« Je fais encore partie des plans » : Samuel Montembeault refuse de voir la réalité

« Je fais encore partie des plans » : Samuel Montembeault refuse de voir la réalité

William Petit Lemay
Le 2026-09-19

Samuel Montembeault veut croire que son avenir se trouve encore à Montréal. Après deux journées de camp, le gardien québécois affirme qu’il a toujours l’impression de faire partie des plans du Canadien.

« Je pense que je fais encore partie des plans. Sinon, je ne serais pas là. »

Ouch...

La déclaration est compréhensible. Montembeault veut se concentrer sur son travail et éviter de penser à une éventuelle transaction. Pourtant, lorsqu’on regarde la situation devant le filet, son avenir à Montréal est loin d’être assuré.

À pareille date l’an dernier, Montembeault était considéré comme le gardien numéro un du Canadien. Douze mois plus tard, il doit maintenant se battre pour conserver une place dans la formation.

Il l’a reconnu lui-même.

« J’ai un poste à gagner. L’an passé, ça n’a pas bien été. C’est un nouveau départ. On recommence à zéro. »

Le problème, c’est que la compétition a changé.

Jakub Dobeš a terminé la dernière saison en force et a gagné la confiance de l’organisation. Ses performances durant la deuxième moitié de la campagne et en séries ont fait de lui le candidat logique pour commencer la saison comme numéro un.

Jacob Fowler pousse également derrière.

Le jeune gardien est considéré comme une pièce importante de l’avenir du Canadien. Il possède aussi un avantage administratif majeur : Montréal peut l’envoyer à Laval sans devoir passer par le ballottage.

Montembeault n’a pas cette protection.

C’est précisément ce qui rend la situation aussi compliquée.

Kent Hughes a déjà indiqué qu’il ne voulait pas commencer la saison avec trois gardiens. Le Canadien peut donc garder les trois pendant le camp afin d’évaluer la situation, mais une décision devra être prise avant le début du calendrier régulier.

Montembeault le sait.

Pourtant, il refuse de regarder trop loin.

« Je ne veux pas trop penser loin. On a encore deux semaines avant que la saison commence. »

Sur le plan mental, c’est probablement la meilleure façon pour lui d’aborder le camp. Il ne contrôle ni une transaction ni une décision de gestion. Son seul véritable pouvoir se trouve dans ses performances.

Montembeault affirme d’ailleurs avoir connu un excellent été. Il a travaillé avec Marco Marciano, l’entraîneur des gardiens du Canadien, et a poursuivi sa préparation physique sans prendre une longue pause après la saison.

Ses deux premières journées de camp ont également été positives selon ses propres standards. Vendredi, il n’a accordé que deux buts durant l’entraînement, les deux venant de Florian Xhekaj.

Il veut donc reconstruire sa confiance.

La saison précédente lui avait laissé un goût difficile. Montembeault a reconnu avoir eu de la difficulté à tourner la page après une campagne où sa constance lui avait fait défaut. Son retour à la maison et la naissance de son enfant l’ont toutefois aidé à décrocher du hockey pendant l’été.

Le gardien sait aussi qu’il possède déjà la preuve qu’il peut connaître du succès dans la LNH. En 2024-25, il avait terminé cinquième pour les buts sauvés, avec 24,6, en plus de prendre le sixième rang pour les arrêts et le septième pour les victoires.

Son objectif est donc simple : retrouver cette version de lui-même.

Pour le Canadien, la situation demeure beaucoup plus froide.

Dobeš est en position avantageuse. Fowler représente l’avenir. Montembeault doit convaincre l’organisation qu’il mérite encore une place dans cette équation, tout en sachant qu’une transaction pourrait également régler le problème.

Il pourrait donc être sincère lorsqu’il affirme faire partie des plans.

Mais faire partie des plans pour le camp ne signifie pas nécessairement faire partie des plans pour toute la saison.

Montembeault a encore deux semaines pour changer cette réalité.

Et chaque arrêt pourrait compter.

Misère...