Révélation inquiétante de Kent Hughes sur Cole Caufield

Révélation inquiétante de Kent Hughes sur Cole Caufield

Par André Soueidan le 2026-05-08

Un directeur général ne parle jamais pour rien en pleine série éliminatoire… surtout quand il commence soudainement à ouvrir la porte sur l’état mental de sa plus grande vedette offensive.

Et c’est exactement ce que Kent Hughes vient de faire à Sportsnet.

Dans une entrevue qui devait normalement servir à parler du parcours du Canadien, de l’énergie du groupe et de l’ambiance autour de l’équipe, le DG montréalais a finalement laissé glisser quelque chose qui risque de faire énormément jaser autour de Cole Caufield.

Parce que oui… à l’interne, tout le monde voit que Caufield commence à trouver le temps long.

Quand on lui a parlé directement de la frustration visible du petit attaquant, Hughes n’a même pas essayé de contourner la question.

« On peut le voir… il commence à le porter un peu. »

Caufield joue avec le poids des attentes sur les épaules. Ça paraît dans son langage corporel. Ça paraît après les présences offensives ratées. Ça paraît quand il retourne au banc avec ce regard fermé qu’on ne lui connaissait presque jamais auparavant.

Et plus la série avance… plus la pression grossit autour de lui.

Le Canadien est maintenant la dernière équipe canadienne encore vivante en séries.

Montréal vient de sortir Tampa Bay dans une bataille émotionnelle complètement folle. Toute la province commence tranquillement à rêver à quelque chose de plus grand.

Puis pendant ce temps-là, Caufield cherche encore son explosion offensive.

Le moment le plus révélateur de toute l’entrevue est arrivé quand Hughes a admis avoir envisagé d’intervenir personnellement auprès de son joueur vedette.

« Marty lui a parlé pendant la série contre Tampa… j’ai pensé aller lui parler moi aussi, puis finalement j’ai décidé de ne pas le faire. »

Ça, ce n’est pas une petite déclaration ordinaire de DG.

Ça veut dire que Martin St-Louis sentait lui aussi que son marqueur traversait quelque chose mentalement. Ça veut dire que même Kent Hughes observait suffisamment de frustration pour penser devoir intervenir lui-même.

Puis au final… le DG a choisi de reculer.

Pourquoi?

Probablement parce qu’il connaît la personnalité de Caufield. Plus on met l’accent sur la séquence difficile d’un marqueur naturel… plus ça peut devenir lourd psychologiquement.

Alors Hughes a préféré rappeler publiquement une chose.

« Cole marque partout où il passe. Chaque saison qu’il a jouée, il finit toujours par trouver une solution. »

Une phrase qui se voulait rassurante… mais qui sonnait aussi comme un homme qui essaie de convaincre tout le monde de garder confiance.

Même lui.

Parce qu’au fond, personne dans cette organisation-là ne doute réellement du talent de Caufield. Le problème, c’est le contexte.

Les séries à Montréal, ce n’est pas pareil.

Chaque présence devient analysée. Chaque lancer raté devient un sujet de discussion. Chaque match sans but finit par créer une tempête autour du joueur.

Puis Caufield n’a jamais eu à vivre un environnement aussi intense depuis son arrivée dans la LNH.

Kent Hughes l’a même comparé indirectement à la séquence où Caufield poursuivait le plateau des 50 buts.

« On voyait déjà sa frustration à ce moment-là aussi. »

Sauf que cette fois… il y a une énorme différence.

Les séries éliminatoires amplifient tout.

Le silence devient plus lourd. Les critiques deviennent plus agressives.

Les doutes s’installent plus vite. Et dans un marché comme Montréal, le joueur offensif vedette finit toujours par sentir toute cette pression-là autour de lui.

Ce qui rend la situation fascinante, c’est que malgré tout ça, Hughes refuse complètement de paniquer.

Le DG du Canadien aurait pu envoyer un message froid. Il aurait pu protéger son joueur avec des réponses vagues. Au lieu de ça, il a choisi de parler avec une franchise assez surprenante.

Comme s’il voulait montrer publiquement à Caufield que l’organisation est encore derrière lui malgré la tempête.

Puis honnêtement… ça dit probablement quelque chose de très fort sur la relation entre les joueurs et la direction à Montréal présentement.

Parce qu’on sent que ce groupe-là traverse les difficultés ensemble.

Et peut-être que c’est justement pour cette raison que Hughes semblait presque sourire nerveusement en terminant sa réponse.

« Espérons que ce soit ce soir. »

Comme tout Montréal, finalement.

À suivre…