge dans une ligue d’hommes, son plafond change complètement la perception de l’échange.
Eklund projette comme un bon ailier offensif.
Aitcheson comme un défenseur robuste… mais limité dans sa lecture.
Zharovsky, lui?
On parle d’un joueur capable de dominer à un niveau professionnel à 18-19 ans. D’un profil rare. D’un joueur qui peut faire basculer une organisation.
Et ça, ce n’est pas interchangeable.
C’est exactement pour ça que la réponse de Boisvert est aussi catégorique. Parce que dans le hockey moderne, tu ne gagnes pas avec deux bons joueurs.
Tu gagnes avec des joueurs élites.
Et pendant que Darche pensait accumuler de la valeur… Hughes a peut-être mis la main sur le seul joueur de la transaction qui peut réellement changer une franchise.
C’est ça, la vraie claque.
Pas juste l’échange.
La lecture de l’échange.
Parce qu’au final, la question n’est plus de savoir si les Islanders ont obtenu de bons espoirs.
La question, maintenant, est beaucoup plus dérangeante :
Comment tu peux avoir les choix 16 et 17… et laisser passer le meilleur joueur du groupe?
