Il y a eu un énorme malaise en salle de presse autour des Canadiens de Montréal avant le match qui pourrait éliminer le Lightning de Tampa Bay.
Pauvre coach.
Martin St-Louis avait l’air complètement déstabilisé par la question.
Le journaliste de Radio-Canada, Marc-Antoine Godin, a tenté d’amener le sujet des possibles débordements dans les rues de Montréal après le match, en demandant essentiellement aux joueurs et à l’entraîneur d’envoyer un message aux partisans pour garder le contrôle, éviter les scènes de chaos et les débordements qu’on a déjà vus dans le passé.
Sauf que la façon dont la question est sortie a créé un silence tellement étrange dans la salle.
Pendant quelques secondes, Martin St-Louis avait presque l’air de ne pas comprendre de quoi on lui parlait.
Il avait l’air figé.
Comme s’il se demandait intérieurement : “On parle vraiment de ça en ce moment?”
Sa réponse était confuse, hésitante, un peu décousue.
“On a besoin de tout le monde… faut rester ensemble…”
On sentait qu’il essayait surtout de sortir du malaise rapidement sans trop savoir où aller avec ça.
Voici l'extrait vidéo:
Plusieurs personnes sur les réseaux sociaux ont trouvé le moment awkward solide.
Pendant que toute la ville parle du bruit, de l’ambiance, de l’électricité au Centre Bell, voilà qu’on commence à demander au coach du Canadien de lancer des appels au calme comme si Montréal se préparait à vivre une catastrophe civile.
Ishhhhh...
St-Louis, fidèle à lui-même, parlait depuis le début de la journée de “clarté à travers le chaos”, mais dans le sens hockey du terme : gérer les émotions, rester concentré, survivre à la tempête émotionnelle d’un Centre Bell en séries.
Lui parlait de hockey.
Puis soudainement, on bifurque vers les chars renversés et les débordements dans les rues.
Et clairement, il ne savait plus trop comment répondre.
Le plus drôle dans tout ça, c’est probablement Alexandre Carrier qui, lui, a immédiatement compris où on voulait en venir.
Carrier a même lancé avec un sourire :
“On va espérer que les gens ne flippent pas des voitures.”
Au moins, lui a réussi à détendre un peu l’atmosphère.
Mais le moment avec Martin St-Louis est resté étrange du début à la fin.
On aurait dit un coach complètement pris de court par une question qui sortait de nulle part au milieu d’une journée où toute l’attention devrait être sur le plus gros match du Canadien depuis des années.
Fallait bien que la question vienne de Radio-Canada, un média financé directement par les contribuables.
Ça résume parfaitement le malaise.
Au lieu de parler uniquement du hockey, de l’ambiance historique au Centre Bell, du fait que les Canadiens de Montréal peuvent éliminer le Lightning de Tampa Bay devant leurs partisans pour la première fois depuis des lunes, on se retrouve à demander à Martin St-Louis de lancer un appel au calme comme si la ville se préparait à une émeute.
Et le pire?
Si jamais il y a vraiment des débordements après le match, ce sont encore les contribuables québécois qui vont finir par payer la facture : nettoyage, sécurité, dégâts, heures supplémentaires policières, vandalisme, voitures renversées.
Bref, les mêmes taxes qui financent Radio-Canada risquent aussi de payer pour les casseurs si ça dégénère.
Misère...
