Revanche cinglante: Alexandre Carrier répond aux mauvaises langues
Alexandre Carrier et Phil Danault. TSN

Revanche cinglante: Alexandre Carrier répond aux mauvaises langues

David Garel
Le 2026-09-29

Ce soir, on a vu un joueur répondre aux critiques de manière cinglante.

Alexandre Carrier a chosi la meilleure méthode : deux points, le but gagnant du Canadien et une victoire de 3-2 à Toronto.

Alors que plusieurs partisans avaient déjà commencé à faire de Carrier le défenseur sacrifiable de la brigade montréalaise, le Québécois vient de connaître exactement le genre de match qui remet les pendules à l’heure.

Une passe sur le but de Josh Anderson en première période...

Puis un tir de la pointe à 13:12 de la troisième période qui a donné une avance de 3-1 au Canadien. Au bout du compte, Montréal quitte Toronto avec les deux points.

Le Canadien a gagné son premier match de la saison avec 17 des 20 mêmes joueurs en uniforme qu’au même moment l’an dernier, alors que Toronto avait complètement remodelé sa formation pendant la saison morte. Le résultat donne raison, au moins pour cette première soirée, à la continuité privilégiée par Kent Hughes.

Même si Toronto nous a volés Kirill Marchenko.

Mais surtout, cette victoire remet plusieurs dossiers individuels sur la table.

Il faut se rappeler tout ce qui s’est dit sur Alexandre Carrier au cours des derniers mois.

À un moment donné, certains le voyaient déjà partir. D’autres estimaient qu’il avait perdu sa place dans la hiérarchie. Avec l’arrivée de David Reinbacher, la montée de jeunes défenseurs et la congestion à la ligne bleue, son nom revenait constamment lorsqu’on parlait d’une éventuelle transaction.

Le scénario était facile à imaginer : Reinbacher arrive, Carrier devient de trop, Kent Hughes l’utilise comme monnaie d’échange et le CH libère une place pour son jeune défenseur avant que le Québécois ne teste le marché des agents libres l'été prochain.

Sauf qu’il y avait un problème dans cette théorie.

Carrier est encore là.

Et mardi soir, il a rappelé pourquoi.

Pendant ce temps, Reinbacher commence sa saison à Laval. À empocher 82 500 peanuts.

Montréal n’a pas eu besoin d’une performance extraordinaire de ses vedettes offensives. Cole Caufield n’a pas marqué. Nick Suzuki n’a pas produit. Ivan Demidov n’a pas inscrit de point. Slafkovsky a été invisible.

Le Canadien a quand même gagné.

Josh Anderson a marqué et ajouté une passe, Zachary Bolduc a trouvé le fond du filet et Carrier a complété la soirée avec deux points. Jakub Dobes a également fait le travail devant le filet avec 25 arrêts.

C’est exactement ce que cette équipe voulait devenir.

Une formation capable de gagner même lorsque les vedettes ne sont pas celles qui font la différence.

Montréal a neutralisé les trois avantages numériques de Toronto. Le désavantage numérique avait été inquiétant durant le camp, mais le Canadien a tenu les Leafs à 0-en-3. Merci à Derek Lalonde.

Il y a quelques mois, on écrivait pratiquement la fin de Carrier à Montréal.

On parlait de son manque de robustesse.

De ses difficultés contre les gros attaquants.

De ses limites avec la rondelle.

Qu'il était trop facile à tasser devant le filet.

Après ce que Carrier vient de faire à Toronto, il va falloir le laisser tranquille.