La nouvelle ne pouvait probablement pas tomber à un pire moment pour Kent Hughes.
Kirill Marchenko est maintenant un membre des Maple Leafs de Toronto. Matthew Knies prend plutôt le chemin de Columbus. Deux joueurs qui ont été associés au Canadien au cours des derniers mois viennent donc de changer d’équipe dans la même transaction.

Pour Montréal, le scénario est difficile à avaler.
Le dossier Marchenko était suivi depuis plusieurs semaines. Le Canadien cherchait un attaquant capable d’ajouter du poids, du talent offensif et une présence dans le top six. Le Russe correspondait parfaitement à ce profil.
Toronto vient maintenant de mettre la main dessus.
Puis, pour ajouter une autre couche à l’histoire, les Maple Leafs lui ont immédiatement accordé une prolongation de six ans évaluée à 12,5 millions de dollars par saison.
75 millions de dollars au total.
Cette signature donne une dimension complètement différente à la transaction. Toronto ne voulait pas simplement louer Marchenko pour une saison. L’organisation vient de l’identifier comme une pièce importante de son avenir.
Pour Hughes, cette situation risque forcément de faire réfléchir.
Le directeur général du Canadien aurait pu tenter de pousser Columbus encore davantage dans les négociations. Plusieurs équipes étaient intéressées, notamment Boston et Toronto, tandis que Montréal était régulièrement mentionné dans le dossier.
Le marché devenait de plus en plus compétitif.
Toronto a finalement sorti Matthew Knies de son coffre-fort pour convaincre Columbus. Le jeune attaquant quitte donc les Leafs en direction de Columbus, tandis que Marchenko s’installe à Toronto.
C’est précisément ce qui rend la situation aussi frustrante pour Montréal.
Le Canadien avait déjà été associé à Knies par le passé. À la dernière date limite des transactions, Montréal aurait notamment exploré la possibilité de mettre la main sur l’attaquant de puissance, avec des espoirs et des choix au repêchage au cœur des discussions.
La transaction ne s’était finalement jamais concrétisée.
Quelques mois plus tard, Knies est encore échangé, mais cette fois contre le joueur que Montréal convoitait également.
Hughes regarde donc deux dossiers qui l’intéressaient se régler dans la même opération.
Le pire n’est toutefois pas nécessairement le départ de Marchenko.
C’est le contrat qu’il vient de signer.
À 12,5 millions de dollars par saison pendant six ans, le Russe obtient une entente qui représente un investissement majeur pour Toronto. Avec l’augmentation attendue du plafond salarial au cours des prochaines années, la valeur réelle de ce contrat pourrait évoluer différemment à mesure que la masse salariale de la LNH grimpera.
Marchenko possède déjà les statistiques pour justifier une grosse mise. Il a marqué 31 buts et récolté 74 points en 2024-2025, avant d’ajouter 27 buts et 67 points en 2025-2026.
Toronto mise donc sur un joueur qui a déjà démontré qu’il pouvait produire régulièrement.
Pour Montréal, le dossier laisse surtout une question derrière lui : fallait-il aller plus loin?
Le Canadien dispose de jeunes joueurs intéressants et de choix au repêchage pour effectuer une transaction importante. Michael Hage était notamment considéré comme une pièce que Hughes ne voulait pas sacrifier dans ce genre de dossier.
Le prix demandé par Columbus était peut-être trop élevé. Une autre formation pouvait également offrir une pièce plus intéressante pour les Blue Jackets.
Rien ne permet donc d’affirmer que Hughes aurait pu conclure cette transaction avec certitude.
Une chose demeure toutefois : Toronto vient de récupérer exactement le type d’attaquant que Montréal cherchait.
Marchenko portera le chandail bleu et blanc. Knies portera celui de Columbus.
Pendant ce temps, le Canadien devra continuer de chercher son prochain gros ajout offensif.
75 millions de dollars viennent de changer le marché.
Pour Hughes, le dossier Marchenko est maintenant terminé. Le véritable défi sera de trouver ce qui vient ensuite.
Ouch...
