Abandonné en public: Zach Benson ne pardonnera jamais à Kent Hughes

Abandonné en public: Zach Benson ne pardonnera jamais à Kent Hughes

Par David Garel le 2026-05-13

Zach Benson veut faire payer le Canadien de Montréal.

Ouch. Cette histoire finit par hanter une organisation.

Toutes les lumières étaient allumées. Et malgré ça, tu passes à côté.

L’histoire de Zach Benson avec les Canadiens de Montréal est une honte.

En 2023, au Combine de la LNH, Benson n’avait même pas essayé de cacher son intérêt pour Montréal. Il ne jouait pas à la game des réponses génériques.

Il n’était pas dans le classique discours du jeune espoir qui prétend qu’il serait heureux “n’importe où”. Non. Lui, il l’avait dit ouvertement : être repêché par Montréal serait « surréaliste ».

Encore plus fort, il avait promis qu’il ferait « tout en son pouvoir pour ramener une coupe Stanley en ville si les dirigeants prenaient une chance sur lui ».

Il voulait être ici.

Il voulait porter ce chandail.

Il voulait jouer devant cette foule.

Mais Kent Hughes l'a rejeté... pour David Reinbacher...

Ouch. Un véritable abandon public.

Trois ans plus tard, il est devenu le cauchemar des Canadiens de Montréal.

Il faut appeler les choses par leur nom : Zach Benson semble jouer cette série avec quelque chose à prouver. Comme si chaque présence était une réponse. Comme si chaque jeu envoyé un message silencieux à l’organisation qui l’a regardé passer.

Tu m’as ignoré? Regardez-moi maintenant.

Et ce qui rend le tout encore plus difficile à avaler pour les partisans, c’est qu’il n’était pas un mystère. On ne parle pas d’un gars sorti de nulle part, d’un coup de circuit improbable au cinquième tour. Benson était identifié partout comme un talent offensif élite.

À 17 ans, il avait terminé au sommet des marqueurs du Ice de Winnipeg avec 98 points en seulement 60 matchs. Pas dans une équipe moyenne. Dans une formation bourrée de talent. Encore plus fou: même à 16 ans, il dominait déjà en séries éliminatoires, terminant premier pointeur de son équipe.

Le talent n’a jamais été la question.

Jamais.

La vraie peur, c’était le gabarit. Cinq pieds dix. À peine 159 livres. Puis ce doute éternel qui obsède certaines organisations : est-ce qu’il est assez explosif? Est-ce qu’il peut créer de la séparation? Est-ce qu’il va survivre physiquement dans la LNH?

Pendant ce temps-là, plusieurs voyaient surtout autre chose : un cerveau hockey exceptionnel.

Un joueur obsédé par le sport.

Un gars incapable de quitter la glace.

Même son entraîneur junior, James Patrick, racontait à quel point Benson était pratiquement impossible à arrêter. Au point où il devait littéralement le sortir de la patinoire pendant les entraînements optionnels.

Il lui interdisait de sauter sur la glace.

Benson suppliait.

Patrick lui donnait dix minutes.

Il restait quinze.

Ce détail-là paraît banal, mais il ne l’est pas. Les grandes organisations cherchent constamment des indices sur le caractère d’un joueur. Sur son obsession du hockey. Sur cette fameuse volonté impossible à enseigner.

Et Benson cochait toutes les cases.

Le gars arrivait à l’aréna avec un sourire, voulait constamment devenir meilleur, parlait déjà comme un joueur déterminé à devenir un homme de confiance.

Pendant ce temps, Montréal avait un besoin criant de talent offensif, de créativité, d’attaque, de mordant.

Et pourtant, les Canadiens de Montréal l’ont laissé filer... pour David "le flop" Reinbacher.

Aujourd’hui, le pire dans tout ça, c’est qu’on dirait presque qu’il joue avec une rancune.

Une rancune sportive.

Une motivation personnelle.

Car ’il ne se contente pas d’être bon contre Montréal. Il semble vouloir les faire payer.

Et honnêtement? Ça se comprend presque.

Imagine être un jeune joueur qui dit ouvertement vouloir jouer pour une organisation. Imagine verbaliser ton rêve. Imagine pratiquement tendre la main.

Puis voir cette équipe dire non merci.

Voilà pourquoi il est si arrogant et veut battre le CH à tout prix.

Tu peux tourner la page publiquement.

Tu peux rester professionnel.

Mais dans ta tête? Tu te souviens que cette équipe t'a snobé.

Quelle honte pour les Canadiens de Montréal.

Benson voulait Montréal.

Il ne voulait pas fuir la pression du marché québécois. Il ne semblait pas intimidé par le Centre Bell. Il parlait déjà comme quelqu’un qui comprenait le poids historique du chandail.

Ce genre de profil, Montréal en cherche constamment.

Culture, identité, dlefameux ADN recherché, Benson incarnait déjà beaucoup de ces qualités-là avant même d’être repêché au 13e rang.

Maintenant, il est de l’autre côté.

Il n’y a rien de plus cruel dans le hockey qu’un joueur que tu as refusé… qui revient ensuite te le faire payer directement au visage.

Zach Benson ne joue pas seulement pour gagner.

Il joue comme quelqu’un qui n’a jamais oublié qu’il voulait être un Canadien de Montréal.