Le premier match de la saison devait être une grande fête à Toronto. Nouvelle campagne, nouveaux visages, nouveaux espoirs et surtout une formation qui venait de réaliser une transaction majeure moins de 48 heures auparavant.
Pourtant, la présentation des joueurs des Maple Leafs a donné une drôle d’impression.
Kirill Marchenko venait tout juste d’arriver en ville. Acquis de Columbus dans une transaction majeure impliquant notamment Matthew Knies, le Russe avait ensuite obtenu un contrat de six ans évalué à 75 millions de dollars.
Un joueur payé comme une vedette.
Un joueur autour duquel Toronto veut construire.
Pourtant, au moment de son arrivée sur la glace, l’accueil réservé par les partisans était plutôt discret.
Très discret.
Kirill Marchenko, William Nylander, and then the much-awaited introduction for Gavin McKenna. pic.twitter.com/znER51lbQ4
— Arun Srinivasan (@Arunthings) September 29, 2026
Marchenko a bien reçu des applaudissements, mais rien qui ressemblait à l’accueil qu’on aurait pu imaginer pour un joueur acquis à un tel prix la veille du premier match de la saison.
Auston Matthews a obtenu davantage d’amour.
William Nylander aussi.
John Tavares a reçu sa part d’applaudissements.
Même Gavin McKenna, qui disputait son premier match dans la LNH à seulement 18 ans après avoir été sélectionné au premier rang du dernier repêchage, a reçu une réaction plus marquée.
Puis il y avait Marchenko.
Le nouveau joueur de 75 millions de dollars.
Difficile de ne pas trouver la scène particulière.
Surtout lorsqu’on réalise que les partisans torontois ont semblé avoir davantage d’énergie pour huer les joueurs du Canadien de Montréal que pour applaudir certains des leurs pendant les présentations.
Une publication sur X a même affirmé que les huées destinées aux joueurs du CH avaient été plus fortes que les applaudissements reçus par les joueurs des Leafs. Cette observation vient d’un compte clairement favorable à Montréal, donc elle ne constitue évidemment pas une mesure officielle du niveau sonore.
Les images de la présentation permettent toutefois de constater une chose : l’ambiance n’avait rien d’une explosion de joie pour l’ensemble des joueurs torontois.

Pour une ouverture de saison, c’est particulier.
Au Centre Bell, la situation aurait probablement été complètement différente.
Imaginez simplement Marchenko présenté comme nouveau membre du Canadien après une transaction majeure, avec un contrat de 75 millions de dollars et la perspective de jouer aux côtés de jeunes vedettes comme Nick Suzuki, Cole Caufield ou Ivan Demidov.
On peut facilement imaginer la réaction du public montréalais.
Le Centre Bell est reconnu depuis longtemps pour ses ambiances particulièrement bruyantes et pour l’attachement des partisans au Canadien. Dire que les Montréalais se considèrent parmi les meilleurs partisans de la LNH est évidemment une question de fierté et d’opinion, mais les soirées du CH offrent régulièrement des images qui illustrent cette passion.
À Toronto, cette première soirée de Marchenko n’a pas produit le même effet.
Le plus ironique dans tout ça, c’est que le Russe n’a même pas eu le temps de faire ses preuves. Il venait d’arriver, devait disputer son premier match avec les Leafs et avait déjà une énorme pression sur les épaules.
Son contrat commence seulement la saison prochaine, mais l’investissement de Toronto est déjà clair.
Six ans.
75 millions.
Un pari majeur.
S’il marque régulièrement, s’il devient un joueur dominant et qu’il aide les Leafs à gagner, cette présentation sera vite oubliée. Les mêmes partisans qui étaient relativement silencieux pourraient rapidement devenir beaucoup plus bruyants.
Pour l’instant, Marchenko doit toutefois composer avec une première impression assez froide.
Puis il y a cette ironie supplémentaire : il aurait pu connaître une toute autre réception à Montréal.
Son nom a circulé pendant des mois autour du Canadien. Plusieurs partisans rêvaient de le voir débarquer au Québec.
Finalement, il est arrivé à Toronto.
Puis, pour son premier match, il a affronté précisément l’équipe avec laquelle il avait été si souvent associé.
Une drôle de soirée pour commencer une nouvelle aventure.
Marchenko a maintenant six ans pour faire changer le ton.
Aux partisans des Leafs de décider s’ils veulent lui donner une vraie raison de célébrer.
