Un nouveau trio pour casser des figures: la ligne de la démolition

Un nouveau trio pour casser des figures: la ligne de la démolition

David Garel
Le 2026-09-18

La « Demolition Line » est sur toutes les lèvres à Montréal.

Cette histoire a commencé comme une simple blague de camp d’entraînement, mais plus personne ne rit.

Depuis que Florian Xhekaj a imaginé ce que pourrait représenter un trio formé de lui, de son frère Arber et de Josh Anderson, la fameuse « Demolition Line » est sur toutes les lèvres. Et honnêtement, on comprend pourquoi.

Florian a été questionné sur la possibilité de jouer un jour avec son frère si Arber devait être utilisé à l’attaque. Sa réponse était particulièrement révélatrice :

« En grandissant, on a souvent parlé de la possibilité de jouer ensemble, mais il est un défenseur. »

Puis il a imaginé le scénario avec Anderson :

« Si on a la chance de jouer sur le même trio un jour, je pense que lui et moi, en compagnie d’Andy, ce serait une ligne destructrice. Ce serait très plaisant. »

Arber à gauche, Florian au centre et Josh Anderson à droite. Trois joueurs imposants, trois joueurs capables de jouer avec intensité et trois gars qui ne sont certainement pas du genre à reculer lorsqu’il faut aller chercher une rondelle dans le trafic.

Trois gars... qui cassent des figures...

Sur papier, ce sera l’un des trios les plus difficiles à affronter physiquement dans toute la LNH. Peut-être le plus méchant de l'histoire.

Et le plus drôle dans cette histoire, c’est que Florian n’a pas simplement lancé ça en l’air : on sent qu’il a réellement déjà imaginé le scénario avec son frère.

Mais derrière cette histoire amusante se cache quelque chose de beaucoup plus intéressant pour le Canadien. Florian Xhekaj est en train de jouer suffisamment bien pour que cette conversation sur Arber à l’attaque ne soit même plus nécessaire pour que le nom de Florian fasse parler.

Depuis le début du camp, il est l’un des jeunes qui attirent le plus l’attention. Il patine, il frappe, il crée de l’offensive, il travaille en repli défensif et il semble prendre de plus en plus confiance à mesure que les journées passent.

Et pendant que tout le monde parle de Florian, Phillip Danault doit probablement regarder la situation avec beaucoup de frustration.

Car le trio actuel avec Danault, Anderson et Florian fonctionne. Danault apporte son intelligence défensive et sa capacité à couper les lignes de passe,

Anderson apporte son immense gabarit et sa puissance, tandis que Florian arrive avec une énergie incroyable. Le vétéran québécois est pourtant celui qui se retrouve au centre de cette unité sur la glace, mais c’est son jeune ailier qui monopolise actuellement les conversations en voulant jouer avec son frère Arber.

C’est chien pour Danault qui est écarté verbalement par un "kid".

En attendant, le Canadien possède déjà une combinaison qui peut être très intéressante avec ces trois joueurs, et Florian est en train de compliquer énormément les décisions de Martin St-Louis.

Plus le jeune attaquant démontre qu’il peut jouer avec des vétérans comme Danault et Anderson, plus il devient difficile de le regarder simplement comme un joueur qui retournera tranquillement à Laval.

Mais il faut ajouter un élément important : Chris Kreider a changé le portrait.

Florian l’a reconnu lui-même : « Évidemment, ça rend les choses beaucoup plus difficiles. Mais j’aime le défi. Je suis ici pour faire ma place à Montréal. Je dois donc tasser quelqu’un et je sais ce que j’ai à faire pour réaliser mon objectif. »

Ça, c’est la mentalité que le Canadien veut voir.

Il ne demande pas qu’on lui donne une place. Il sait qu’il doit en prendre une.

C’est justement ce qui rend la situation aussi tendue. Si Newhook et Evans demeurent un duo dans le béton, si Danault et Anderson continuent de jouer ensemble et si Florian devient suffisamment convaincant pour demeurer avec eux, alors Bolduc, Dach et Texier se retrouvent à devoir se battre pour les postes restants. (12e er 13 attaquants)

Voilà le véritable impact de Florian Xhekaj.

Il ne vient pas simplement ajouter un jeune joueur intéressant au groupe. Il vient réduire l’espace disponible pour les autres.

Et pendant qu’on se demande qui pourrait perdre sa place, Florian continue de courir partout sur la glace pour frapper tout ce qui bouge.

Il a même pris le temps de parler de son partenaire actuel, Josh Anderson, avec énormément d’admiration :

« C’est un gros bonhomme. De voir ce qu’il a accompli durant les séries et de pouvoir l’observer de près durant les entraînements, c’est une bête sur la glace. C’est un animal. Il est tellement rapide et il utilise tellement bien son gabarit. Je peux apprendre beaucoup de lui. »

Le « petit Xhekaj » est donc en train de trouver un nouveau modèle à Montréal.

Et ce n’est pas Arber.

C’est Josh Anderson.

Florian a également expliqué que son été avait été consacré à améliorer son coup de patin et à prendre de la masse :

« Je me sens rapide et fort. J’ai hâte que ça commence. » Il attribue notamment une partie de sa prise de masse aux plats préparés par sa mère, avec une petite touche d’humour : « Nous avons été très bien nourris. »

Tout ça donne un portrait assez savoureux : un jeune attaquant de 22 ans qui arrive au camp avec plus de confiance, plus de vitesse, plus de force, qui joue avec deux vétérans et qui commence à faire suffisamment de bruit pour qu’on se demande réellement où le Canadien pourrait lui faire une place.

Et maintenant, il y a cette fameuse Demolition Line.

Pour l’instant, ce n’est qu’un scénario imaginé par Florian Xhekaj. Arber demeure un défenseur et le Canadien doit d’abord déterminer où il veut utiliser ses joueurs indésirables à l’intérieur de son alignement.

Mais tout le monde sait qu'Arber le défenseur se retrouve dans la niche de Martin St-Louis.

Mais si le coach a le guts de placer Arber à l'attaque avec son frère et le train Anderson, il y aura un amphithéâtre au complet qui se lèvera pour enocurager les trois monstres.

Parce que trois Xhekaj-Anderson sur la même ligne, ça deviendrait le trio le plus dangereux de l'histoire de la LNH.

Florian Xhekaj n’est même plus seulement en train de rêver de la LNH. Il est en train de donner au Canadien une raison de rêver de lui.

Pincez-nous quelqu'un. On est en train de rêver.