Indignation à Laval: la vérité est dévoilée sur la Coupe brisée par les Pétroliers

Indignation à Laval: la vérité est dévoilée sur la Coupe brisée par les Pétroliers

Par David Garel le 2026-05-03
hockey30

Les Pétroliers de Laval sont en train de se faire ramasser partout au Québec pour une vidéo de célébration devenue virale après leur conquête du championnat contre le Bataillon de Saint-Hyacinthe.

Oui, les images font réagir. Oui, voir des gars faire des descentes du coude sur la Coupe Gilles-Rousseau dans un vestiaire, ça choque certaines personnes.

Mais avant de jouer aux grands moralistes, il faudrait peut-être raconter toute l’histoire au complet.

Parce qu’il y a un détail complètement oublié dans toute cette histoire-là. Un détail qui en dit long sur la façon dont Laval est traité depuis le début des séries et même depuis le début de l’année.

On parle d’une équipe qui vient de gagner le championnat de la Ligue nord-américaine de hockey… et qui n’a même pas reçu les casquettes officielles des champions.

Imaginez ça deux secondes.

Dans pratiquement toutes les ligues de hockey sérieuses, même dans des circuits beaucoup moins riches, les champions ont droit au minimum symbolique : les casquettes de champions, les photos officielles, le marketing habituel, la célébration organisée. C’est la base. C’est une tradition sportive normale. Mais les Pétroliers? Rien.

Et après ça, on veut nous faire la morale sur le respect envers la ligue?

On respecte pas leur victoire et on voudrait qu’ils réagissent comme dans une cérémonie de la Coupe Stanley organisée au millimètre près?

Les Pétroliers de Laval sont devenus les méchants parfaits de la Ligue nord-américaine de hockey.

Dès qu’il y a une vidéo, dès qu’il y a une controverse, dès qu’il y a quelque chose qui dépasse un peu du cadre, tout le monde saute immédiatement sur Laval comme si l’organisation représentait tout ce qui ne va pas dans la ligue.

Pourtant, il faut remettre les pendules à l’heure parce qu’en ce moment, il y a énormément de mauvaise foi dans la façon dont cette histoire-là est racontée.

Oui, les images de célébration après la conquête du championnat contre le Bataillon de Saint-Hyacinthe frappent fort. Personne ne va prétendre que voir des joueurs faire des descentes du coude sur une coupe donne une image élégante.

Mais il y a une énorme différence entre dire qu’une vidéo paraît mal… et transformer ça en scandale national comme si Laval avait profané le trophée le plus sacré du sport québécois.

Parce que selon ce qu’on nous rapporte directement de l’interne, il ne s’agissait pas du véritable trophée officiel remis par la ligue pour l’éternité.

On parle d’une réplique utilisée dans le vestiaire, une coupe déjà abîmée, déjà fragilisée, qui circulait justement pour les célébrations.

On nous jure que la coupe était maganée comme jamais quand elle a été remis aux champions.

Sorel-Tracy l'avait détruite déjà l'an dernier.

Ce détail-là change énormément le portrait, même si plusieurs médias préfèrent l’enterrer pour pousser le narratif parfait du “voyou de la LNAH”.

Et c’est là que l’hypocrisie devient difficile à ignorer.

Dans la ligue, ce genre de célébration extrême existe depuis longtemps. Des équipes brassent des trophées, les échappent, les maganent, les remplissent d’alcool, les utilisent comme accessoires de party depuis des années.

Les Éperviers de Sorel-Tracy ont eux aussi eu des célébrations très agressives avec une coupe semblable. Sauf qu’il n’y avait pas une vidéo virale sortie au bon moment pour nourrir la machine à outrage. Donc personne n’en a parlé pendant trois jours comme si la civilisation du hockey venait de s’écrouler.

Avec Laval, tout devient amplifié.

Et soyons honnêtes : il existe un énorme “Laval hate” dans l’environnement de la ligue. Les Pétroliers attirent les foules, brassent les émotions, dérangent énormément de monde et assument pleinement leur identité.

Toute l’année, plusieurs ont tenté de les faire passer pour les vilains du circuit. Même après avoir remporté le championnat, certains se sont davantage concentrés sur une vidéo de vestiaire que sur le fait qu’ils viennent de gagner le titre contre une équipe extrêmement respectée menée par Guillaume Latendresse.

Le plus ironique dans tout ça? On parle d’un championnat qui, selon plusieurs amateurs, n’a même pas reçu toute la reconnaissance habituelle.

Chaque année, il y a normalement une mise en valeur beaucoup plus forte des champions, des célébrations officielles, des objets commémoratifs distribués, une ambiance de conquête plus organisée.

Cette année, plusieurs autour des Pétroliers ont plutôt eu l’impression qu’on cherchait constamment à diminuer leur accomplissement.

Et maintenant, la seule image qui circule partout, ce n’est pas celle du trophée remporté sur la glace. C’est celle d’un vestiaire en délire avec une réplique déjà endommagée.

Encore une fois, personne ne dit que la vidéo était brillante. Personne ne dit que ça aide l’image de la ligue. Mais il faut arrêter de faire semblant qu’on vient d’assister à un crime contre le hockey québécois.

C’était une chambre de hockey euphorique, remplie d’adrénaline, de bière, d’émotions et d’excès après un championnat. Ce n’était pas une campagne de sabotage contre la ligue.

Et surtout, il faut arrêter de traiter Laval différemment des autres organisations juste parce que les Pétroliers sont devenus les “bad guys” parfaits de la LNAH.