Image incriminante : Francis Charron pris la main dans le sac

Image incriminante : Francis Charron pris la main dans le sac

Par André Soueidan le 2026-05-02

Une image… et tout bascule.

Depuis 24 heures, ce n’est même plus le but gagnant du Lightning qui alimente les discussions.

Ce n’est même plus l’obstruction sur Kirby Dach quelques secondes avant la fin.

Non. Ce qui circule partout, ce qui fait exploser les réseaux sociaux, c’est cette photo figée dans le temps.

Une image claire. Trop claire.

On y voit Ivan Demidov en pleine percée, en train de tricoter entre les joueurs du Lightning, comme il l’a fait toute la soirée. Une séquence électrisante, un moment où le Centre Bell sentait que quelque chose pouvait arriver… et soudainement, tout s’arrête.


Pas à cause d’un arrêt de jeu. Pas à cause d’un tir raté.

À cause de deux bâtons.

Deux joueurs du Lightning qui ferment littéralement leurs bâtons sur les poignets de Demidov, comme une paire de ciseaux. Le geste est net. Visible. Impossible à ignorer une fois l’image arrêtée. Et pourtant… rien.

Ou plutôt si.

Une punition.

Mais pas du bon côté.

C’est Demidov qui s’en va au banc.

Trois minutes à faire au match, 0-0, un moment où chaque détail peut décider d’une série… et la décision tombe du côté le plus incompréhensible. Une pénalité pour obstruction sur le gardien. Comme si le geste principal n’avait jamais existé.

Comme si l’accrochage n’avait jamais eu lieu.

Et c’est là que les noms de Francis Charron et Jon McIsaac reviennent dans toutes les conversations.

Parce que cette image-là… elle les place directement au centre de la controverse.

Pas dans une zone grise. Pas dans une interprétation difficile. Dans quelque chose de concret. De figé. De vérifiable. Une séquence où tout le monde voit la même chose… sauf ceux qui doivent la voir en direct.

La frustration ne vient pas seulement du call.

Elle vient du moment.

Même PK Subban avoue que même s'il y avait de l'obstruction envers le gardien, tu ne call pas ça au match numéo 6 à 3 minutes de la fin.


Parce que dans un match numéro 6, à Montréal, dans une série aussi serrée, ce genre de décision change tout. Le Canadien poussait. Le Canadien dominait. Le Canadien avait les meilleures chances de marquer depuis le début de la rencontre.

Et au lieu de se retrouver en avantage numérique, ou au minimum de rester à forces égales… l’équipe se retrouve à court d’un homme.

Ce n’est pas un détail.

C’est un basculement.

Évidemment, il faut le dire. Le Canadien n’a pas perdu ce match uniquement à cause des arbitres. Les occasions étaient là. Les buts n’ont pas été marqués. Cole Caufield a cherché le jeu parfait. Juraj Slafkovsky a raté sa chance en prolongation. Nick Suzuki n’a pas réussi à faire la différence au moment clé.

Cette série, le Canadien l’a souvent contrôlée… sans la fermer.

Mais cette image-là vient ajouter une couche.

Une couche de frustration légitime.

Parce qu’au-delà du résultat, c’est la sensation d’injustice qui reste. Celle de voir une séquence évidente passer dans le vide. Celle de sentir que le match a été influencé dans un moment où tout devait être clair.

Et c’est exactement ce que dénonçait Rod Brind’Amour quelques jours plus tôt.

Un hockey trop rapide pour être arbitré parfaitement en direct. Un chaos constant. Une ligue qui refuse encore d’utiliser les outils disponibles pour corriger ce genre de situation en temps réel.

Dans ce cas précis, une simple reprise aurait suffi.

Quelques secondes. Un regard différent. Et la décision change complètement.

Au lieu de ça… on avance.

On avance vers un match numéro 7.

Une série qui n’aurait peut-être jamais dû se rendre là.

Et pendant que le Canadien retourne à Tampa avec le poids d’une occasion manquée, cette image continue de circuler. Elle va être revue. Analysée. Décortiquée.

Pas juste par les partisans.

Par la ligue aussi.

Parce que certaines séquences ne disparaissent pas avec le temps.

Elles restent.

Et celle-là… elle risque de coller longtemps.

Ouch…