Stéphane Waite est devenu l'ennemi public numéro un au Québec.
Wow. On assiste au malaise de l'année.
En plein cœur d’une guerre ouverte entre les Canadiens de Montréal et les Sabres de Buffalo, alors que la tension déborde à chaque présence, alors que les mises en échec sont violentes, que les bancs se provoquent et que les gardiens deviennent eux-mêmes des personnages principaux de cette bagarre de rue… voilà que Stéphane Waite décide essentiellement de venir gâcher le party.
Et pas à peu près.
Waite a carrément laissé entendre sur les ondes de RDS que Jakub Dobeš allait trop loin avec son attitude. Trop cocky. Trop baveux. Trop arrogant.
Sérieusement?
De quoi on parle exactement?
Parce qu’en ce moment, Dobeš est littéralement un des visages de cette série. Le gars carbure au chaos. Il adore le bruit. Il aime les émotions. Et surtout : il arrête les rondelles.
Mais malgré ça, Waite n’a pas aimé la scène où Dobeš est allé provoquer le banc adverse.
« Il y a une ligne entre être confiant et être baveux. Cette ligne-là, il ne faut pas la traverser. À un moment donné, ça va te revenir dans la face. »
Il va même plus loin en affirmant que ses coéquipiers sont tannés de son arrogance:
« Il y a probablement des coéquipiers qui n’aiment pas ça. Parce qu’à un moment donné, ça crée des étincelles et ça met de l’huile sur le feu. Comme joueur, c’est toi qui dois aller éteindre les incendies. Ce n’est pas Dobeš qui va aller se battre. Ce sont ses coéquipiers qui vont devoir aller à la guerre pour lui. »
On vous avertit: cette vidéo va vous donner envie de tout casser tellement les propos de l'ancien coach de Carey Price... nous lève le coeur:
Une chose qu’il déteste chez Dobeš?
Son côté théâtral devant le filet.
« Aussitôt qu’il se fait frôler, il tombe comme si on venait de lui rentrer dedans. À un moment donné, les arbitres vont arrêter de te croire. Quand ça va être vrai, tu ne seras plus crédible. »
Wow.
Et il continue à faire rouler sa mauvaise langue:
« Garder les buts, c’est déjà assez compliqué. Commencer à jouer ces jeux-là, à un moment donné, ça devient lourd dans ta tête. »
« Un gardien de but ne peut pas traverser cette ligne-là. Tu deviens trop vulnérable et tu donnes énormément de motivation à l’adversaire. »
« Tu es un jeune gardien dans la ligue. Commence pas ça. »
Le timing de cette sortie-là est horrible.
Parce qu’on ne parle pas ici d’un gardien qui s’écroule. On parle d’un gardien qui domine la série, qui semble mentalement intouchable, qui revient fort après les défaites et qui, visiblement, adore cette rivalité contre Buffalo.
Même ses collègues sur le plateau n’étaient pas totalement d’accord avec lui. Martin Lemay se retenait pour ne pas l'envoyer promener. (il a trop de classe notre chum Martin).
Le point soulevé était simple : tant qu’il arrête les rondelles… pourquoi vouloir éteindre ce feu-là?
Pourquoi vouloir calmer un gardien qui semble justement performer parce qu’il est émotionnellement investi?
On l’a vu avec certains grands compétiteurs dans l’histoire. Certains athlètes ont besoin de provoquer. Ont besoin de se nourrir de haine. Ont besoin de cette pression-là.
Et Dobeš semble clairement faire partie de cette catégorie.
Waite veut à un style plus contrôlé, plus froid, plus calculé.
Il évoque même Carey Price et Patrick Roy.
« Carey Price pouvait être cocky, mais de la bonne façon. Il rentrait dans la tête des adversaires sans aller défier le banc adverse. »
« Patrick Roy faisait un clin d’œil, jouait avec les gars, mais il n’allait pas défier le banc adverse. »
Sauf qu’il y a un problème avec cet argument.
Dobeš n’est pas Carey Price, ni Roy. Il est lui-même et le Québec l'adore comme ça.
Et surtout, cette série n’a rien d’une série normale.
C’est la guerre.
On frappe.
On provoque.
On se déteste.
Même Arber Xhekaj se fait critiquer par Waite pour son coup de poing, alors qu’on est en plein hockey de séries où les émotions débordent constamment.
« Oui, c’est du hockey de séries et les émotions débordent, mais il faut faire attention à ne pas franchir certaines lignes inutiles. »
« À un moment donné, il faut arrêter d’ajouter de l’huile sur le feu. Comme joueur, tu veux calmer certaines situations, pas constamment les faire exploser. »
À écouter Waite, on aurait presque l’impression qu’il voudrait une série propre, calme, contrôlée.
Traiter le héros du Québec entier d'arrogant? Puis traiter le shérif de joueur sale?
Yark.
Et la cerise sur le sundae?
Il affirme que la série Montréal-Buffalo est la plus plate de toute la LNH:

Alors qu'on assiste à l'une des rivalités les plus explosives des présentes séries…
Les fans du CH ne pardonneront jamais à Stéphane Waite.
Rabaisser Dobes et Xhekaj dans la même sortie publique... il faut être un traître.
Waite ne fait pas partie de la gang. Pire encore... il est devenu notre ennemi...
Il regrettera ses propos déplacés... pour l'éternité...
