Tristesse pour le Canada: cauchemar pour Sidney Crosby

Tristesse pour le Canada: cauchemar pour Sidney Crosby

Par David Garel le 2026-02-22

C’est un choc brutal.

À quelques heures seulement de la finale olympique contre les États-Unis, la nouvelle est tombée comme une enclume : Sidney Crosby ne sera pas en uniforme pour le match de la médaille d’or.

Le capitaine du Canada est officiellement forfait.

Tout a été essayé.

Les médecins ont évalué chaque scénario possible. On a même exploré la fabrication d’une attelle sur mesure pour stabiliser son genou. Les Penguins avaient donné leur accord. Crosby lui-même voulait pousser. Il a testé la jambe. Il a tenté de voir jusqu’où il pouvait aller.

Mais le corps a dit non.

Et quand Sidney Crosby doit accepter qu’il ne peut pas jouer, tu sais que c’est sérieux.

Le pays est sous le choc.

Parce que ce n’est pas juste un joueur qui tombe au combat.

C’est le cœur de l’équipe.

C’est la boussole du vestiaire.

C’est celui qui calme tout le monde quand ça tremble.

Ce matin, le Canada est en berne.

Mais Crosby ne quittera pas le groupe.

Il sera dans la chambre.

Il sera derrière le banc.

Il va parler aux gars.

Il va les regarder dans les yeux.

Et tout le monde sait déjà ce que ça veut dire.

Ils vont jouer pour lui.

En son absence, c’est Connor McDavid qui portera de nouveau le « C ».

Les lettres d’assistants iront à Nathan MacKinnon et Cale Makar.

Mais au-delà des lettres cousues sur les chandails, c’est l’âme du groupe qui est mise à l’épreuve.

Parce que perdre Crosby avant une finale olympique, c’est perdre ton phare dans la tempête.

Sur la glace, l’effet domino est immédiat.

Nick Suzuki demeure au centre de Mitch Marner et Mark Stone, un trio qui devra maintenant absorber encore plus de responsabilités, contre une équipe américaine reposée, physique et affamée.

Suzuki, déjà immense contre la Tchéquie et la Finlande, devient officiellement un pilier.

McDavid devra porter l’attaque.

MacKinnon devra imposer le tempo.

Makar devra contrôler le jeu.

Et tout le monde devra donner un cinq pour cent de plus.

Parce qu’il n’y a plus de filet de sécurité.

Crosby devait être là pour la finale.

Il ne le sera pas.

C’est cruel.

C’est injuste.

C’est le sport.

Mais à l’intérieur du vestiaire canadien, le message est clair : cette médaille d’or, s’ils la gagnent, ce sera aussi la sienne.

Sidney Crosby ne pourra pas prendre de mise au jeu.

Mais il sera présent dans chaque présence.

Dans chaque bataille le long des rampes.

Dans chaque tir bloqué.

Dans chaque regard échangé sur le banc.

Le Canada vient de perdre son capitaine.

Maintenant, il doit prouver qu’il est une équipe.

Et parfois, c’est exactement dans ce genre de moment-là que naissent les grandes histoires.