Les propos de Dany Dubé et de Réjean Tremblay sur Juraj Slafkovský commencent à créer énormément de réactions à Montréal.
Ouch, les deux ne prennent absolument pas de gants blancs.
Pendant qu’une partie des partisans des Canadiens de Montréal s’inquiète surtout de l’état physique de Slafkovský après la violente mise en échec de Max Crozier, Dubé, lui, regarde surtout le comportement du jeune attaquant dans la série.
Et son message est clair : Slafkovský doit en donner beaucoup plus physiquement.
Selon Dubé, le jeune ailier joue parfois comme un joueur pris entre deux identités. Il veut imposer sa présence, mais hésite encore dans plusieurs confrontations importantes.
Dans une série aussi intense contre le Lightning de Tampa Bay, Dubé semble pratiquement dire qu’un joueur de 6 pieds 3 pouces construit comme Slafkovský n’a pas le luxe d’être à moitié impliqué physiquement.
Le sous-message est extrêmement dur : si tu n’es pas prêt à jouer ce style de hockey-là, va t’asseoir.
Et pendant ce temps, Réjean Tremblay est lui aussi allé très loin dans son analyse.
« Slaf s’est fait étamper ben raide. Mais le coup restait dans les limites de ce que les joueurs acceptent dans la LNH. Dur, mais correct. »
Mais ce n’est même pas cette phrase qui fait le plus réagir.
C’est surtout le passage où Tremblay raconte une discussion avec le docteur Maxime Lamirande.
Selon ce dernier, la réaction ralentie de Slafkovský sur la mise en échec pourrait être directement liée à la bagarre précédente contre Brandon Hagel.
« À la reprise, on réalise que Slaf voit venir la mise en échec. Mais son cerveau commotionné ne réagit pas. En temps normal, Slaf devrait sauter un ou deux matchs. »
Cette phrase-là glace énormément de partisans du Canadien.
On parle maintenant ouvertement de possible commotion. De cerveau ralenti. D’un joueur qui aurait peut-être déjà été affecté avant même la collision avec Crozier.
Et malgré ça, ni Dubé ni Tremblay ne semblent particulièrement dans la protection émotionnelle.
Au contraire.
Les deux envoient pratiquement le même message brutal : le hockey des séries dans la LNH, c’est ça. Tu apprends vite… ou tu souffres vite.
Tremblay résume d’ailleurs toute sa pensée avec une phrase froide, presque fataliste :
« Mais c’est de l’expérience. Les jeunes apprennent vite. On va être prêts en 2027. »
Ouch.
Les Canadiens de Montréal sont encore en apprentissage… et Slafkovský vient peut-être de vivre l’une des leçons les plus dures de sa jeune carrière.
Tremblay est allé encore plus loin en expliquant que ce n’est même pas la mise en échec qui l’a le plus dérangé.
« C’est la réaction du coach que j’ai moins aimée. Il aurait dû calmer ses joueurs. Le CH menait 2-0. La série était presque en poche. »
Martin St-Louis aurait dû sentir la tension et la peur chez ses joueurs... et appeler un temps d'arrêt...
Mais la citation qui fait probablement le plus réagir concerne la discussion qu’il affirme avoir eue avec le docteur Maxime Lamirande.
« Hier, je jasais avec mon chum le doc Maxime Lamirande… il me disait que selon lui la mise en échec subie par Slaf est sans doute liée à sa bagarre contre Hagel.. »
Ça fait peur. Ça veut dire que Slaf joue commotionné depuis 2 matchs et demi. Une commotion qui a empiré hier.

Et pendant que Tremblay parlait pratiquement d’apprentissage par la souffrance, Dany Dubé, lui, n’était absolument pas dans la compassion non plus.
Dubé trouve que Slafkovský ne s’implique tout simplement pas assez physiquement dans certains moments-clés de cette série parce qu'il est effrayé.
Selon lui, le gros ailier du Canadien joue avec hésitation, comme un joueur nerveux qui réfléchit trop avant d’aller au contact.
Le ton de Dubé était pratiquement celui d’un vétéran tanné de voir un gros bonhomme jouer avec le frein à main.
En gros : « Wake up. »
Dubé a même comparé certaines séquences de Slafkovský à un « chevreuil effrayé » au milieu de l’autoroute tellement il craint de payer le prix.
Entendre autant de commentaires aussi durs envers un joueur de 22 ans qui joue probablement blessé et étourdi présentement… ça brise le coeur.
La LNH est cruelle... et sans pitié...
