Honte à Gary Bettman : le scandale Josh Norris explose dans toute la LNH

Honte à Gary Bettman : le scandale Josh Norris explose dans toute la LNH

Par William Petit Lemay le 2026-05-11

La Ligue nationale vient encore une fois de s’embarquer dans une controverse qu’elle aurait facilement pu éviter.

Depuis dimanche soir, une question revient partout chez les amateurs de hockey :

Comment Josh Norris a-t-il pu éviter une suspension?

Le joueur des Sabres de Buffalo a distribué deux coups dangereux à l’endroit de Zachary Bolduc pendant la mêlée de fin de match entre le Canadien de Montréal et les Sabres. Deux gestes clairement ciblés contre un joueur vulnérable, incapable de réellement se défendre dans la séquence.

Pourtant, aucune suspension.

Rien.

Pendant ce temps, Arber Xhekaj reçoit une amende maximale de 3385 dollars pour son coup de poing envers Sam Carrick. Beck Malenstyn est aussi puni financièrement pour sa collision contre Jakub Dobes.

Mais Josh Norris?

Complètement blanchi.

C’est précisément ce qui fait exploser la colère partout dans la LNH actuellement.

La comparaison avec Ridly Greig devient impossible à ignorer. Il y a quelques jours à peine, le joueur des Sénateurs d’Ottawa recevait une suspension de deux matchs après avoir asséné un uppercut à Sean Walker pendant une mêlée contre les Hurricanes de la Caroline.

Le parallèle saute aux yeux.

Dans les deux situations, un joueur profite du chaos d’une altercation pour lancer un coup dangereux à un adversaire vulnérable. Dans les deux cas, la victime ne peut pratiquement pas se protéger. Dans les deux cas, les images deviennent virales instantanément.

Mais la conclusion du département de la sécurité des joueurs change complètement.

Greig est suspendu.

Norris repart sans la moindre conséquence.

Voilà pourquoi Gary Bettman se retrouve encore une fois au cœur d’un énorme scandale.

Depuis des années, les partisans des équipes canadiennes ont l’impression que les décisions disciplinaires manquent de cohérence lorsque les marchés américains sont impliqués. Cette impression vient de reprendre énormément de force avec ce dossier.

Buffalo est actuellement l’un des marchés que la Ligue nationale rêve de voir avancer loin en séries éliminatoires. Une rivalité contre Montréal génère des cotes d’écoute gigantesques des deux côtés de la frontière. L’ambiance est électrique. Les émotions débordent constamment.

Et soudainement, l’un des joueurs importants des Sabres évite complètement une suspension malgré des images difficiles à défendre.

Le message envoyé par la ligue devient incompréhensible.

Comment expliquer aux joueurs qu’un geste mérite deux matchs de suspension une semaine… puis aucune sanction quelques jours plus tard pour une séquence semblable?

C’est précisément ce qui détruit la crédibilité du département de la sécurité des joueurs année après année.

Les amateurs peuvent accepter une décision sévère.

Ils peuvent accepter une décision plus clémente.

Mais ils veulent au minimum une logique claire.

Présentement, personne ne comprend où se trouve cette logique.

Le plus ironique dans cette histoire, c’est que plusieurs analystes avaient immédiatement affirmé dimanche soir que Norris risquait fort de recevoir la même punition que Greig. Les réseaux sociaux étaient remplis de comparaisons vidéo entre les deux séquences.

Même plusieurs partisans neutres trouvaient difficile de défendre le joueur des Sabres.

La ligue avait pourtant une occasion parfaite d’envoyer un message clair avant que cette série devienne complètement hors de contrôle physiquement.

Au lieu de calmer les tensions, cette décision vient pratiquement alimenter davantage la frustration entre les deux équipes.

Le Canadien revient maintenant au Centre Bell avec une foule déjà survoltée, une rivalité qui devient de plus en plus personnelle et des partisans qui ont l’impression que la LNH protège Buffalo.

Ça ajoute encore plus d’essence sur le feu.

Une chose est certaine : si un joueur du Canadien pose exactement le même geste dans les prochains matchs sans être suspendu, personne ne pourra parler de cohérence.

Et si la ligue décide soudainement de sévir plus sévèrement contre Montréal?

Le scandale deviendra encore plus énorme.

Gary Bettman voulait probablement éviter une autre controverse.

Finalement, il vient peut-être de créer l’une des plus grosses de ces séries éliminatoires.