Déclaration inquiétante sur Samuel Montembeault: une prise de poids qui fait jaser

Déclaration inquiétante sur Samuel Montembeault: une prise de poids qui fait jaser

Par David Garel le 2026-04-17

Une déclaration d’Elliotte Friedman a mis le feu aux poudres à quelques jours du début de la série entre les Canadiens de Montréal et le Lightning de Tampa Bay.

En évoquant la possibilité de voir Montréal utiliser deux… voire trois gardiens au cours d’un long parcours éliminatoire, l’informateur a ouvert une porte que personne, honnêtement, ne voyait encore exister. Et forcément, ça a ramené un nom au centre du débat : Samuel Montembeault.

Friedman affirme même que Samuel Montembeault est l'un des meilleurs gardiens de la LNH à ses 10 derniers matchs.

Le problème, c’est que cette idée-là ne colle pas avec la réalité actuelle de l’équipe.

Parce que dans les faits, la hiérarchie est déjà établie. Jakub Dobeš va amorcer la série. Derrière lui, Jacob Fowler est prêt à embarquer si jamais ça tourne mal.

Ce duo, c’est celui que l’organisation a choisi au moment le plus critique de la saison. C’est une décision concrète prise alors que chaque match comptait.

Il a perdu le filet au moment où la pression a monté, malgré le fait que le club se battait pour sa place en séries. Si les entraîneurs avaient senti qu’il donnait la meilleure chance de gagner, il aurait joué. C’est aussi simple que ça.

Dans la LNH, surtout à ce moment de l’année, tu ne fais pas de politique. Tu joues ton meilleur gardien. Et ce n’était plus lui.

Les chiffres racontent une partie de l’histoire: un taux d’efficacité de ,872 sur une séquence importante, une moyenne de 3,43, mais ils ne disent pas tout.

Ils ne montrent pas les buts accordés à des moments critiques, ni l’impression générale de perte de contrôle dans le filet. Et surtout, ils ne montrent pas le geste le plus parlant de tous : son passage à Laval pour tenter de se reconstruire avec Marco Marciano.

Il est revenu encore pire qu'avant. Et même si Marciano est maintenant le coach des gardiens du CH, Montembeault est encore au fond du trou.

Pendant ce temps-là, tout a bougé autour de lui.

Fowler a débarqué avec calme et une technique digne de Carey Price, affichant des performances solides et une présence rassurante malgré son jeune âge.

Dobeš, lui, a complètement ajusté son jeu, devenant plus compact, plus en contrôle, et surtout capable de voler des matchs dans un contexte de pression maximale. Deux trajectoires qui montent… pendant que celle de Montembeault s’efface.

Et même visuellement, l'image a choqué lors de ses dernières apparitions. Un visage plus marqué, des traits tirés, une fatigue évidente qui n’a échappé à personne.

Certains y voient les effets d’un travail intense, d’autres parlent du poids mental d’une saison qui a dérapé. Peu importe l’explication, l’image projetée n’est pas celle d’un gardien prêt à reprendre le contrôle d’une série éliminatoire.

Certains détails n’ont pas échappé aux observateurs dans les dernières semaines, dont Friedman.

Sur les plus récentes images diffusées par le Canadien, plusieurs ont remarqué un changement physique chez Montembeault, notamment au niveau du visage, qui semble plus rond, plus gras en-dessous du menton.

Ça peut s’expliquer de mille façons, moins de charge d’entraînement et de match, rythme chamboulé, le fait qu'il mange ses émotions avec trop de nourriture vs son temps passé sur la glace.

Dans un marché comme Montréal, ce genre de détail devient rapidement un symbole. Un symbole d’un joueur qui n’est pas dans le même état que ceux qui sont en pleine montée.

C’est pour ça que l’idée qu'il joue en série est ridicule.

Parce qu’en séries, tout se simplifie. Tu mises sur un numéro un. Tu ajustes avec un deuxième si nécessaire. Mais un troisième gardien, ça n’entre en jeu que dans des scénarios extrêmes. Et en ce moment, rien dans la gestion du Canadien n’indique que Montembeault est à une décision près de redevenir un facteur.

Il reste respecté dans le vestiaire, apprécié pour son attitude, mais sur la glace, la réalité est beaucoup plus froide : il n’est plus dans les plans.

Point final. Mais si on a un conseil à lui donner, c'est qu'il retrouve une discipline d'entraînement et de nutrition.

S'il veut qu'une autre équipe lui fasse confiance la saison prochaine, il est mieux de se réveiller.