Transaction Montréal-New Jersey: le CH attend son 2e centre

Transaction Montréal-New Jersey: le CH attend son 2e centre

Par David Garel le 2026-04-07

Ça chauffe entre Montréal et le New Jersey.

Depuis quelques semaines, un manège discret s’installe au Centre Bell, loin du bruit de la foule et des projecteurs. Pendant que les partisans regardent la glace, dans les hauteurs de l’amphithéâtre, certains visages reviennent, encore et encore. Et pas n’importe lesquels. Des décideurs. Des hommes qui ne se déplacent jamais pour rien.

Parmi eux, Al Santilli, directeur du personnel des joueurs des Devils du New Jersey, est devenu une présence familière à Montréal.

Ce n’est pas une visite isolée. Ce n’est pas un simple arrêt sur une tournée de dépistage. C’est répétitif. Calculé. Et surtout, ça s’inscrit dans un contexte où d’autres membres influents de l’organisation, dont Ryan Fitzgerald, le fils du DG congédié Tom, ont eux aussi fait le déplacement ce soir.

On parle ici de têtes décisionnelles. De gens impliqués directement dans la construction d’un alignement.

Et ça, dans la LNH, ça veut toujours dire quelque chose.

Ce qui rend le tout encore plus intrigant, c’est le moment choisi. Parce que pendant que ces dirigeants multiplient les présences à Montréal, le nom de Nico Hischier circule de plus en plus fort dans les coulisses de la ville.

Ce n’est pas nouveau. À la date limite des transactions, déjà, son nom avait été associé aux Canadiens. Mais là, on n’est plus dans une rumeur lancée au hasard au cœur de la saison. On est dans quelque chose de plus structuré, de plus persistant… de plus crédible.

Surtout que le contexte, lui, vient de basculer.

Le départ de Tom Fitzgerald change complètement la dynamique au New Jersey. Une organisation qui s’apprête à redéfinir sa direction, à réévaluer ses piliers, à décider qui fait partie du futur… et qui pourrait devenir une monnaie d’échange pour relancer le projet.

Et dans ce genre de transition, personne n’est intouchable par défaut.

Hischier, lui, représente exactement le type de joueur qui peut faire exploser un marché. Un centre complet, utilisé dans toutes les situations, capable d’affronter les meilleurs trios adverses tout en produisant offensivement sans compromettre son jeu défensif.

Ce genre de profil ne circule presque jamais. Et quand il devient accessible, les téléphones se mettent à chauffer.

À Montréal, le besoin est évident. Il ne date pas d’hier, mais il devient de plus en plus difficile à ignorer.

Le Canadien a choisi la patience. Kent Hughes a refusé de surpayer à la date limite. Il a regardé le marché, évalué les prix, puis décidé de ne pas hypothéquer une partie du futur pour un correctif à court terme. Sur papier, la logique se tient. Dans les faits, les conséquences sont visibles.

Le problème au centre est toujours là.

Et il pèse plus lourd aujourd’hui qu’il y a quelques mois.

Parce que pendant que Montréal temporisait, d’autres équipes ont avancé. Elles ont ajouté des pièces. Elles ont comblé leurs lacunes. Dans une conférence où chaque point compte, rester immobile revient souvent à reculer.

Oui, il y a de l’espoir à l’interne. Oui, certains jeunes envoient des signaux encourageants. Mais bâtir une équipe compétitive sur des projections, sur des “peut-être”, c’est un luxe que peu d’organisations peuvent se permettre longtemps.

À un moment donné, il faut sécuriser une certitude.

Et une certitude, dans la LNH d’aujourd’hui, ça passe presque toujours par un centre capable de jouer dans le top-6, de stabiliser un trio et de rendre tout le reste de l’alignement plus cohérent.

Hischier coche toutes ces cases.

Il joue de grosses minutes. Il affronte les meilleurs. Il peut contribuer offensivement sans tricher. Et surtout, il a encore des années solides devant lui. Ce n’est pas un vétéran en fin de parcours qu’on ajoute pour colmater une brèche. C’est un joueur autour duquel tu peux structurer une partie de ton noyau.

Son contrat, lui aussi, est loin d’être un obstacle. Son impact sur la masse salariale de 7,25 M$ reste raisonnable pour un centre de deuxième trio. Et le timing est particulier : on approche d’un moment charnière dans son entente, ce qui ouvre la porte à deux scénarios classiques dans la LNH moderne, une acquisition suivie d’une prolongation rapide, ou un pari calculé avec négociation par la suite.

Dans les deux cas, c’est le genre de dossier qui force un directeur général à sortir de sa zone de confort.

Ce qui rend le dossier encore plus pressant, c’est que Hischier ne sera pas le seul nom sur le radar des équipes cet été. Si certaines formations déçoivent, si des directions choisissent de brasser leurs cartes, le marché des centres pourrait s’ouvrir plus que d’habitude.

Et la vraie question, maintenant, n’est plus de savoir si le nom de Nico Hischier va continuer de circuler à Montréal.

C’est de savoir jusqu’où le Canadien est prêt à aller pour transformer cette rumeur en réalité.

Un choix de 1re ronde fera partie du package deal avec Owen Beck qui circule les Devils depuis des lunes. Reste à voir quel défenseur (Arber Xhekaj?) et d'autres éléments seront impliqués pour convaincre le New Jersey.