Pierre McGuire a été très direct. En parlant de la possibilité de voir Scheifele débarquer à Montréal, le journaliste a ramené immédiatement le nom de Jake Evans :
« Jake Evans est celui qui s’est fait démolir par lui. Je parie que le premier gars qui va aller lui serrer la main et lui dire bienvenue dans l’équipe, ce sera Jake. “Bienvenue à bord. On veut que tu sois ici. On pense réellement qu’on a une chance de gagner avec toi ici.” »
Wow. C’est loin d’être banal.
Pierre McGuire ne parle pas ici d’un partisan sur Facebook qui lance une hypothèse. Il parle des infos qui lui proviennent de Jake Evans.
Il est bel et bien capable de tourner la page si Scheifele devenait son coéquipier.
En 2021, Evans avait été frappé par Scheifele après avoir marqué dans un filet désert. Il avait subi une commotion cérébrale et avait dû être évacué sur une civière. Scheifele avait reçu une majeure et une inconduite de partie, puis avait été suspendu quatre matchs.
Cinq ans plus tard, le même Jake Evans pourrait donc être celui qui accueille Scheifele dans le vestiaire du Canadien.
C’est quand même assez incroyable.
Et ça donne une autre dimension à cette histoire, surtout maintenant que Nick Kypreos vient de placer officiellement Montréal parmi les équipes qui se renseignent sur Scheifele.
Kypreos affirme que le Canadien le voit comme le complément idéal pour Nick Suzuki et mentionne notamment Michael Hage, Oliver Kapanen, Kirby Dach et Samuel Montembeault parmi les joueurs qui pourraient être impliqués dans une éventuelle transaction.
Donc non, on ne parle plus simplement d’un fantasme de partisan qui veut réunir deux gros noms.
Le Canadien s’est réellement renseigné.
Et maintenant, Pierre McGuire ajoute Jake Evans dans l’équation d’une manière qui risque de faire énormément jaser.
Si Evans est réellement capable de mettre l’incident de 2021 derrière lui, ça enlève un énorme obstacle humain à l’arrivée de Scheifele.
Le genre d’histoire qui transforme une transaction controversée en histoire de vestiaire.
Scheifele vient de connaître une saison de 103 points, dont 36 buts, et il possède encore cinq années à 8,5 M$ par saison.
Alors oui, les partisans vont avoir besoin de temps.
Mais Chris Kreider nous a déjà montré à quel point le hockey peut être cruel avec la mémoire collective. Un joueur peut être détesté pendant des années, puis devenir soudainement un des nôtres dès qu’il porte le chandail bleu-blanc-rouge.
McGuire essaie de nous faire comprendre : si même Jake Evans est prêt à tourner la page, pourquoi le Canadien aurait-il encore peur de Mark Scheifele?
La question n’est donc plus vraiment de savoir si Scheifele serait accepté à Montréal.
La vraie question, c’est combien Kent Hughes est prêt à payer pour l’amener ici.
