Macklin Celebrini vise Nathan MacKinnon sous la table : « Moi, j’ai laissé de l’argent sur la table »
Le prodige des Sharks devrait peut-être se garder une petite gêne.
Le jeune attaquant des Sharks de San Jose vient de signer un contrat historique de 94 millions de dollars sur cinq ans, soit 18,8 millions par saison. Il est était le joueur le mieux payé de l’histoire de la LNH en termes de salaire annuel moyen avant que Makar fasse exploser la banque à 20,4 M$ par année étalés sur 8 ans.
Et pourtant, depuis l’annonce de son contrat, Celebrini insiste sur un élément : il aurait volontairement laissé de l’argent sur la table pour aider les Sharks à bâtir autour de lui.
Hum.
Celebrini n’a pas seulement expliqué pourquoi il avait accepté moins que le maximum. Il a pratiquement envoyé un message à toutes les autres supervedettes de la LNH.
Et difficile de ne pas penser à Cale Makar.
« Je voulais m’assurer que, compte tenu de l’évolution du plafond salarial de la LNH, ce montant soit avant tout raisonnable pour l’équipe », a expliqué Celebrini.
Puis il a ajouté qu’il voulait que les autres joueurs puissent être payés et que San Jose conserve suffisamment de flexibilité pour continuer à bâtir.
Son message : moi, j’ai pensé à l’équipe.
Et quand tu regardes le contrat de Makar, le sous-entendu devient assez cinglant.
Plus de 163 millions de dollars pour Makar. Tout juste en-dessous du maximum permis. Et Celebrini l'envoie sous l'autobus comme s'il était égoïste.
Et Celebrini, lui, vient de se placer au milieu de cette révolution salariale en expliquant qu’il aurait pu demander encore davantage, mais qu’il a choisi de laisser un peu de marge aux Sharks.
C’est là que certains commencent à sourciller.
Parce que si Celebrini voulait réellement faire un sacrifice colossal pour son équipe, il avait un exemple parfait devant lui : Connor Bedard.
Bedard a accepté 15 millions de dollars par saison pendant cinq ans avec les Blackhawks.
Celebrini?
18,8 millions.
La différence est de 3,8 millions par année.
Sur cinq ans, c’est 19 millions de dollars.
C’est pratiquement un contrat complet de joueur de deuxième trio.
Il ne s’est pas présenté au bureau de Mike Grier en disant : « Donnez-moi 12 millions et utilisez le reste pour bâtir une équipe. »
Il a demandé 18,8.
Et il l’a obtenu.
C’est son droit.
Après une saison de 115 points, il avait toutes les raisons du monde de vouloir être payé à sa juste valeur.
Mais qu’on arrête de présenter le contrat comme s’il venait de renoncer à une fortune.
Il est possiblement déjà l’un des deux ou trois meilleurs joueurs offensifs de la planète.
Il pourrait éventuellement devenir capitaine.
Il a été capitaine du Canada au Championnat du monde.
Il est clairement la pièce autour de laquelle San Jose veut construire son avenir.
Mais son discours sur le sacrifice nous pue au nez.
Surtout qu'il aurait pu féliciter Makar à la place de l'enfoncer, eux qui sont coéquipiers pour Équipe Canada.
« Moi, j’ai pensé à mon équipe. »
C’est subtil... mais ça manque de classe.
Qu'il regarde les joueurs du Canadien... et qu'il prenne exemple...
Suzuki à 7,875.
Caufield à 7,85.
Slafkovsky à 7,6 .
Hutson à 8,85.
Demidov à 9,15
Dobson à 9,5.
Voilà le véritable sacrifice.
Pousse, mais pousse égal.
