Zachary Bolduc devait profiter de cet été pour revenir à Montréal transformé. Il devait arriver au camp avec l’envie de prendre une place importante, de convaincre le Canadien de lui donner un contrat à la hauteur de ses ambitions et surtout de démontrer à Martin St-Louis qu’il méritait enfin un véritable rôle offensif.
Or, depuis que les joueurs ont commencé à se retrouver à Brossard, une toute autre image se dessine. Bolduc ne serait tout simplement pas dans la forme physique attendue. Il pompe l’huile, il peine à suivre certaines séquences, sa récupération ne semble pas au niveau de celle des autres joueurs et, visuellement, sa transformation physique par rapport à l’année dernière soulève énormément de questions.
Le problème, c’est que le timing ne pourrait pas être pire : il n’a toujours pas signé son contrat, il veut davantage de responsabilités et, pendant ce temps, une menace nommée Chris Kreider vient d’apparaître sur le marché.
Depuis que les Ducks d’Anaheim ont racheté le contrat de Kreider, son nom circule partout à Montréal. Le vétéran de 35 ans vient de connaître une saison de 22 buts et 50 points et demeure exactement le genre de joueur que plusieurs équipes recherchent : gros, puissant, capable de marquer, capable de jouer avec intensité et capable d’imposer sa présence devant le filet.
Les Sabres, le Canadien et les Bruins font partie des équipes qui suscitent déjà des discussions autour de lui, alors que Tampa Bay et la Caroline sont également intéressées.
Pour Montréal, le dossier est particulièrement intéressant en raison des liens de Kreider avec Jeff Gorton. Et si le Canadien décidait de lui offrir un contrat d’un ou deux ans, le vétéran pourrait immédiatement occuper une place importante dans le top-6. Devinez qui risque alors de perdre de la glace ? Zachary Bolduc.
C’est exactement ce qui rend la situation aussi préoccupante pour le jeune Québécois. Bolduc est déjà en négociation avec Kent Hughes et son agent Pat Brisson.
Son camp veut un contrat qui reconnaisse son potentiel offensif et, surtout, un rôle qui lui permettra de progresser. Mais pendant que son agent tente de convaincre le Canadien de miser sur lui, Bolduc doit maintenant convaincre l’organisation qu’il est prêt à faire le travail nécessaire pour mériter cette confiance.
Et si les images qui circulent à Brossard sont représentatives de sa condition actuelle, ce n’est pas gagné. Il ne suffit pas d’avoir un bon tir et des mains.
Dans la LNH, il faut être capable de suivre le rythme. Lorsque les exercices accélèrent, lorsque les présences s’enchaînent et lorsque les joueurs doivent répéter les efforts à haute intensité, le talent ne peut pas cacher un manque de préparation physique.
On compare le visage de Bolduc de septembre 2025 à celui de cette année, et on est sous le choc. Son corps sculpté de l’été 2025 est rendu gras comme jamais.
Disons que ses amis l’ont mal influencé. (voir la suite de l’article après la photo)

Le contraste est d’ailleurs devenu particulièrement évident avec Ivan Demidov. Lors des exercices où les joueurs doivent pousser la machine, le Russe semble explosif, mobile et capable d’enchaîner les efforts sans donner l’impression de manquer d’air.
Bolduc, lui, donne l’impression de lutter contre son propre réservoir.
Et il y a surtout une différence entre être un peu rouillé en fin d’été et véritablement en mauvaise condition. Un joueur peut avoir pris quelques livres durant l’été, perdre un peu de vitesse ou avoir besoin de quelques semaines pour retrouver son rythme. Ça arrive.
Mais Bolduc avait justement besoin de faire l’inverse. Après une saison où son utilisation par Martin St-Louis a alimenté énormément de frustrations, il devait revenir en pleine forme et mettre son entraîneur devant un dilemme : « Tu ne peux plus me garder dans un rôle secondaire, regarde-moi aller. »
Au lieu de cela, s’il arrive à Brossard essoufflé, gras comme un voleur, et incapable de suivre la cadence, il donne involontairement à St-Louis exactement l’argument dont celui-ci avait besoin pour continuer à le garder dans sa niche.
Tout l’été de Bolduc a déjà été entouré de questions concernant son hygiène de vie, ses sorties et certaines fréquentations.
Des témoignages ont circulé concernant des soirées très tardives et un été trop festif. Il y a également eu toute la controverse entourant Lewis le Fou, Julien Medusa, le Streamerfest à Miami et les vidéos qui ont circulé par la suite.
Bolduc a finalement pris ses distances publiquement avec cet univers en expliquant qu’il n’était pas de ce monde-là et qu’il ne cautionnait pas certains commentaires qui avaient émergé de Miami.
Toutes ces histoires font en sorte qu’aujourd’hui, chaque nouvelle image de Bolduc dans une soirée, chaque témoignage sur son été et chaque signe de mauvaise préparation physique prennent beaucoup plus de poids.
Comme dans son visage… et sa bedaine…
Les photographies qui circulent permettent de mesurer son taux de graisse corporelle. Lorsque plusieurs éléments se superposent (apparence physique différente, fatigue visible à l’entraînement, négociation contractuelle non réglée), on réalise que Bolduc est devenu toxique.
Pour lui-même… et pour l’équipe…
Parce que pendant ce temps, le Canadien n’attend personne.
Les premières combinaisons de Brossard ont déjà envoyé un message. Alex Newhook, Kirby Dach et Ivan Demidov sont utilisés dans une combinaison offensive alors que Bolduc demeure plus bas dans la hiérarchie avec des joueurs comme Phil Danault et Alexandre Texier.
C’est sa crédibilité qui s’est effondrée.
En même temps que sa forme physique.
