Crise de colère: Brendan Gallagher n’accepte pas la décision de Martin St-Louis

Crise de colère: Brendan Gallagher n’accepte pas la décision de Martin St-Louis

David Garel
Le 2026-05-18

Le suspense aura duré toute la journée à Montréal. Pendant des heures, une seule question revenait partout : Brendan Gallagher allait-il finalement revenir au jeu pour le match numéro sept?

Les émissions d’avant-match, les chroniqueurs, les anciens joueurs, les réseaux sociaux… tout le monde semblait convaincu que le vétéran finirait par enfiler son chandail.

Après tout, quand la saison est sur la ligne, quand l’intensité atteint un autre niveau, quand il faut un guerrier capable de jouer dans la douleur, le nom de Gallagher revient toujours.

Ouch.

La décision finale de Martin St-Louis a pris tout le monde de court... surtout Brendan Gallagher et sa famille.

Au final, c'est Oliver Kapanen qui a pris la place de Joe Veleno.

Oui, le JEUNE Oliver Kapanen. Le pari jeunesse. Le pari vitesse. Le pari fraîcheur. Une décision qui en dit long.

Officiellement, les Canadiens de Montréal n’ont rien confirmé concernant l’état de santé de Joe Veleno. Martin St-Louis continuait de répéter qu’il était disponible.

Mais soyons sérieux : personne n’est naïf. Tout le monde sait que Veleno est commotionné après le coup de coude en plain visage au dernier match,

Mais ce qui fait le plus jaser, ce n’est même pas l’absence de Veleno.

C’est l’absence de Gallagher.

Eric Engels de Sportsnet avait ouvert la porte à un retour possible. Des analystes répétaient que l’expérience du numéro 11 pouvait faire une différence dans un match où chaque présence vaut de l’or.

On rappelait son éthique de travail, son historique en séries, sa capacité à jouer malgré la douleur, sa manière d’amener de l’énergie quand tout semble s’écrouler.

Même ceux qui doutaient de son efficacité reconnaissaient une chose : Brendan Gallagher est bâti pour ce genre de soirée.

Alors imaginez le choc.

Martin St-Louis regarde son vétéran droit dans les yeux… et choisit un jeune joueur à sa place.

Son coeur est brisé.

Selon ce qui circule autour de l’équipe, provenant des infos de Sportsnet, Gallagher aurait trouvé la pilule tellement difficile à avaler.

Gallagher aurait pété une solide coche. Impossible de confirmer exactement sa réaction privée, selon Sportsnet, c'était un choc émotionnel et Gally l'a très mal pris.

On parle même d'une crise de colère.

Une crise... de la fin?

Encore une année à 6,5 M$ par année, son rôle est mort, son corps a encaissé des années de guerre. Et voilà maintenant qu’au match le plus important de l’année, celui où l’expérience est censée primer, son entraîneur décide qu’Oliver Kapanen donne une meilleure chance aux Canadiens de Montréal.

Le message est violent.

Lors de l’avant-match de Hockey Night in Canada, l’idée d’un avenir incertain pour Gallagher a de nouveau été évoquée, certains analystes rappelant que l’organisation devra éventuellement prendre des décisions difficiles avec le vétéran.

Le malaise vient d'exploser à la télévision nationale.

Une pensée impossible à ignorer commence à flotter dans l’air : si Gallagher ne joue même plus un match numéro sept dans ce contexte précis… est-ce qu’on est en train d’assister à la fin?

Gallagher a tout donné aux Canadiens de Montréal. Littéralement. Son corps est un champ de bataille. Mains fracassées. Mâchoire abîmée. Douleurs constantes. Il a saigné pour ce chandail.

Malgré ça, le hockey reste cruel.

Le hockey ne récompense pas toujours le passé.

Il récompense ce qui peut aider ce soir.

Et ce soir, Martin St-Louis ouvre la porte à un rachat de contrat cet été.

Pour Brendan Gallagher, le cauchemar est commencé depuis longtemps: il sait qu'il n'est plus un joueur de la LNH.

Cet été. Le cauchemar prendra fin... avec un rachat de contrat...