Quelque chose est en train de se passer autour de Jakub Dobeš… et ce n’est plus seulement une question de hockey.
Depuis le début de l’été, le jeune gardien du Canadien semble avoir choisi Montréal comme deuxième maison.
Pendant que plusieurs joueurs disparaissent des radars jusqu’au camp d’entraînement, lui est partout.
Plus les semaines passent, plus il donne l’impression de vouloir s’enraciner dans la métropole.
Le contraste est d’autant plus intéressant que Samuel Montembeault, lui, traverse un été beaucoup plus discret.
Le Québécois continue de se préparer loin des projecteurs pendant que son jeune coéquipier accumule les apparitions publiques, les entrevues, les événements caritatifs et les gestes qui font parler.
Quelques jours après avoir profité de vacances à sa résidence estivale de St. Louis, Dobeš est revenu rapidement à Montréal. Pas question pour lui d’attendre la dernière minute avant le camp.
« Le hockey me manque un peu », a-t-il confié en marge de l’Omnium Banque Nationale.
Une déclaration toute simple… mais qui a rapidement fait sourire les partisans.
« Je viens de revenir à Montréal… le hockey me manque un peu », a ajouté le gardien tchèque, visiblement heureux de retrouver la ville où il vient pourtant seulement de compléter sa première véritable saison dans l’organisation.
Le jeune homme vient de signer une prolongation de contrat de trois ans qui lui rapportera plus de 16 millions de dollars à compter de la saison prochaine.
Nouveau millionnaire de la LNH, il aurait très bien pu passer tout l’été loin du Québec.
Il a plutôt choisi de revenir rapidement.
Et surtout… de vivre Montréal.
Après sa présence à la Classique KR de Kevin Raphaël au profit de la Fondation des Canadiens pour l’enfance, Dobeš s’est retrouvé au Stade IGA pour les activités entourant l’Omnium Banque Nationale.
Même s’il a reconnu jouer au tennis « environ une fois aux cinq ans », il s’est amusé à affronter Casper Ruud dans un match amical.
@rds.ca Un bel échange entre les deux sportifs! 🎾🏒
♬ son original - RDS
Lorsque le journaliste lui a rappelé que le Norvégien était un partisan du Lightning de Tampa Bay, Dobeš n’a pas perdu son sens de l’humour.
« Je ne me sens pas mal une seconde. C’est dommage, mais je ne pense pas que je vais m’excuser pour ça! »
Voilà exactement le genre de personnalité qui commence à séduire les amateurs montréalais.
Quelques heures plus tard, on apprenait qu’il comptait assister à la finale de l’Omnium avec Ivan Demidov.
Puis est arrivé Osheaga.
Une vidéo montrant Dobeš et Jayden Struble en train de profiter du spectacle de Tate McRae a rapidement circulé sur les réseaux sociaux.
Le gardien semblait sincèrement heureux d’être là, comme n’importe quel jeune homme de 25 ans qui découvre les grands événements de la métropole.
Ces images ont été bien accueillies.
Les partisans aiment voir leurs joueurs profiter de Montréal plutôt que de simplement y travailler huit mois par année.
Mais l’événement qui a probablement le plus marqué les gens s’est produit beaucoup plus discrètement, à Brossard.
Après un entraînement avec l’entraîneur des gardiens Marco Marciano, Dobeš a accepté de signer un chandail destiné à Massimo, un jeune partisan autiste qui l’admire énormément.
Sans que personne ne lui demande, il a également offert le bâton qu’il venait d’utiliser durant la pratique, en prenant le temps de l’autographier.
Lorsque la mère du garçon lui a ensuite écrit sur Instagram pour le remercier, le gardien lui a répondu personnellement en lui disant qu’il était heureux d’avoir pu poser ce geste.
Ce n’est pas la première fois que les gardiens du Canadien créent un lien particulier avec les jeunes partisans. Carey Price l’avait fait à plusieurs reprises durant sa carrière.
Dobeš semble emprunter naturellement le même chemin.
Pendant ce temps, Samuel Montembeault demeure beaucoup plus effacé.
Ce n’est évidemment pas un reproche.
Le gardien québécois n’a jamais cherché les projecteurs. Son approche est différente. Il travaille dans l’ombre, comme il l’a toujours fait depuis son arrivée à Montréal.
Mais cette différence de personnalité devient intéressante lorsqu’on regarde la situation globale devant le filet.
Montembeault reste officiellement le numéro un.
Dobeš arrive avec une confiance renouvelée, un nouveau contrat et une popularité qui grimpe rapidement.
Jacob Fowler, lui, continue d’être présenté comme le gardien d’avenir.
Trois gardiens… une seule hiérarchie.
Kent Hughes répète qu’il n’est pas pressé de prendre une décision, mais l’histoire de la LNH montre qu’un ménage à trois ne dure jamais éternellement.
En attendant que ce dossier trouve son dénouement, une réalité saute aux yeux.
Depuis le début de l’été, Jakub Dobeš ne fait pas seulement gagner des points sur la glace.
Il est tranquillement en train de gagner le cœur de Montréal.
À suivre…
