C’est probablement la plus grande surprise de la journée dans la LNH.
Pendant des semaines, pratiquement tout le monde croyait que Jesperi Kotkaniemi allait être racheté par les Hurricanes de la Caroline. C’était le dernier été où l’organisation pouvait profiter de la règle du rachat au tiers de son salaire. Sur papier, tout semblait logique. On tournait la page. On passait à autre chose sur ce fiasco total.
Et pourtant… la Caroline a décidé de ne pas appuyer sur le bouton.
Pourquoi?
Parce que la hausse spectaculaire du plafond salarial est en train de complètement changer la valeur des contrats dans la LNH.
Selon Frank Seravalli, les Hurricanes croient maintenant qu’ils pourront échanger Kotkaniemi plutôt que de le racheter. Un scénario qui aurait semblé complètement farfelu il y a quelques mois.

Le contrat de Kotkaniemi, qui paraissait presque toxique à 4,82 millions de dollars par saison, n’a plus du tout la même allure avec un plafond qui explose. Les directeurs généraux regardent désormais les chiffres autrement. Un salaire qui semblait impossible à absorber devient soudainement beaucoup plus digeste.
La meilleure preuve? Jack Drury.
Nashville vient de lui offrir un contrat de cinq ans d’une valeur de 22,5 millions de dollars, soit 4,5 millions par saison.
Jack Drury n’a pourtant récolté que 27 points en 82 matchs la saison dernière.
Ouch.

Oui, il est reconnu pour son intelligence défensive, son éthique de travail et sa polyvalence. Mais quand on regarde les chiffres bruts, le parallèle avec Kotkaniemi saute aux yeux.
Pendant des années, tout le monde répétait que le contrat de Kotkaniemi était catastrophique.
Aujourd’hui, avec l’explosion du plafond salarial, on commence à se demander s’il est vraiment aussi mauvais qu’on le croyait.
C’est exactement ce qui explique la décision de la Caroline.
Pourquoi racheter un joueur lorsqu’il existe peut-être une équipe prête à absorber son contrat?
Les Hurricanes semblent convaincus qu’il existe désormais un marché.
Et si une formation cherche un centre de 25 ans avec plus de 500 matchs d’expérience dans la LNH, le pari devient beaucoup plus facile à justifier qu’il y a un an.
Cette nouvelle envoie aussi un message très clair à travers la LNH.
Les contrats jugés « impossibles à échanger » ne le sont peut-être plus.
Avec un plafond qui grimpe rapidement, plusieurs mauvaises ententes signées il y a quelques années deviennent soudainement beaucoup moins lourdes.
Jesperi Kotkaniemi est peut-être le premier exemple de cette nouvelle réalité.
Et il ne sera probablement pas le dernier.
Et c’est là que plusieurs joueurs doivent commencer à avoir des regrets.
Le premier nom qui vient en tête est évidemment Jake Evans.
En acceptant rapidement une prolongation de quatre ans à environ 2,85 millions de dollars par saison avec le Canadien, il a tellement laissé de millions de dollars sur la table.
On affirme qu'il aurait pu empocher près de 5 millions par année. Wow.
Oui, il voulait rester à Montréal. Oui, il aimait l’organisation. Mais quand on voit un joueur comme Jack Drury toucher 4,5 millions par année, on réalise à quel point le marché est en train d’exploser.
Les joueurs de soutien, les spécialistes défensifs, les centres de troisième trio et les « plombiers » de luxe ne seront plus payés comme avant.
Avec un plafond salarial qui grimpe d’année en année, ils vont désormais toucher des salaires qui auraient semblé complètement absurdes il y a seulement deux ou trois ans.
Jake Evans a privilégié la stabilité et son attachement au Canadien.
Mais financièrement?
Il a perdu entre 8 et 10 millions de dollars sur 4 ans.
Ouch...
