Acquisition d'un défenseur droitier à Montréal: la cible de Kent Hughes frappe un mur

Acquisition d'un défenseur droitier à Montréal: la cible de Kent Hughes frappe un mur

David Garel
Le 2026-06-15

Tu a regardé la finale de la Coupe Stanley? Alors tu comprends rapidement pourquoi plusieurs directeurs généraux risquent d’avoir le doigt qui tremble avant de déposer un contrat de huit ou neuf millions de dollars par saison devant Rasmus Andersson.

Sur papier, le défenseur droitier a tout pour faire sauter la banque. Il joue du côté droit, la denrée la plus rare de la LNH.

Il approche les 30 ans avec plus de 800 matchs d’expérience professionnelle. Il peut manger de grosses minutes, transporter la rondelle, contribuer offensivement et jouer dans toutes les situations.

Dans un marché où les défenseurs droitiers de premier ou deuxième duo sont presque introuvables, plusieurs projections financières le voient déjà toucher entre 8,5 et 9,5 millions de dollars par année sur une entente de six, sept ou même huit saisons.

Le problème, c’est que la finale de la Coupe Stanley est en train de rappeler à tout le monde pourquoi ce contrat pourrait devenir l’un des plus dangereux de l’été.

Contre les Hurricanes de la Caroline, Andersson a accumulé les erreurs qui coûtent cher. Des batailles perdues le long des rampes. Des récupérations de rondelle hésitantes. Des revirements dans des secteurs où l’on ne peut pas se permettre d’en commettre. Des lectures défensives qui laissent son partenaire exposé. Plus la pression augmente, plus les questions reviennent.

Quelle version de Rasmus Andersson une équipe achète-t-elle réellement?

C’est toute la question.

Pendant des années, Andersson a bâti sa réputation sur sa polyvalence. Il n’est pas un Shea Theodore. Il n’est pas un Cale Makar. Il n’est pas un Victor Hedman. Sa valeur provient du fait qu’il peut tout faire correctement sans nécessairement dominer une catégorie en particulier.

Lorsque ce joueur-là est à son meilleur, il vaut énormément d’argent.

Lorsque ce joueur-là traverse une mauvaise séquence, son impact disparaît beaucoup plus vite qu’une véritable vedette défensive.

C’est exactement ce qui inquiète plusieurs équipes actuellement.

À Ottawa, où l’on cherche toujours une solution du côté droit de la défense, plusieurs journalistes se demandent si Andersson représente réellement la pièce manquante ou s’il deviendrait rapidement un contrat impossible à rentabiliser.

Les Sénateurs ont déjà Carter Yakemchuk qui pousse derrière. Ils ont Jordan Spence à signer. Ils devront éventuellement prolonger Artem Zub. Ajouter un contrat de neuf millions pourrait créer plus de problèmes qu’il n’en règle.

À Boston, le raisonnement est similaire. Les Bruins ont besoin d’aide à la ligne bleue, mais ils sortent eux-mêmes d’une période où plusieurs contrats accordés à des vétérans ont mal vieilli. Le souvenir est encore frais.

Même à Vegas, l’équipe qui le connaît probablement mieux que tout le monde aujourd’hui, on ne veut plus de lui.

Ils ont vu le défenseur capable de jouer du hockey de premier plan pendant plusieurs semaines, mais ils ont aussi vu le joueur qui peut soudainement devenir vulnérable lorsque l’intensité grimpe d’un cran.

C’est ce qui rend sa valeur si difficile à établir.

D’un côté, la hausse du plafond salarial crée un environnement parfait pour une surenchère. L’argent disponible augmente partout dans la ligue. Les joueurs vedettes disponibles sont rares. Les défenseurs droitiers encore plus.

De l’autre, plusieurs recruteurs regardent cette finale et se demandent si Andersson est réellement un défenseur à neuf millions ou plutôt un défenseur qui devrait être payé comme un excellent numéro quatre, autour de six ou sept millions par année.

La différence est énorme.

Pour le Canadien de Montréal, le dossier devient particulièrement intéressant... ou inquiétant...

Depuis des mois, plusieurs partisans rêvent de voir Andersson débarquer pour compléter Lane Hutson.

La logique est facile à comprendre.

Un droitier expérimenté.

Un joueur capable de jouer de grosses minutes.

Un vétéran qui pourrait stabiliser une jeune brigade défensive.

Mais à huit ou neuf millions par année?

La conversation change complètement.

Kent Hughes vient déjà d’investir massivement dans Noah Dobson. David Reinbacher cogne à la porte, alors qu'on compare l'Autrichien... à Rasmus Andersson...

Surtout, le Canadien a encore un problème beaucoup plus urgent à régler.

Le deuxième centre.

Chaque dollar investi à la ligne bleue est un dollar qui ne va pas vers le joueur qui doit accompagner Ivan Demidov derrière Nick Suzuki.

Si la finale de la Coupe Stanley fait réellement baisser les prétentions financières d’Andersson, plusieurs équipes pourraient redevenir intéressées.

Si son camp continue de viser huit ou neuf millions par saison malgré les inquiétudes qui s’accumulent, Kent Hughes va tourner la page.

On nous dit que le DG a été refroidi par les séries en montagnes russes de celui qui était jadis sa cible numéro un.

Le risque est immense, alors que son contrat va devenir un boulet financier.

Kent Hughes a regardé tous les matchs de la finale. Sa cible... a frappé un mur...