Énorme revirement de situation dans le dossier Chris Kreider. Alors qu’il y a à peine quelques jours, Boston semblait être la destination presque parfaite pour l’attaquant de 35 ans, voilà que le discours commence à changer complètement.
Kreider est maintenant officiellement joueur autonome après avoir passé le ballottage, il cherche une équipe dans l’Est et surtout, il veut maximiser ses chances de gagner la Coupe Stanley. Et c’est précisément là que le Canadien de Montréal revient en force.
Parce que oui, Boston avait tout pour séduire Kreider sur papier. Il est né à Boxford, au Massachusetts. Il a grandi dans la région de Boston. Il a joué à Boston College. Sa famille est là. Son histoire est là. Son réseau est là. Et les Bruins ont besoin d’attaquants capables d’ajouter du punch à leur top-9. C’était donc extrêmement facile d’imaginer Kreider retourner chez lui pour terminer sa carrière.
Sauf qu’il y a un problème : Boston n’est pas assez proche de la Coupe.
Jimmy Murphy, journaliste réputé de Boston, a discuté du dossier avec Pierre McGuire et le sujet est devenu particulièrement intéressant.
Pendant qu’on imaginait les Bruins comme une destination naturelle à cause de ses racines, le véritable critère de Kreider est beaucoup plus simple : où est-ce que j’ai réellement une chance de gagner?
Comme c’est le critère numéro un, Boston vient de perdre énormément de terrain.
Il faut rappeler que Kreider n’est plus un jeune joueur qui cherche simplement le plus gros contrat possible. Il a 35 ans. Il a passé toute sa carrière à courir après cette fameuse Coupe Stanley sans jamais la soulever.
Il a connu les Rangers, les séries, les grandes déceptions, puis une nouvelle aventure à Anaheim. Maintenant qu’il est libre de choisir sa prochaine destination, il peut enfin contrôler le dernier chapitre de sa carrière.
Et il ne veut probablement pas simplement rentrer à la maison.
Il veut gagner.
C’est exactement ce qui rend Montréal aussi croustillant comme rôle de favori dans ce dossier.
Le Canadien sort d’une saison de 106 points, s’est qualifié pour les séries et possède une jeune équipe qui entre maintenant dans une fenêtre où elle peut commencer à penser sérieusement à la Coupe Stanley. Kreider ne débarquerait donc pas à Montréal pour participer à une reconstruction interminable. Il arriverait dans une formation qui veut franchir un autre cap.
Sportsnet reconnaît d’ailleurs que Montréal fait du sens sur papier : le Canadien possède l’espace salarial, pourrait utiliser un autre marqueur et aurait besoin d’un joueur capable d’aller au filet et d’apporter de la robustesse.
Et il y a surtout une autre carte que Kent Hughes peut jouer.
Martin St-Louis.
Le lien entre les deux hommes est réel. St-Louis a été le coéquipier de Kreider à New York. Jeff Gorton le connaît également très bien depuis son passage chez les Rangers. Jim Ramsay, membre important de l’environnement du Canadien en tant que préparateur physique, connaît lui aussi Kreider. Montréal n’est donc pas une destination complètement étrangère pour lui.
Et Renaud Lavoie a même rapporté une anecdote qui enflamme le Québec : il y a deux ans, alors que les Rangers traversaient une période difficile, Kreider aurait lancé aux joueurs du Canadien, en passant devant leur banc : « Pouvez-vous, SVP, faire mon acquisition? »
Boston commence à avoir un sérieux problème.
L'ancien joueur de la LNH, Mike Rupp, a justement parlé de cette possibilité et a reconnu que Montréal faisait énormément de sens pour Kreider.
@dailyfaceoff "Montreal make a ton of sense for me..." - @Rupper17 Would Chris Kreider be a good fit with #GoHabsGo? The guys discuss the best landing spots for the former #NYR.
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Il a rappelé que le vétéran devrait encore être capable de marquer une vingtaine de buts et, surtout, que les relations qu’il possède à Montréal rendent cette destination particulièrement logique.
« Si on parle de revenir dans l’Est, de vouloir gagner… honnêtement, et Arthur l’a mentionné, les relations. Montréal fait énormément de sens pour moi. »
Montréal contre Boston.
La maison contre la Coupe.
Pendant quelques jours, à Boston, on s’est permis de rire de Martin St-Louis qui avait déjà contacté son chum au téléphone.
On imaginait déjà la scène : l’ancien coéquipier de Chris Kreider décroche son téléphone, tente de convaincre son vieux compagnon de route de venir à Montréal, lui vend le projet du Canadien, la passion du Centre Bell, les jeunes vedettes, la possibilité de gagner… et les Bruins regardaient tout ça avec un petit sourire en coin, convaincus que Kreider allait évidemment choisir Boston.
L’appel de St-Louis devient beaucoup moins ridicule. Il n’appelait pas pour rien. Il connaissait son ancien coéquipier, il savait ce que Kreider pouvait apporter et il pouvait lui présenter un projet qui correspond parfaitement à la dernière ambition de sa carrière.
Boston peut bien rire de nous. Reste que Martin St-Louis y croit dur comme fer.
