Artemi Panarin intervient auprès d'Alexander Zharovsky : le Russe doit s'éloigner de Montréal

Artemi Panarin intervient auprès d'Alexander Zharovsky : le Russe doit s'éloigner de Montréal

André Soueidan
Le 2026-08-06

Drôle de scène en Russie… alors que Montréal rêve déjà au jour où Alexander Zharovsky enfilera enfin l'uniforme du Canadien, ceux qui le côtoient au quotidien semblent avoir un tout autre objectif.

Leur message est clair… ralentir l'engouement avant qu'il ne devienne un poids.

Les images qui circulent depuis quelques jours parlent d'elles-mêmes.

Lors du prestigieux Match de l'année à Saint-Pétersbourg, Zharovsky partageait la glace avec plusieurs des plus grandes vedettes russes de la LNH et de la KHL.

Artemi Panarin était évidemment de la fête, tout comme Kirill Kaprizov, Matvei Michkov, Mikhaïl Sergachev et plusieurs autres grands noms.

Dans une séquence qui fait sourire, Panarin s'amuse avec le jeune espoir du Canadien.

Il le taquine devant les caméras, lui rappelant qu'on entend parler de lui partout et que les regards sont déjà braqués sur sa personne.

Le ton est léger, presque fraternel, mais le message est révélateur.

Même les plus grandes vedettes russes savent que Zharovsky est devenu l'un des jeunes joueurs les plus surveillés de sa génération… notamment à cause de Montréal.

Cette petite scène prend aujourd'hui une tout autre dimension à la lumière des déclarations de Viktor Kozlov.

L'entraîneur du Salavat Ioulaïev a récemment accordé une entrevue au média russe Match TV dans laquelle il a lancé un avertissement très clair.

Il ne veut tout simplement pas que son jeune attaquant pense au Canadien pendant la prochaine saison.

Pour Kozlov, le moment n'est pas venu de rêver au Centre Bell, aux partisans montréalais ou à la LNH.

Son joueur est encore sous contrat en Russie et il doit consacrer toute son énergie au Salavat.

Le vétéran entraîneur reconnaît volontiers que Zharovsky attire énormément d'attention.

À ses yeux, cette popularité est arrivée très rapidement pour un joueur aussi jeune. Même s'il apprécie le talent de son attaquant, il estime que tout le bruit qui l'entoure peut rapidement devenir un piège.

Ce n'est pas un hasard si ses propos tournent tous autour du même thème.

Kozlov veut protéger son joyau.

Le contraste est tout de même fascinant.

Quelques jours auparavant, Zharovsky se retrouvait au centre d'un immense événement réunissant l'élite du hockey russe.

Panarin le taquine publiquement au sujet de toute cette attention qui l'entoure. Les réseaux sociaux s'enflamment.

Les vidéos circulent partout.

Les amateurs du Canadien dissèquent chacune de ses présences sur la glace.

Puis arrive Kozlov, qui demande pratiquement à tout le monde d'appuyer sur le frein.

Le message est simple. Oubliez Montréal pendant quelques mois.

On comprend facilement son raisonnement. Plus les attentes grandissent, plus la pression risque d'accompagner chacune des performances du jeune ailier.

Une mauvaise séquence pourrait rapidement être interprétée comme un recul alors qu'il poursuit simplement son développement dans l'une des meilleures ligues au monde.

Cette approche est loin d'être nouvelle en Russie.

Plusieurs entraîneurs préfèrent garder leurs meilleurs espoirs concentrés sur le présent plutôt que sur une éventuelle carrière en Amérique du Nord.

Les exemples de jeunes joueurs qui se sont laissés distraire par tout le bruit médiatique existent déjà, et Kozlov n'a visiblement aucune intention de voir Zharovsky emprunter cette voie.

Pendant ce temps, Montréal continue de patienter.

Le Canadien sait très bien ce qu'il possède entre les mains.

Zharovsky demeure l'un des plus beaux espoirs de l'organisation et son amitié avec Ivan Demidov ne fait qu'alimenter l'enthousiasme des partisans.

Chaque nouvelle vidéo, chaque apparition publique, chaque commentaire venu de Russie devient aussitôt matière à discussion.

Voilà pourquoi cette histoire retient autant l'attention.

Même Artemi Panarin s'amuse désormais avec la popularité grandissante du jeune espoir… tandis que son entraîneur tente exactement l'inverse en lui rappelant que la seule chose qui compte aujourd'hui est la prochaine saison avec le Salavat Ioulaïev.

Entre les éclats de rire de Panarin et la prudence de Kozlov, Alexander Zharovsky découvre déjà ce qui l'attendra lorsqu'il mettra finalement les pieds à Montréal.

La pression a commencé bien avant son arrivée.

À suivre…