Le dossier Arber Xhekaj continue d’alimenter les discussions partout dans la LNH.
Toujours sans contrat avec le Canadien, le défenseur demeure au cœur de nombreuses rumeurs de transaction. Philadelphie, Calgary, Seattle, Toronto et plusieurs autres formations ont été associées à son nom depuis le début de l’été. Une nouvelle réflexion avancée par Jeff Marek vient toutefois changer complètement la façon de voir ce dossier.
Dans son balado The Sheet, le réputé analyste a expliqué qu’un joueur comme Arber Xhekaj ne devrait jamais être échangé dans la même association, encore moins dans la même division...
Évidemment, il ne s’agit pas d’une information provenant du Canadien ni d’une décision de Kent Hughes. C’est l’opinion de Jeff Marek. Son raisonnement mérite tout de même qu’on s’y attarde.

Xhekaj n’est pas un défenseur comme les autres.
Le Shérif apporte une dimension physique que très peu de joueurs possèdent dans la LNH actuelle. Sa capacité à protéger ses coéquipiers, à changer le ton d’un match avec une mise en échec ou à répondre présent lorsque la situation dégénère fait de lui un joueur unique.
Imaginer un tel joueur affronter le Canadien quatre ou cinq fois par saison sous les couleurs d’un rival direct représente un scénario que plusieurs directeurs généraux préféreraient probablement éviter.
Voilà pourquoi les propos de Marek font réfléchir.
Si Kent Hughes décidait un jour de tourner la page, privilégier une équipe de l’Association de l’Ouest deviendrait peut-être une option beaucoup plus logique qu’un échange avec Toronto ou Philadelphie.
Cette théorie enlèverait rapidement plusieurs destinations populaires des discussions.
Les Maple Leafs ont déjà démontré de l’intérêt dans le passé.
Les Flyers reviennent régulièrement dans les rumeurs.
Pourtant, selon la logique présentée par Marek, renforcer un adversaire que Montréal pourrait retrouver constamment sur son chemin serait une décision difficile à justifier.
À l’Ouest, les possibilités demeurent nombreuses.
Des équipes comme Calgary, Seattle, Chicago ou même certaines formations de la division Centrale pourraient représenter des partenaires beaucoup plus naturels si le Canadien choisissait finalement de bouger.
Encore une fois, rien n’indique que Kent Hughes prépare une transaction.
Le directeur général poursuit toujours les négociations avec le clan Xhekaj afin de régler son statut de joueur autonome avec compensation. Les deux parties continuent de discuter d’une nouvelle entente, même si aucun terrain d’entente n’a encore été annoncé.
Pendant ce temps, les spéculations continuent de prendre de l’ampleur.
Plus les jours passent sans signature, plus chaque déclaration d’un analyste ou d’un journaliste relance le débat sur son avenir.
Cette situation demeure particulière lorsqu’on pense à la popularité du Shérif auprès des partisans montréalais.
Peu de joueurs réussissent à créer un lien aussi fort avec le Centre Bell. Chaque présence sur la glace est accueillie par une énergie différente, justement grâce à son style de jeu, à son intensité et à sa volonté de défendre ses coéquipiers.
Le paradoxe demeure toutefois bien réel.
Malgré cet amour des amateurs, Martin St-Louis ne lui a jamais confié un rôle pleinement établi. Son temps de glace a souvent varié, il a été laissé de côté à plusieurs reprises et son utilisation continue de faire débattre.
Voilà pourquoi son nom revient aussi souvent dans les scénarios de transaction.
Si le Canadien croit toujours en son potentiel, une signature finira probablement par arriver avant le camp d’entraînement.
Dans le cas contraire, les équipes intéressées continueront d’appeler Kent Hughes.
Une chose paraît certaine à la lumière des propos de Jeff Marek : si Arber Xhekaj devait réellement quitter Montréal, plusieurs croient que le Canadien ferait tout pour éviter de le revoir trop souvent… surtout dans l’Est.
