Plainte officielle des Sabres envers Jakub Dobeš: une attitude de perdants

Plainte officielle des Sabres envers Jakub Dobeš: une attitude de perdants

Par David Garel le 2026-05-11

Les Sabres de Buffalo commencent sérieusement à parler comme une équipe frustrée.

Après avoir été complètement étouffés au Centre Bell dans une défaite de 6 à 2, voilà que plusieurs du côté de Buffalo se mettent maintenant à pleurnicher sur les supposés « gestes antisportifs » de Jakub Dobeš.

Oui, le gardien des Canadiens de Montréal parle. Oui, il dérange. Oui, il sourit. Et surtout, oui, il commence tranquillement à entrer dans la tête de ses adversaires.

C’est précisément ce qui semble rendre les Sabres complètement fous.

Certains joueurs auraient été irrités de voir Dobeš aller narguer le banc à plusieurs reprises pendant le match. Son sourire après les buts du Canadien, ses réactions théâtrales, ses coups de bâton, son langage corporel… tout devient un sujet de plainte.

On est même rendu à entendre qu’il devrait y avoir des pénalités pour « conduite antisportive » en séries éliminatoires.

Sérieusement?

Depuis quand un gardien qui joue avec émotion, qui embarque dans la guerre psychologique et qui répond à l’intensité d’une série mérite une punition?

Dobeš ne fait rien d’illégal. Il joue la game.

Et il la joue visiblement mieux que les Sabres en ce moment.

Le plus savoureux dans tout ça, c’est probablement la scène qui a fait exploser le Centre Bell.

Après le but de Juraj Slafkovsky scellant la victoire du CH, Dobeš s’est permis un move de célébration, une glissade avec son bâton.

Une célébration moqueuse reprise avec un immense sourire, juste assez longtemps pour que tout le banc des Sabres le voie.

Puis le gardien s'est approcé du banc de Buffalo pour continuer de les "trash talk".

Le Centre Bell a explosé.

La foule était debout. Les chants de « Do-bes! Do-bes! » tombaient du plafond. Et pendant ce temps, du côté adverse, on bouillonnait.

Ce n’est pas la première fois qu’il fait perdre patience à l’adversaire non plus.

Contre le Lightning de Tampa Bay, il parlait constamment aux joueurs, coupait les angles comme un troisième défenseur et distribuait toujours des coups de bâton après les sifflets.

Face aux Sabres, on l’a vu arracher le bâton de Rasmus Dahlin, s’impliquer dans les mêlées, sauter sur Zach Benson et même sourire après que Beck Malenstyn eut pris une punition pour être entré dangereusement dans son demi-cercle.

Il provoquait, frappait, parlait, intimidait. Et surtout, il faisait perdre la tête à l’autre équipe.

Les Sabres ne parlent presque plus seulement du hockey. Ils parlent du gardien adverse.

Ils parlent de ses gestes.

Ils parlent de son attitude.

Ils parlent de ses sourires.

Pendant ce temps, les Canadiens de Montréal mènent la série 2-1.

Et on sent... qu'ils vont gagner en 5...