Départ pour Toronto: Alexander Zharovsky trahi par Kent Hughes

Départ pour Toronto: Alexander Zharovsky trahi par Kent Hughes

David Garel
Le 2026-06-04

Pauvre Alexander Zharovsky.

Plus les informations sortent, plus le sentiment de malaise grandit autour du jeune espoir russe.

D’un côté, son agent Nikita Filatov vient de confirmer ce que les partisans du Canadien espéraient entendre : Zharovsky passera environ 40 jours à Montréal cet été afin de s’entraîner aux côtés d’Ivan Demidov, rencontrer les entraîneurs de l’organisation, découvrir les installations du club et poursuivre son intégration au sein de la famille du Canadien.

Il va habiter chez Demidov, celui qu'il considère comme un frère depuis sa tendre enfance.

C’est exactement le genre de démarche qu’une organisation met en place lorsqu’elle croit énormément à un jeune joueur.

On veut qu’il crée des liens.

On veut qu’il s’attache à la ville.

On veut qu’il développe une relation avec les entraîneurs.

On veut qu’il se sente chez lui avant même d’arriver officiellement en Amérique du Nord.

Puis soudainement, quelques jours plus tard, on apprend qu’il aurait fait partie de l’une des plus grosses offres de transaction préparées par Kent Hughes.

Selon David Pagnotta, le Canadien était prêt à envoyer Alexander Zharovsky, un autre espoir de premier plan (qui n'est pas David Reinbacher ou Michael Hage0 ainsi que deux choix de première ronde aux Maple Leafs de Toronto pour obtenir Matthew Knies.

Et c’est là que le dossier devient difficile à comprendre.

Comment expliquer qu’une organisation investisse autant d’énergie dans l’intégration d’un jeune joueur tout en étant prête à l’utiliser comme pièce importante dans une transaction?

Comment expliquer qu’on demande à Ivan Demidov de servir pratiquement de mentor à un espoir que l’on était possiblement prêt à envoyer chez le plus grand rival du Canadien quelques semaines auparavant?

C’est ce qui fait jaser aujourd’hui.

Personne ne remet en question la valeur de Matthew Knies.

À 23 ans, il représente exactement le type de joueur que toutes les équipes recherchent. Gros, rapide, capable de marquer, capable de jouer physiquement et déjà établi dans la LNH.

Mais le signal envoyé à propos de Zharovsky demeure particulier.

Surtout lorsqu’on ajoute un autre élément à l’équation.

Le prix demandé à la date limite des transactions n’est plus le même aujourd’hui.

À l’époque, les deux choix de première ronde du Canadien possédaient davantage de valeur.

Depuis, Montréal a effectué un long parcours éliminatoire.

Le choix du Canadien est maintenant beaucoup moins attrayant puisqu’il se retrouve au 28e rang au total.

La dynamique a changé.

Mais on peut aussi dire que la valeur de Zharovsky a augmenté.

Chaque mois qui passe, son potentiel devient plus intéressant.

Chaque présence aux côtés de Demidov cet été nourrira l’imagination des partisans.

Chaque vidéo publiée des ses "highlights" en Russie attire davantage d’attention.

Kent Hughes a déjà affirmé qu'il reviendrait à la charge dans le dossier Matthew Knies.

Quand les journalistes lui ont demandé s'il allait ré-entamer à nouveau les négos de la fameuse transaction mystère, Hughes a répondu oui.

Et comme tout le monde sait que le fameux mystère est Matthew Knies, cela veut dire que Hughes proposera à nouveau Zharovsky, deux choix de 1re ronde et un espoir qui n'est pas David Reinbacher ou Michael Hage.

L'espoir est-il Bryce Pickford? Il faudra plus pour convaincre le nouveau DG des Leafs, John Chayka.

Mais on raconte que Chayka adore le profil de Zharovsky.

Wow.

Et pendant ce temps, l’image demeure étrange.

Alexander Zharovsky arrive à Montréal pour apprendre le système du Canadien.

Il va s’entraîner avec Ivan Demidov.

Il va rencontrer les entraîneurs.

Il va créer des liens avec l’organisation.

Puis au même moment, plusieurs se demandent encore s’il pourrait servir de monnaie d’échange dans la prochaine grosse transaction de Kent Hughes.

C’est ce qui rend ce dossier aussi inconfortable.

Le Canadien agit comme s’il préparait son avenir avec lui.

Mais les rumeurs de transaction racontent une histoire complètement différente.

Kent Hughes est tellement sans pitié. Faire voyager le kid à Montréal... pour l'envoyer à Toronto? C'est ce qui s'appelle une trahison sans aucune pitié.

C'est comme si tout était écrit d'avance. Son billet d'avion Montréal-Toronto est-il réservé?

Il faudrait appeler un contact... chez Air Canada.