Tension autour d'Arber Xhekaj: l'arbitrage va faire mal

Tension autour d'Arber Xhekaj: l'arbitrage va faire mal

David Garel
Le 2026-06-15

La Coupe Stanley vient à peine d’être remise que la pression monte déjà d’un cran chez les Canadiens de Montréal.

Pendant que les Hurricanes de la Caroline célèbrent, Kent Hughes et Jeff Gorton regardent un calendrier qui approche dangereusement de plusieurs dates critiques. Dans les prochaines semaines, certains dossiers pourraient redéfinir une partie importante de l’avenir du club.

La première date à surveiller est déjà arrivée.

La fenêtre de rachats de contrats s'ouvrira mercredi jusqu’au 30 juin. Dans les faits, personne ne s’attend à voir Brendan Gallagher être racheté. Le respect qu’il a gagné dans cette organisation est immense. Gallagher représente une partie importante de la culture actuelle du Canadien.

Il sera échangé à Vancouver selon ce qui circule, alors que l'Utah serait aussi intéressé au vétéran. Reste que tant que la transaction n'a pas eu lieu, le rachat continuera de planer au-dessus de sa tête.

La véritable bombe arrive toutefois le 29 juin à 17 h.

C’est la date limite pour remettre les offres qualificatives aux joueurs autonomes avec compensation.

Et plusieurs dossiers sont loin d’être réglés.

Le plus délicat demeure celui de Kirby Dach.

Le règlement est simple : pour conserver ses droits, le Canadien devra lui remettre une offre qualificative de 4 millions de dollars.

Pour un joueur qui continue d’inquiéter après ses blessures et son incapacité à s’imposer comme centre numéro deux.

Voilà pourquoi tout le monde surveille son dossier avec autant d’attention. Le Canadien n’a pas le luxe de le perdre gratuitement. Mais à ce prix-là, l’organisation doit aussi se demander si elle croit encore réellement à son potentiel.

Plusieurs équipes appellent déjà pour s’informer de sa disponibilité.

Le Canadien devra donc prendre une décision avant le 29 juin.

Le qualifier et l'échanger par la suite.

Ou tenter de l’échanger avant d’être obligé de lui soumettre cette offre.

Le dossier d’Arber Xhekaj est encore plus intrigant.

Son salaire actuel est de 1,3 million de dollars et il possède le droit d’aller en arbitrage. On raconte que son clan veut au minimum 2 à 2,5 M$ par année.

Un arbitrage, ce n’est pas seulement une discussion sur l’argent. C’est un exercice où les représentants des équipes passent littéralement au peigne fin les faiblesses d’un joueur pour justifier leur position salariale.

Imaginez le scénario.

Le Canadien tente de limiter son augmentation. M

Les représentants du club, mené par Martin St-Louis, rappellent ses erreurs défensives.

Ses pénalités coûteuses.

Ses moments plus difficiles dans sa zone.

Son temps de glace réduit.

Son utilisation digne d'un plombier de la ligue américaine.

Pendant ce temps, le clan Xhekaj répond avec sa robustesse, son impact physique, son importance dans le vestiaire et le fait qu’il demeure l’un des rares défenseurs capables de changer l’allure d’un match avec une seule mise en échec ou une bagarre.

Personne ne souhaite réellement se rendre jusque-là.

Mais le risque existe. Tout le monde sait que ce dossier va exploser. Martin St-Louis méprise Xhekaj, alors que le shérif commence à comprendre que son avenir n'est pas à Montréal.

Une transaction... devient inévitable...

Le cas de Zachary Bolduc est différent.

L’organisation aime son potentiel.

L’organisation aime son énergie.

Mais après une saison en dents de scie, plusieurs croient qu’un contrat à court terme représenterait la solution logique.

Une entente qui lui permettrait de prouver qu’il peut devenir un élément permanent du top-6 montréalais et qui protège aussi l’équipe si son développement ralentit.

Joe Veleno se retrouve dans une situation digne d'un plombier qui n'a aucune sécurité.

Le Canadien apprécie sa polyvalence, son efficacité dans un rôle de soutien, mais personne ne le considère comme un joueur indispensable.

Vont-ils vraiment le qualifier? Hum... rien n'est moins sûre...

En attendant, l’été pourrait rapidement devenir mouvementé pour lui si Kent Hughes décide d’utiliser sa profondeur actuelle dans une transaction majeure.

Tout cela se déroule alors que le repêchage approche à grande vitesse.

Les 26 et 27 juin pourraient complètement changer les plans de l’organisation.

Le Canadien possède toujours son choix de première ronde, plusieurs espoirs convoités et continue de chercher un deuxième centre.

Et plusieurs directeurs généraux savent exactement quels noms demander lorsqu’ils appellent Montréal.

Michael Hage.

David Reinbacher.

Alexander Zharovsky.

Oliver Kapanen.

Arber Xhekaj.

Kaiden Guhle.

Même le héros des séries, Kaiden Guhle, n'est pas intouchable.

Les téléphones ne dérougissent pas.

Puis arrivera le 1er juillet.

L’ouverture officielle du marché des joueurs autonomes.

Une autre date encerclée en rouge dans les bureaux du Centre Bell afin de trouver un défenseur droitier. (Rasmus Andersson?)

Entre aujourd’hui et le début de juillet, chaque dossier est susceptible d’évoluer.

Chaque appel peut changer la direction d’une négociation.

Chaque décision peut modifier la hiérarchie du club.

Pendant que les partisans discutent encore de la Coupe Stanley remportée par les Hurricanes, la saison morte des Canadiens de Montréal est déjà commencée.

Et la tension, elle, est bien réelle.