Cauchemar interne à Toronto : Kent Hughes et Mitch Marner ravivent une blessure profonde

Cauchemar interne à Toronto : Kent Hughes et Mitch Marner ravivent une blessure profonde

William Petit Lemay
Le 2026-06-01

Les Maple Leafs de Toronto ne jouent plus depuis plusieurs semaines, mais l’organisation continue malgré tout de faire parler d’elle.

Cette fois, ce sont Kent Hughes et Mitch Marner qui ont remis les projecteurs sur une blessure que plusieurs partisans torontois tentent encore d’oublier.

Lors du bilan de fin de saison du Canadien de Montréal, le directeur général du CH a été questionné sur le rendement de ses vedettes lors de la finale de l’Association de l’Est contre les Hurricanes de la Caroline.

La réponse de Hughes n’est pas passée inaperçue.

Pour défendre ses jeunes joueurs, il a choisi de citer l’exemple de Mitch Marner.

Le patron du Canadien a rappelé qu’il faut parfois être prudent avant de coller une étiquette à un joueur après quelques séries difficiles. Selon lui, un parcours éliminatoire ne définit pas une carrière entière.

Le message visait avant tout à protéger des joueurs comme Nick Suzuki, Cole Caufield ou Juraj Slafkovsky.

Cependant, à Toronto, plusieurs ont immédiatement compris qu’une vieille plaie venait d’être rouverte.

Pendant des années, Mitch Marner a servi de cible favorite auprès d’une partie de la base partisane des Maple Leafs. Malgré ses saisons offensives exceptionnelles, malgré ses productions régulières, les critiques revenaient constamment lorsque l’équipe échouait en séries.

Aujourd’hui, le scénario est complètement différent.

À sa première saison avec les Golden Knights de Vegas, Marner domine les séries éliminatoires.

Avec 21 points en 16 matchs, il mène tous les pointeurs de la Ligue nationale et figure parmi les favoris pour remporter le trophée Conn-Smythe.

Le contraste est difficile à ignorer.

Pendant que Toronto regarde les séries à la télévision, Marner est à quatre victoires de soulever la Coupe Stanley.

Comme si la situation n’était pas déjà assez douloureuse pour les Maple Leafs, l’attaquant vedette a ajouté une couche supplémentaire lundi.

Questionné sur les « moments sombres » qu’il avait évoqués récemment concernant sa carrière, Marner a refusé d’entrer dans les détails pour le moment.

Toutefois, il a lancé une phrase qui fait énormément réagir.

Si Vegas remporte la Coupe Stanley, il serait prêt à raconter publiquement ce qu’il a vécu.

Cette déclaration fait trembler plusieurs observateurs à Toronto.

Après tout, Marner a disputé l’ensemble de sa carrière dans l’uniforme des Maple Leafs avant son départ vers Vegas. Lorsqu’il parle de périodes difficiles, plusieurs font automatiquement le lien avec la pression médiatique, les critiques incessantes et l’environnement unique entourant le club torontois.

Imaginez maintenant le scénario.

Vegas gagne la Coupe.

Marner soulève le trophée.

Marner remporte possiblement le Conn-Smythe.

Puis quelques jours plus tard, il dévoile publiquement ce qu’il a vécu durant ses années chez les Leafs.

Pour une organisation qui tente déjà de tourner la page sur plusieurs déceptions, le coup serait difficile à encaisser.

Les commentaires de Kent Hughes prennent également une autre dimension dans cette histoire.

Le directeur général du Canadien n’a jamais attaqué directement Toronto. Son objectif était simplement de rappeler qu’un joueur élite peut avoir besoin de temps avant de connaître son plein succès en séries éliminatoires.

Marner est devenu l’exemple parfait pour illustrer ce point.

N’empêche que plusieurs partisans des Leafs ont très mal accueilli cette référence.

La frustration est facile à comprendre.

Montréal vient d’atteindre la finale de l’Est avec un noyau encore très jeune.

Toronto, de son côté, cherche toujours les réponses après près d’une décennie de promesses inachevées.

Pendant ce temps, l’ancien joueur le plus critiqué de l’organisation est devenu le visage du succès à Vegas.

Le pire pour les Maple Leafs n’est peut-être même pas derrière eux.

Si les Golden Knights remportent les grands honneurs dans les prochaines semaines, Mitch Marner pourrait finalement raconter sa version complète de l’histoire.

Et à Toronto, plusieurs ne sont probablement pas prêts à entendre ce qu’il a à dire.