Les partisans des Canadiens de Montréal ont entendu les propos de Corey Perry… et disons que ça passe très mal.
Le vétéran du Lightning de Tampa Bay a expliqué qu’en match numéro 7, il faut “viser là où ça fait mal”. Une phrase qui, dans le vide, peut faire partie du vieux discours classique des séries éliminatoires.
Sauf que cette fois, le timing glace le sang à Montréal.
Pourquoi?
Parce que tout le monde sait maintenant que Noah Dobson va revenir au jeu après une fracture au pouce. On parlait initialement d’une absence de quatre à six semaines. Finalement, il pourrait revenir après seulement trois semaines.
Personne ne croit qu’il sera à 100 %.
Officiellement, Martin St-Louis continue de parler d’une “décision après l’échauffement”. Officieusement, plus personne ne semble croire que le défenseur va rater ce match numéro 7.
Et les détails qui circulent sur sa blessure font comprendre une chose : Dobson va jouer amoché.
Selon les informations discutées à TVA Sports, ceux qui observaient attentivement les derniers entraînements du Canadien pouvaient remarquer quelque chose de très particulier dans son équipement. Une ouverture visible avait été aménagée directement dans son gant au niveau du pouce blessé.
On comprend que le personnel d’équipement du Canadien travaille depuis des jours pour adapter complètement son gant afin de protéger la fracture tout en lui permettant quand même de tenir son bâton et de recevoir des tirs.
On parle possiblement d’un pouce complètement enveloppé dans un bandage spécialisé ou un pansement rigide caché sous l’équipement.
Certains autour de l’équipe parlent presque d’un travail de chirurgie artisanale effectué directement sur le gant pour enlever de la pression sur la zone fracturée.
Tout le monde sait exactement où Tampa Bay va regarder dès les premières présences de Dobson.
Les mises en échec le long des bandes.
Les tirs frappés qu’il devra bloquer.
Les batailles pour le bâton devant le filet.
Les coups sur les mains.
En séries éliminatoires, les joueurs jouent souvent blessés. Mais dans le cas de Dobson, plusieurs sentent qu’on approche presque du mode Shea Weber en 2021, quand son corps tenait pratiquement “avec de la broche”, selon l’expression utilisée par TVA Sports.
Le Canadien prend un risque énorme.
Et quand Perry parle de “viser là où ça fait mal”, plusieurs y voient immédiatement un message très clair envoyé au vestiaire du Lightning : attaquez la blessure.
Les gens ont peur pour la main de Dobson.
Peur pour son pouce.
Peur de voir Tampa Bay transformer ce match numéro 7 en chasse ciblée.
Il faut dire que la réputation du Lightning dans cette série n’aide absolument pas. Depuis le début de l’affrontement, Montréal accuse Tampa Bay de constamment jouer sur la ligne : doubles-échecs, coups après le sifflet, provocations, contacts douteux et pression physique incessante sur les joueurs vedettes du Canadien.
Alors quand Corey Perry, probablement le joueur le plus détesté de cette rivalité, commence à parler publiquement de “viser où ça fait mal”… les alarmes explosent immédiatement au Québec.
Le pire, c’est que tout le monde sait déjà où Tampa Bay va regarder dès la première présence de Dobson.
Comment il tient son bâton.
Comment il absorbe les contacts.
Comment il protège sa main le long des rampes.
Comment son pouce réagit sur les tirs frappés.
Même si Martin St-Louis continue officiellement de parler d’une “décision au moment du match”, plus personne n’est dupe. Dobson va probablement jouer.
Et maintenant, les partisans du Canadien regardent les déclarations de Corey Perry avec une énorme inquiétude.
Le message envoyé par le vétéran est perçu comme clair : dans un match numéro 7, il n’y aura aucune pitié.
