Transaction de Brendan Gallagher: Elias Pettersson en arrière-plan

Transaction de Brendan Gallagher: Elias Pettersson en arrière-plan

David Garel
Le 2026-06-28

Tout le monde était convaincu que Brendan Gallagher serait déjà un membre des Canucks de Vancouver.

Kent Hughes avait lui-même laissé entendre qu’il souhaitait accommoder son vétéran. Gallagher, de son côté, a été extrêmement transparent : sa priorité est sa famille et Vancouver représente la destination idéale. Depuis cette sortie publique, la majorité des recruteurs s’attendaient à voir une transaction être annoncée rapidement.

Pourtant… rien.

Plus les heures passent, plus les questions se multiplient.

Pourquoi est-ce aussi long?

En réalité, il n’existe probablement que trois explications.

La première est la plus simple.

Les deux équipes négocient encore les modalités de la transaction. Quelle portion du salaire le Canadien devra-t-il retenir? Faudra-t-il ajouter un choix au repêchage ou un autre élément pour convaincre Vancouver? Ce sont des détails qui peuvent retarder une entente de quelques jours.

La deuxième possibilité est beaucoup plus simple.

Les Canucks attendent peut-être simplement l’ouverture du marché des rachats. Si un vétéran intéressant devient disponible pour pratiquement le salaire minimum, Vancouver pourrait vouloir comparer les options avant de s’engager envers Gallagher.

Mais c’est la troisième hypothèse qui fait le plus jaser.

Et si Brendan Gallagher n’était qu’une pièce d’un échange beaucoup plus important?

Depuis plusieurs jours, le nom d’Elias Pettersson revient sans cesse dans l’entourage du Canadien. Darren Dreger a confirmé que Montréal s’était informé. David Pagnotta affirme également que le CH fait partie des équipes intéressées.

Tout à coup, le silence entourant Gallagher devient beaucoup plus intrigant.

Parce que si Vancouver est réellement prêt à retenir une partie du salaire de Pettersson, le contrat de Gallagher pourrait tout simplement servir à équilibrer les masses salariales.

Le vétéran obtiendrait le retour en Colombie-Britannique qu’il souhaite.

Les Canucks récupéreraient un leader respecté dans leur vestiaire.

Et le Canadien réglerait enfin son éternel problème au centre.

Est-ce que c’est ce qui est en train de se négocier?

Personne ne peut l’affirmer avec certitude.

Mais une chose est sûre : plus les jours passent sans que Gallagher soit échangé à Vancouver, plus il devient difficile de croire qu’il ne s’agit que d’une simple transaction d’un contre un.

Il y a peut-être quelque chose de beaucoup plus gros qui se prépare en coulisses.

Et si c’est réellement le cas, il faudra surveiller Elias Pettersson de très, très près.

Gallagher continue d'expliquer qu’avec un deuxième enfant qui s’en vient, il veut absolument demeurer près de sa famille ou de celle de sa conjointe, Emma Fortin. Il ne veut pas imposer à sa femme de traverser seule cette nouvelle étape de leur vie pendant qu’il passe la moitié de l’année sur la route.

En lisant son entrevue, on comprend rapidement que ce n’est plus le joueur de hockey qui prend les décisions. C’est le père de famille.

Tout ça est bien beau mais...

Plus les jours avancent, plus le marché se vide.

Le dossier Pettersson est fou parce qu’il a complètement changé en quelques semaines.

Pendant longtemps, son contrat de 11,6 millions de dollars par saison représentait un obstacle presque impossible à contourner.

Aujourd’hui, selon les informations qui circulent, Vancouver serait prêt à retenir entre deux et trois millions de dollars par année afin de faciliter une transaction.

Tout à coup, Pettersson ne coûte plus 11,6 millions.

Il coûte environ 8,6 ou 9 millions.

Et ça change complètement la discussion.

À ce prix-là, il retrouve la valeur d’un très bon centre top-6 plutôt que celle d’un joueur qui doit absolument produire comme une superstar de la LNH.

Mais c’est aussi là que le risque commence.

Depuis la signature de son contrat, Pettersson n’a plus retrouvé le niveau qui avait fait de lui l’un des meilleurs centres offensifs de la ligue.

Il a terminé la dernière saison avec 15 buts et 51 points en 74 matchs, après une autre campagne en deçà des attentes l’année précédente.

Deux saisons consécutives où son rendement offensif a nettement diminué.

Pour Vancouver, la question devient simple.

Est-ce qu’il vaut mieux conserver un joueur qui ne semble plus répondre aux attentes liées à son contrat?

Ou profiter de l’occasion pour repartir à zéro?

Les Canucks cherchent une nouvelle direction.

Gallagher veut rentrer chez lui.

Toutes les pièces semblent exister.

Reste maintenant à voir si elles finiront réellement par s’assembler.