Martin Biron détruit Arber Xhekaj : « Je ne suis même pas certain qu’il soit mon septième ou mon huitième défenseur »
Ouch. Cinglant.
Arber Xhekaj demande entre 2,5 et 3 millions de dollars par saison.
Et Martin Biron vient de lui répondre : oublie ça.
L’ancien gardien de la LNH, maintenant analyste, a été très clair lorsqu’on lui a demandé s’il garderait Xhekaj dans son équipe s’il était à la place de Kent Hughes ou de Martin St-Louis.
Il ne veut rien savoir du shérif déchu.
Surtout pas à ce prix.
Et surtout, certainement pas avec les prétentions salariales qui circulent actuellement.
« C’est certain qu’il y a un prix. Je ne paye pas Arber Xhekaj 3 millions de dollars par année. Présentement, je lui donne peut-être 1,5 million max. »
La moitié de ce que Xhekaj et son entourage pourraient espérer obtenir.
Et ce n’est même pas la partie la plus violente des propos de Martin Biron.
Car, lorsqu’on écoute son analyse jusqu’au bout, on comprend rapidement que Biron ne considère absolument pas Xhekaj comme un défenseur régulier et important de la formation.
Lorsqu’il regarde la profondeur actuelle du Canadien, Biron pose une question extrêmement embarrassante pour le Shérif.
Où joue-t-il?
Devant lui, il y a Noah Dobson.
Lane Hutson.
Mike Matheson.
Kaiden Guhle.
Alexandre Carrier.
Jayden Struble.
Et la situation devient encore plus compliquée lorsque Biron regarde vers l’avenir.
Car si un défenseur se blesse, est-ce que le Canadien doit automatiquement remettre Xhekaj dans l’alignement?
Pas nécessairement.
Et Martin Biron n’a pas hésité à le dire.
« Est-ce que je vais chercher peut-être Reinbacher, le faire jouer à cette place-là avant d’amener Xhekaj dans l’alignement? Oui. »
Voilà qui remet brutalement Xhekaj à sa place.
Et Biron va encore plus loin en répétant la phrase qui tue.
« Je ne suis pas certain que Xhekaj, c’est mon septième ou même mon huitième sur ma fiche. »
Imaginez demander 3 millions de dollars par année alors qu’un ancien gardien de la LNH affirme publiquement qu’il n’est même pas certain de vous placer comme septième ou huitième défenseur.
Dans tes dents.
Les partisans du Canadien voient un joueur unique et son aveuglés par leur amour.
« Il y a un aspect robustesse que tu dois avoir. Il a un aspect robustesse que Xhekaj a, qu’il n’y a pas personne d’autre qui a. Mais je ne l’ai pas dans mon équipe. »
Biron ne voit pas Xhekaj comme un défenseur complet.
Il le voit comme un joueur avec un rôle précis.
Et c’est là que ses propos deviennent tellement cinglants.
Selon Biron, Xhekaj doit arrêter de vouloir être autre chose.
Il doit comprendre son identité et accepter le rôle de moins que rien que le Canadien lui donne.
« Il se doit de jouer ce rôle-là. De ne pas vouloir faire d’autres choses. De ne pas vouloir dire : regarde, un soir, je suis un patineur. Un soir, je suis un gars physique. Il faut que tu joues le rôle que le Canadien te donne. »
Ferme-la Arber.
Tu es là pour apporter de la robustesse si on te fait jouer.
Tu es là pour offrir quelque chose que personne d’autre ne possède... si on te fait jouer.
« Il va peut-être jouer une quarantaine de matchs. Peut-être que c’est 7, 8, 9, 10, 12 minutes, tu ne le sais pas. Mais il a un rôle avec le Canadien. »
Voilà le véritable coup de marteau.
Une quarantaine de matchs.
Peut-être seulement quelques minutes par rencontre.
Et un 1,5 million de peanuts.
Le Shérif voulait être payé comme un régulier.
Martin Biron vient de lui dire qu’il pourrait être un spécialiste de bas-étage à 1,5 million de dollars.
On a mal pour le shérif. Il vient de frapper un mur.
Le mur de la honte...
