On pensait que Normand Flynn avait atteint le fond. Mais non. L’ancien joueur et analyste de RDS vient encore de trouver une façon de creuser.
Cette fois, il s’en prend à David Reinbacher, un défenseur de 21 ans qui est justement en train de gagner sa place à Montréal après un solide camp.
Flynn est allé chez Tony Marinaro et a proposé d’utiliser Reinbacher comme monnaie d’échange pour aller chercher un défenseur droitier établi. Son argument? Il faut profiter de sa valeur maintenant, avant qu’elle ne baisse.
« Si on attend deux ans, il n’aura plus de valeur. Là, il a encore une valeur. D’après moi, tu peux avoir de quoi de bon pour lui. »
Voilà la brillante solution de Flynn.
Cet extrait vidéo va vous donner envie de tout casser:
Le Canadien possède enfin un défenseur droitier de 21 ans, mesurant 6 pi 4 po, capable de défendre, de patiner, de jouer avec calme et de transporter la rondelle.
Il vient de connaître une excellente audition contre les meilleurs joueurs des Maple Leafs, où Derek Lalonde l’a qualifié de l’un des meilleurs défenseurs du Canadien. Deux jours plus tard, Reinbacher a encore bien paru contre Ottawa, cette fois aux côtés de Lane Hutson.
Puis Flynn arrive avec son idée : échangez-le avant qu’il ne perde de la valeur.
C’est exactement le genre d’analyse qui donne envie de fermer la télévision.
Martin St-Louis, lui, a regardé Reinbacher jouer et a vu un défenseur calme, intelligent, capable de bien utiliser son bâton et de prendre de bonnes décisions avec la rondelle.
Lane Hutson l’a qualifié d’excellent. Samuel Montembeault a souligné sa capacité à bien gérer l’écart avec les attaquants adverses. Même Lane Hutson lui-même a expliqué qu’il voyait Reinbacher comme un partenaire idéal, notamment grâce à son jeu défensif, son coup de patin et sa première passe.
Mais Normand Flynn regarde tout ça et veut l’échanger.
À 21 ans.
La réponse du Canadien est justement en train de se dessiner : il va commencer la saison à Montréal.
Et Flynn veut profiter de cette valeur pour le vendre.
C’est exactement le contraire de ce que le Canadien devrait faire.
Montréal possède déjà Hutson et Dobson pour la relance et l’offensive. Ce dont l’équipe a besoin, c’est justement d’un défenseur capable de jouer derrière eux, de gagner ses batailles, de défendre son territoire, de fermer le jeu et de donner une première passe propre.
Reinbacher n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être extrêmement précieux.
Il doit simplement devenir le défenseur droitier que le Canadien espère avoir repêché cinquième au total en 2023.
Et Flynn veut le sortir de l’organisation avant même qu’on sache ce qu’il peut réellement devenir.
Ce n’est pas la première fois que Flynn se retrouve dans une situation aussi ridicule. On se souvient de ses commentaires sur Nick Suzuki, qu’il ne voyait pas avec Équipe Canada, alors qu’il proposait plutôt Claude Giroux, le vétéran fini à la corde.
On se souvient également de ses scénarios d’échange impliquant Suzuki contre Wayne Simmonds, Cole Caufield contre Kyle Palmieri, puis Juraj Slafkovsky contre Pierre-Luc Dubois.
À force, le problème n’est même plus une opinion différente. C'est l'opinion d'un clown de service.
C’est devenu une habitude.
Toujours le même réflexe : prendre un jeune joueur du Canadien, le rabaisser, remettre sa valeur en question et expliquer pourquoi Montréal devrait s’en débarrasser.
Les propos de Flynn passent tellement mal que le Québéc demande son congédiement sur les réseaux sociaux.
Après Suzuki, Caufield, Slafkovsky et maintenant Reinbacher, les partisans ont parfaitement le droit de se demander combien de jeunes joueurs du Canadien devront encore être sacrifiés dans les scénarios de Normand Flynn avant que quelqu’un, chez RDS, se demande s'il mérite de prendre la porte de sortie.
Le problème n’est plus David Reinbacher.
Le problème, c’est Flynn.
Et cette fois, le Québec est rendu à un point de non-retour.
Ce n’est même plus seulement son opinion sur Reinbacher qui dérange. C’est l’accumulation.
Chaque fois que Flynn débarque avec une nouvelle proposition, une nouvelle analyse ou un nouveau scénario qui va complètement à contre-courant de ce que les partisans voient sur la glace, la réaction devient plus forte. Les gens ne comprennent plus pourquoi RDS continue de lui donner autant d’espace.
Soyons honnêtes : Tony Marinaro adore les personnages qui provoquent des réactions. Son podcast fonctionne justement avec des opinions fortes, des débats et des déclarations qui font parler.
Flynn est donc pratiquement le candidat parfait pour venir faire ce qu’il fait déjà à L’Antichambre : prendre une position complètement explosive, provoquer une réaction et laisser les réseaux sociaux s’occuper du reste.
Sauf qu’il y a une limite.
À force de transformer Flynn en bouffon, RDS finit par avoir un problème de crédibilité qui dépasse Flynn lui-même.
C'est devenu tellement gênant que le pauvre Flynn fait pitié.
Le clown de service sacrifié pour quelque clics.
Flynn lance une bombe. Les partisans explosent. Les réseaux sociaux s’enflamment. Les médias reprennent la controverse. Flynn obtient encore plus d’attention.
Cette fois, les partisans ne demandent pas simplement de se moquer du clow.
Ils demandent qu’on arrête le cirque... et qu'on le congédie au plus vite...
